Les hachures
Ce qu'il vous faut
Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :
Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui
L'Observatoire

Je crois qu’il n’est pas un seul ouvrage sur le dessin qui ne couvre ce sujet. Généralement après avoir présenté les crayons avec leurs graduations, on explique dès la deuxième page comment s’en servir et l’on montre aussitôt les hachures parallèles ou croisées. Hélas, pour le dessinateur débutant, les hachures resteront longtemps un mystère.
Comment les réalise-t-on proprement ?
Quand doit-on y avoir recours ?
Les réponses sont simples mais leur application demande de s’être déjà affranchi d’un certain nombre de difficultés. C’est la raison pour laquelle j’ai volontairement repoussé le thème des hachures bien au-delà des premières pages qui lui sont souvent attribuées.
La seule perche que je vous ai tendue fut celle du module “de belles lignes” dans lequel j’ai discrètement glissé quelques hachures et ne vous en ai plus jamais reparlé.
Les hachures abordées prématurément font partie des moyens excellents pour dégoûter le dessinateur le plus passionné. Vous atteignez tout doucement une maturité dans votre parcours de dessinateur. Durant des semaines, vous avez éduqué votre oeil à percevoir des nuances et des caractéristiques que vous auriez pu continuer à ignorer. Il me semble que le bon moment est venu pour vous. Alors, préparez-vous à hachurer !

Atelier Découverte

Les hachures ne sont pas rares dans la nature. Certaines matières sont naturellement hachurées, d’autres, comme cette corde, le deviennent en étant manufacturées.

Certaines surfaces ou parties d’objets donnent l’impression de devoir se traduire en dessin par des séries de petits traits ayant une relation entre eux.

Il n’est pas toujours simple de déceler l’organisation de ces lignes entre elles.
Les hachures naturelles et celles qu’utilisera le dessinateur pour en donner l’idée ne sont pas nécessairement les mêmes. Elles ne sont pas exactement de même nature.

Un effet hachuré sur un bois peut être rendu par des lignes d’une toute autre échelle ou organisées différemment. Voyez-vous sur cette coupe des hachures rectilignes, en diagonale, concentriques ou spiralées ?
Ces séries de lignes, droites, courbes, longues ou courtes, parallèles ou croisées, que l’on rencontre dans la nature sont à l’origine de l’idée des hachures et vous allez voir qu’elles servent de différentes manières aux dessinateurs.
Les hachures en tant que ton
Lorsque la gravure sur cuivre a commencé à se répandre, même si elle était inspirée de la gravure sur bois, les images ont circulé plus vite que jamais. Les illustrateurs et les graveurs ont su développer sur le cuivre des finesses plus grandes que sur bois et la palette des moyens pour rendre un ton s’en est trouvée décuplée. Les hachures y tenaient une bonne place.
Pour comprendre la richesse des hachures, il est bon d’avoir une vision exacte des principes de la gravure sur bois et de celle sur cuivre, à la gouge et à la pointe sèche.

La gravure sur bois fut d’abord un principe similaire à celui des tampons encrés.

Une lettre sur un bois gravé utilise le relief pour appliquer l’encre, un motif gravé sur cuivre utilise le creux. Si l’on regarde les deux pièces en coupe selon le trait vert, on comprend ceci :

L’encre est déposée sur les reliefs du bloc de bois et dans les creux de la plaque de cuivre.

Une feuille est posée sur la plaque, un rouleau lourd de la presse à gravure comprime le papier qui s’imprègne de l’encre en passant sous le rouleau…

Une fois arrivée de l’autre côté de la presse à bras qu’on voit sur cette gravure…

on soulève la feuille de la plaque et l’on y retrouve l’image imprimée renversée.

On comprend dès lors que sur bois il faut évider tout ce qui est autour du trait à conserver tandis que sur le cuivre c’est l’inverse, le trait gravé est le trait qui sera reproduit.

On voit ici sur un détail de cette image gravée sur bois à quel point croiser des lignes représente une prouesse manuelle. Les parties blanches de ce détail sont les parties creusées à la gouge. Un geste malheureux et le futur cheveu est rompu.

Il existe en revanche une relation directe entre le trait gravé à la pointe sèche sur la plaque de cuivre et celui qui sera reproduit. Le geste est conservé intact si c’est le souhait de l’artiste. L’illustration est tout de même réalisée en miroir.

Le travail de gravure n’était pas toujours exécuté par l’auteur du dessin reproduit et la réalisation était confiée à des artisans spécialisés en gravure.

Leur précision nous laisse toujours sans voix, tel ce détail d’un dessin de Gustave Doré gravé par Emile Deschamps, l’un des 150 artisans ayant oeuvré pour les dessins de Doré. (XIXe Siècle)

La femme hydroptique de Gérard Dou reproduite en gravure dans un ouvrage du XIXème.
Pour pouvoir montrer au plus grand nombre les tableaux de maîtres, on confiait à des graveurs la mission de restituer dans les moindres détails l’oeuvre peinte au moyen de valeurs qu’ils obtenaient par des hachures. C’est ainsi qu’une panoplie de techniques de hachures est née, chaque graveur ayant sa propre “patte” qui lui donnait sa réputation.
Le coloriage
Vous souvenez-vous des albums de coloriage que vous avez remplis ? Votre geste pour colorier est venu naturellement et ce sont de petits aller-retour de crayon plus ou moins parallèles qui vous ont permis de remplir les surfaces cernées d’un filet noir.
L’enfant veut toujours couvrir les surfaces des albums de coloriage. Il le fera plus ou moins soigneusement en fonction de sa patience. Il “remplit” généralement les formes cernées en frottant son crayon par petits allers-retours. Parfois, il croise son mouvement avec le précédent ou réoriente son image à colorier pour être “à sa main”. La plupart du temps les traits sont orientés par le pur fruit du hasard.
C’est peut-être pour cela qu’on ne parlera pas de hachures.

Le soin apporté au remplissage est dépendant de la maîtrise qu’il a de son corps et de ses sens.
Enfant, vous n’avez sans doute pas remarqué que vous pouviez colorier sans remplir. La notion de couleur du fond vous était étrangère et celle de ton ou de valeur bien plus encore.
En abordant les hachures, nous repartons tous de la page de cet album où nous nous étions arrêtés.
Il faut mettre toutes les chances de son côté
Si l’on tient un crayon dans sa main, il y a des mouvements naturels qui sont plus simples à exécuter que d’autres. Ainsi les articulations limitent certains mouvements en créant deux catégories de gestes. Les gestes sans contraintes et ceux qui nécessitent ce que l’on pourrait appeler des compensations.
Par exemple le déplacement progressif du coude vers l’extérieur pour faire une série de hachures parallèles.

Posez votre coude sur la table, appuyez votre avant-bras sans exagérer et déplacez votre poignet dans différentes directions sans lever votre coude. Vous sentez bien que certains mouvements sont naturels et ne subissent aucune contrainte physique ou articulaire, d’autres mouvements forcent davantage sur les muscles ou vont en butée de vos articulations.
Pour tracer avec une précision maximale, il faut privilégier des gestes sans contraintes. C’est pour cela que vous devez rechercher votre petit confort à chaque fois que c’est possible.

Regardez cette image. Elle montre le passage d’un mouvement d’aller-retour à gauche à un mouvement d’aller simple à droite. On passe ainsi progressivement d’une surface à un zig-zag, puis d’un zig-zag à des hachures.
Plus on se penche sur les hachures et plus on en découvre l’étendue. Encore un sujet tellement vaste qu’on n’ en a jamais fait le tour complet. C’est une bonne raison pour commencer tout de suite. Tout se joue dans l’Atelier Pratique.
Atelier Pratique
Pour bien profiter de cet atelier…
Cet atelier pratique vous offre la possibilité d’essayer de réaliser vous-même les hachures présentées.
Pour cela vous pouvez télécharger la feuille de boîtes à hachurer ou les dessiner si vous préférez. Cette feuille se trouve dans le chapitre “Dessins à Faire”.
Les hachures parallèles

C’est la hachure simple classique. Elle peut avoir une terminaison en pointe ou droite.

La voici appliquée à une simple boîte. Vous remarquez deux choses : les hachures sont orientées comme les canelures d’un carton ondulé et elles sont espacées de manière régulière sur chaque face. L’espacement des hachures donne une teinte différente à chaque face.

Si l’on veut donner une impression différente, on peut orienter les hachures dans d’autres directions. A gauche, les hachures suivent les lignes de fuite, à droite, les hachures ne s’appuyant sur aucune forme, elles s’entendent comme un décor sur les faces plutôt qu’une matière ou une valeur. C’est une chose à éviter.

Archimboldo – visipix.com
Le fond de ce dessin à la plume a été traité en hachures parallèles simples avec de faibles variations d’intensité du trait ou d’espacement des lignes.

Il est possible de rapprocher les hachures jusqu’à avoir une impression de surface ou encore de mélanger subtilement les deux techniques. Comme le mouvement de la mine reste généralement perceptible, il est prudent de réaliser les valeurs avec une même orientation du mouvement que celle qu’on aurait choisie pour les hachures.

Honoré Daumier
Ce dessin de Daumier est réalisé avec la technique des hachures fondues et orientées dans le sens des formes.

On peut en dessin passer d’une surface hachurée à une surface pleine sans rupture visuelle. Le passage est progressif.

En jouant sur la pression, on accentue la teinte. C’est une manière de compenser optiquement la différence de tonalité.

Michelangelo Anselmi
Voici un exemple de cette manière de travailler. Hachures liées et détachées s’alternent dans ce dessin.

On peut aussi modifier l’épaisseur du trait de hachure en hachure en imprimant un mouvement de rotation à son crayon, ou encore changer l’espacement pour créer des valeurs dégradées.
Les hachures croisées

Les hachures peuvent se croiser. Chaque passage peut adopter une épaisseur de trait différente. A gauche 2 passages égaux avec un angle de 60°. A droite deux passages égaux à angle droit, puis un troisième plus fin à 45 °.

Les hachures croisées à 90 ° ne sont pas d’un effet très heureux. Il vaut mieux rechercher des angles plus fermés qui évitent l’effet cage à poules.

Il faut être attentif également à ne pas mordre subitement avec la mine en ayant mal contrôlé la pression. Si vous faites cela, vous risquez bien de finir avec un dessin trop noir à force d’égaliser.

Voyez ici une progression normale des hachures. A gauche premier passage puis les passages suivants avec des angles assez fermés.

Au troisième passage on a encore la notion de hachures et l’effet de ton n’est pas encore évident.

Les passages supplémentaires, sans exagérer leur nombre, vont apporter le ton voulu et faire oublier le procédé.
Les hachures sur des formes courbes

Les hachures peuvent rendre sur les formes courbes des effets de lumière. Il suffit pour cela d’espacer les hachures plus fortement là où la lumière frappe.

Il est toujours plus heureux de leur faire suivre la forme de l’objet. C’est d’ailleurs un principe général qui s’applique à toutes les hachures. Parfois il y a tout de même une décision arbitraire à prendre.

C’est le cas de ce cylindre. Le dessus peut être hachuré de manières variées. Dans ce cas, on choisit une orientation qui se coordonne bien avec les autres hachures et qui ne se confonde pas avec d’autres plans.

Locomotive gravée 1875

Regardez ce paysage fait à la plume. Notez l’orientation des hachures. Elles suivent les formes des murs et des toitures. C’est ce qui est le plus cohérent et qui donne le meilleur effet. On note pourtant quelques exceptions, voici un exemple :

Léonard de Vinci
Un magnifique dessin aux valeurs créées par des hachures droites sur des formes courbes. Dans ce portrait réalisé par Leonardo da Vinci, ce procédé délicat passe vraiment bien.

Edgar Degas
Beaucoup moins convaincant, ce dessin de Degas n’exploite pas les hachures avec autant de sensibilité. On y devine des changements de tactique au cours de l’exécution.

Honoré Daumier
Ici les hachures très fermes et croisées de Daumier, à sa manière très enlevée, habillent et rythment ce dessin avec brio.

Baccio Bandinelli – visipix.com
Bandinelli fait ici un mélange de lavis et de plume qui donne cet aspect particulier. Les hachures enveloppent bien les formes. Il n’y a pas de contour. Seules les hachures donnent les volumes et les tons. Mais regardez la variété de son procédé sur la palette qui suit.

On y retrouve des hachures très différentes les unes des autres mais bien harmonisées.
Hachures droites parallèles, courbes, courbes et parallèles croisées, épaisses croisées, fines croisées, fines et épaisses croisées, et des hachures en arabesques.
Hachurer la sphère

De la même manière, vous chercherez sur la sphère à suivre la forme et à croiser avec des angles fermés.

Les hachures ne doivent pas être mécaniques mais la trame doit rester perceptible en prenant un peu de recul.

Il y a aussi d’autres moyens de traiter des volumes courbes et de leur donner des reflets ou des brillances. Un peu plus difficiles à réaliser, les hachures modulées sont très intéressantes à avoir dans sa palette.
Les hachures modulées

Au crayon les modulations s’obtiennent, soit en changeant l’inclinaison au moment où l’on tire la hachure,

soit en roulant le crayon ayant une mine taillée en biseau.

On peut ainsi obtenir des effets particuliers.

Mais on peut les obtenir à la plume ou au pinceau.

En les croisant, on obtient des effets qui rappellent la gravure sur bois.

Il est possible de réaliser des illustrations en hachures modulées sans aucun contour.

Au pinceau comme au crayon, vous pouvez vous appuyer sur une règle inclinée pour tracer des hachures.

Cela permet qu’elles soient régulières et parallèles sans être mécaniques.

On peut aussi mélanger en les croisant les manières de tracer.

Rien n’est plus vivant que les “accidents” dans les hachures. Ne cherchez pas la perfection mais la vie.
Il existait autrefois un petit appareil devenu difficile à trouver : le hachurateur.

On y fixait un perroquet ou l’on utilisait le petit T intégré. Un bouton faisait reculer à chaque pression le guide choisi avec une incrémentation réglable. Quelle époque ! La PAO n’existait pas.

Mais avec un peu d’habitude la main suffit largement. Entraînez-vous !
Les hachures courbes concentriques

Toujours inspirées de la nature, les hachures peuvent être organisées en cercles concentriques.

All M.C.Escher works (c) 2008 The M.C.Escher Company – the Nederlands. All rights reserved. Used by permission. www.mcescher.com
M.C.Escher s’y entendait. Rien ne lui faisait peur.
Les hachures inspirées des végétaux

La nature offre des rythmes visuels car elle est structurée. Elle apporte des solutions toutes faites à qui sait discerner ses rythmes. L’herbe n’est-elle pas une série de hachures ?

Dans ce dessin remarquable, c’est avec des hachures pratiquement similaires en taille et en traité que le dessinateur a rendu des végétaux très différents. Remarquez les sapins de grande taille au lointain comme l’herbe sauvage du premier plan. Retenez bien cette leçon : la structure explique toujours un objet avant sa teinte ou son échelle. Sans cette vérité, vous prendriez les sapins pour des buissons, ce qui n’est pas le cas.

Regardez maintenant comment le rocher a été traité. Voyez-vous le respect de la forme dans l’orientation des hachures ?
Les hachures décoratives
Les hachures peuvent aussi jouer un rôle à mi-chemin entre le rendu réaliste des valeurs et l’effet décoratif.

Ce type de bandes hachurées convient à de nombreuses matières.

extrait du “Voyage en péniche” de Huck Scarry. Une série superbement illustrée des éditions du chat perché (tous droits réservés).
Utilisées verticalement ou de biais comme ici, elles donnent un résultat agréable.

Les hachures courbes donnent un modelé plus souple mais elles sont plus difficiles à réaliser.

On peut les combiner en écailles.

La variation est infinie, tout tracé répété peut devenir une surface et créer une valeur unie ou dégradée.

Votre imagination fera le reste

Cette hachure classique se termine en pointillés. Si elle est bien réalisée, on aura l’impression qu’elle a été croisée par des hachures claires. Il n’en est rien.

Toutes les trames répétées font des fonds agréables et des surfaces bien animées.
Vous avez croisé dans ce module une partie infinitésimale des possibilités des hachures.
Regardez encore ces quelques images..

Gainsborough

Kiyochiga Kobayashi

David Teniers
…le reste vous appartient.
Gutenberg
L’invention de Gutenberg

A la fin du Moyen Age, pour reproduire des images, on utilisait les bois gravés. On évidait un bloc de bois à la gouge en laissant en relief le dessin à reproduire. On encrait la surface et on appliquait fortement la feuille de papier.

L’idée de Gutenberg a été de sculpter sur des petits blocs de bois mobiles des caractères que l’on peut alors aligner pour obtenir un texte. On peut ensuite les réutiliser pour une nouvelle impression.
Il perfectionne plus tard son invention en remplaçant le bois par le métal. C’est le procédé typographique qui a duré jusqu’à l’arrivée de la photocomposition, puis de la PAO.
Les casiers dans lesquels les caractères étaient rangés se nomment les “casses”. C’est pour cela que le terme “un texte en bas de casse” veut dire “en minuscules” car c’est dans la bas de la casse qu’on les trouvait. Les majuscules ne se disent pas “haut de casse” mais bien “capitales”.
Pour reproduire les illustrations, on remplace également le bois par le métal. On dessine le motif en creux avec un burin, on encre toute la plaque puis on essuie la surface. L’encre demeure dans les sillons. On applique avec une presse une feuille de papier humide qui aspire l’encre. C’est l’impression dite en taille-douce.

Pour obtenir un dessin encore plus fin, on commence par recouvrir la plaque de métal d’un vernis. Avec une pointe de métal, on dessine en remettant le métal à nu. On étale sur la surface un acide qui va attaquer le métal là où il n’est pas protégé par le vernis. Le tirage se fait de la même façon. C’est l’eau-forte.
Curiosités

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Dessiner à la fourchette ?
Dessins à Faire
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A vos crayons !
Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.
Dessins à Faire et à conserver ou publier
DAF-128-1
Prenez l’une des photos dans l’onglet « Documents » et interprétez l’image tout en hachures sans y mettre le moindre contour.
Si aucune image ne vous inspire, prenez une photo de votre choix mais ne recopiez pas un dessin pour cet exercice.
Vous pouvez inventer des séries de hachures personnelles pour rendre certaines surfaces.
DAF-128-2
Imprimez, puis complétez la planche proposée dans l’onglet « Documents » avec des hachures.

Dessins facultatifs à conserver
FAC-128-1
Lignes à main levée.
Tracez des lignes au moyen de la technique de la règle inclinée.
FAC-128-2
Sur une feuille A4, tracez des séries de 5 à 8 lignes courtes (2 à 3 cm) et parallèles. Faites-en au moins 10 séries.
FAC-128-3
Reprenez l’exercice précédent et modifiez l’orientation de vos lignes. Faites-en au moins 10 séries.
Essayez que la surface hachurée soit à peu près de la même grandeur à chaque fois.
FAC-128-4
Cette fois, à partir d’une surface déjà hachurée, croisez de nouvelles hachures à angle droit avec les premières. Faites-en au moins 10 séries.
FAC-128-5
Reprenez l’exercice précédent et modifiez l’orientation de vos lignes de départ en ayant l’objectif de ne pas croiser les hachures à angle droit. Faites-en au moins 10 séries.
FAC-128-6
Testez les hachures modulées avec divers outils.
Documents
Modèle à télécharger : Cubes à hachurer

Modèle à télécharger : Bandes hachurées






Prochainement
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Le squelette
La connaissance de l’anatomie artistique peut propulser votre compétence à des niveaux que vous n’avez peut-être encore jamais espéré atteindre. C’est une branche passionnante.

En quoi l’anatomie artistique est-elle si différente de l’anatomie dite philosophique ou de l’anatomie médicale ? Comment l’aborder en douceur ?
C’est très simple, restez sur Signus jusqu’à l’ouverture de votre prochain module.
Matériel à prévoir
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Ceci vous permet de vous organiser.
Pas de nouveau matériel
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Pour l’instant le matériel déjà en votre possession est suffisant pour les prochains modules. Veillez simplement à le renouveler et le garder en bon état. Vous serez prévenus dès qu’il faudra vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez largement le temps de vous le procurer.
Correction
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Correction générique du DAF-142-1
“L’étude des détails”
Il est plus intéressant que les corrections soient visibles après que vous ayez eu le temps de finir votre DAF. Voilà pourquoi vous trouvez ici la correction d’un DAF antérieur.

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Autrement dit, savoir discerner l’origine d’une nuance claire ou foncée et pouvoir l’attribuer soit à l’objet soit à l’environnement lumineux qui entoure cet objet.
Cela vaut la peine de s’investir un peu sur ce sujet car vous y développerez une plus grande aptitude à rendre au mieux sur une feuille à dessin plane, un objet tridimensionnel.
Mais il existe un troisième type de nuance. Ces tonalités qui ne sont ni celles qui appartiennent au sujet lui-même, ni celles dues à son environnement lumineux.
Certains modèles vous sont proposés mais si vous en avez d’autres, réels, à votre disposition, assurez-vous que vous les installez dans un environnement adapté et étudiez-les sous une lumière choisie avec soin.
Avant d’entrer de front dans l’expérimentation optique, j’aimerais vous rappeler quelques notions déjà rencontrées.
Une forme tridimensionnelle se perçoit au moyen de lumières et ombres.
S’il n’y avait ni lumière ni ombre, tout objet vous semblerait plat.
La couleur d’un objet est d’une certaine manière le résultat d’une absence de lumière.
Si plusieurs objets de même forme, certains colorés et d’autres blancs, sont éclairés de manière identique, les objets blancs seront plus clairs que les autres.
En effet, la couleur locale d’un objet est dépendante non seulement de la lumière qu’il reçoit mais de sa couleur propre car, en dessin, on interprète tout en valeurs (niveaux de gris) et non en couleurs.
Ainsi un objet gris clair faiblement éclairé sera d’une même valeur qu’un objet gris foncé mieux éclairé.
Si vous regardez n’importe quel objet opaque, vous verrez qu’il y a une partie sur laquelle la lumière frappe le plus fort, une partie dominée par les ombres, et une autre, intermédiaire, dont les nuances se situent entre les deux. Cette dernière, constituée de teintes intermédiaires peut être subdivisée comme ceci: zone de demi-lumière, zone de ton moyen et zone de demi-obscurité.
Vous observerez également que, généralement, la plus grande partie de la surface de l’objet est occupée par les teintes intermédiaires, tandis que les parties en pleine lumière ou dans l’ombre n’en représentent qu’une faible proportion.
La partie la plus lumineuse d’un objet, là où la lumière tombe directement sur lui, s’appelle la brillance (A).
Assez logiquement, le côté à l’ombre est à l’opposé de la source lumineuse. Par ailleurs, ne confondez pas le côté à l’ombre avec l’ombre !
Vous constaterez aussi que la partie la plus sombre d’un objet plan se situe habituellement près de la partie en pleine lumière.
L’ombre projetée par un objet blanc est plus foncée que le côté le plus à l’ombre de l’objet.
Dans le cas d’un solide opaque qui présente une courbure à son périmètre, vous trouverez la clarté maximale assez près de la bordure du côté à la lumière (en dehors de la brillance). La partie la plus sombre (2) sera assez proche mais ne touchera pas sa bordure du côté à l’ombre. Entre les deux, les nuances se fondront dans un dégradé allant de l’ombre à la lumière (de 2 à 1).
En règle générale, plus la lumière est forte, plus l’ombre est forte et nette. C’est le cas d’un objet exposé en plein soleil. Si la lumière est indirecte comme sous un ciel couvert, les ombres sont moins nettes et moins contrastées. Dans une lumière diffuse, les ombres ont tendance à disparaître complètement.


































































































