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Apprendre à Dessiner

Module 67 : Illustration

Illustration

Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :

Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui

Observing phase of the module

Descovering phase of the module

Practicing phase of the module

Here comes some curiosities (optional) if no curiosity delete this toggle box

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-0xx-1

Dessin de mémoire <<<< Si c’est le cas

sujet de l’exercice

Dessins facultatifs à conserver <<< Si c’est le cas

FAC-0XX-1

Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice
FAC-0XX-2
Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

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Les documents de ce module

Or another element of the global library like these thumbnail pages dedicated to each document

Votre prochain module

Les ombres portées ne vous ont pas encore livré tous les secrets.

Quelle est la teinte réelle de l’ombre au soleil, à la lueur d’une bougie ou sous une lampe de bureau ? L’ombre est-elle transparente ? Ce module va vous donner l’occasion de mesurer votre perspicacité.

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pas de nouveau matériel
à prévoir dans les 8 prochains jours

Pour l’instant le matériel déjà en votre possession est suffisant pour les prochains modules. Veillez simplement à le renouveler et le garder en bon état. Vous serez prévenus dès qu’il faudra vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez largement le temps de vous le procurer.

Drawings critiques if existing

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les images de vos DAF ou de vos FAC

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les dessins destinés à la Galerie des Membres.

En principe vous trouvez ici tous vos dessins mis en galeries ou en attente de validation.
Il sont aussi accessibles dans une galerie plus confortable dans votre menu Espace Membre/Ma Galerie Perso


Veuillez vous connecter pour voir vos images personnelles

Notez votre progression dans ce module

  • Module parcouru rapidement
  • Module vu en totalité
  • DAF faits
  • FAC faits
  • Module à revoir
  • Module bien assimilé

Vous pouvez changer vos choix à tout moment.
Une fois le module bien assimilé vous pourrez aller noter votre avancement ici

Illustration

intro (optional)

Introduction

Introduction à une nouvelle forme de modules. Lancez le lecteur audio.
Menu des modules Graphite 10- Checklist des TODO pour chacun des modules 9- Déposer les contenus dans les  accordéons 8- Déposer les prochainement et les corrections depuis les fichiers : 10 à 25 :    https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch/ 26 à 50 :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-25-50/ 51 à fin :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-51-fin/ 7- Transposer ce qui est SWF 6-                               Mettre les DAF en forme Ameliorer ce qui peut l’être encore 5- Mettre les liens sur les boutons 4- Mettre les liens sur le menu des modules 3- changer le lien court 2- Relire List of the most usual chapter titles and chapter positions to copy pase if needed and shown here in the usual sequence Conseil Ce qu’il vous faut L’observatoire Atelier Découverte Atelier Pratique Curiosités Dessins à faire Documents Chapitre vidéo Correction Prochainement Matériel à prévoir List of materials needed when different from the previous module(lesson)

Le conte

Pour les membres Signus qui n’ont pas pu participer au concours et pour ceux qui verront ce module inséré au beau milieu de la branche couleur et composition, je redonne le texte du conte coréen qui a fait l’objet d’un concours en 2011. Il me semble que suite à l’écoute des commentaires de ce nouveau module, il sera possible à une personne qui n’a pas participé au “Concours Dragon” de le faire après coup à titre d’exercice et je l’engage à relever le défi de faire “mieux” que le gagnant. Je vous invite vivement à ne pas vous limiter à apprendre de manière théorique mais à pratiquer à chaque fois que cela est possible. LE TEXTE Au pays du Matin Calme, l’empereur, pour le vingtième 
anniversaire de son couronnement, décida d’orner la salle du trône de 
son palais du plus beau paravent qu’on ait jamais vu jusqu’alors. Il convoqua le peintre le plus célèbre de l’empire, qui habitait dans une 
caverne loin de la ville. L’artiste se rendit aussitôt à la cour, et l’empereur 
lui fit part de son désir: sur le paravent de la salle du trône devaient 
figurer deux dragons, un bleu et un jaune, pour symboliser la puissance 
de l’empire et la paix qui avait illustré le règne de l’empereur. Le peintre s’inclina et répondit qu’il peindrait deux dragons sur une soie 
noire, mais il posait une condition : pour que ce paravent soit aussi beau 
que le voulait l’empereur, il fallait que l’on tisse une soie plus fine que 
toutes celles qui avaient jamais encore été tissées. 

- Je vais me retirer dans ma caverne, ajouta le peintre, jusqu’au moment 
où la soie sera tissée ; j’aurai ainsi le temps de me préparer à peindre les 
dragons. 
Puis le peintre quitta la cour et retourna dans la caverne où il se mit au 
travail. L’empereur donna des ordres pour que la fabrication de la soie la plus 
fine soit immédiatement commencée. Mais cette fabrication fut beaucoup 
plus difficile que l’empereur ne l’avait imaginé. 
Il fallut d’abord choisir soigneusement les vers à soie, car ceux qu’on avait 
élevés jusqu’alors ne pouvaient pas tous sécréter une soie aussi fine que 
celle que le peintre avait demandée. Ces vers, si soigneusement choisis, 
exigeaient une nourriture particulièrement délicate, et les feuilles du mûrier 
dont se nourrissent les vers à soie devaient être triées avec le plus grand soin. 
Malgré toutes ces précautions, quelques-uns seulement des cocons survécurent. Ainsi, un très long temps passa avant qu’on ne réussisse à élever un 
nombre suffisant de cocons pour obtenir la quantité de soie nécessaire 
pour le paravent de l’empereur. 
Mais à ce moment, une nouvelle difficulté surgit, la soie était tellement 
fine qu’un très petit nombre de tisserands se montraient capables de la 
tisser. Il fallut faire appel aux meilleurs artisans de l’empire. Enfin, on réussit encore à surmonter cette difficulté. La soie destinée au 
paravent fut tissée. Jamais de mémoire d’homme on n’avait vu de soie 
plus fine. L’empereur la fit tendre sur un magnifique cadre d’ivoire. 
Quand le travail fut terminé, l’empereur envoya un messager pour avertir 
le peintre que la soie était tissée et qu’il devait venir sans retard pour peindre les dragons. 
Le peintre pria le messager d’avertir l’empereur qu’il n’avait pas encore 
achevé la préparation de son travail et qu’il lui demandait de patienter. 
L’empereur, qui avait déjà attendu très longtemps que soit tissée la soie, 
ne cacha pas sa déception, puis il comprit que le peintre voulait préparer 
un chef-d’œuvre et il attendit. Mais chaque fois qu’il passait devant le 
paravent, il perdait patience. Un jour, n’y tenant plus, il envoya un 
messager pour rappeler sa promesse au peintre. Celui-ci fit répondre que s’il accédait au désir de l’empereur, il ne serait 
pas capable de peindre des dragons dignes du plus beau paravent qu’on 
ait jamais vu. Il lui fallait, affirmait-il, poursuivre ses essais, et il demanda 
un nouveau délai. L’empereur, malgré son impatience, fut bien obligé d’attendre. Mais le 
temps passait, et le peintre ne donnait pas de ses nouvelles. Et chaque 
fois que l’empereur passait devant le paravent inachevé, il sentait grandir 
son irritation. Un jour, à bout de patience, il envoya un messager en lui 
ordonnant de ramener de gré ou de force le peintre à la cour. Le peintre accepta enfin de suivre le messager. Quand il arriva devant 
l’empereur, il lui déclara qu’il pensait être maintenant capable de peindre 
les dragons. L’empereur manifesta sa joie. L’artiste se fit apporter de la 
couleur jaune, de la couleur bleue, deux longs pinceaux et s’approcha du 
paravent. D’un seul coup de pinceau, le peintre traça un trait jaune, puis d’un autre 
coup de pinceau, un trait bleu. Il déposa ensuite ses pinceaux et déclara 
qu’il avait achevé son travail. 
Dès qu’on eut annoncé cette nouvelle à l’empereur, celui-ci, heureux de 
penser qu’enfin le paravent le plus beau qu’on ait jamais vu allait orner la 
salle du trône, se précipita pour admirer l’œuvre du célèbre peintre. Quand il arriva devant le paravent, il ne put en croire ses yeux : il ne vit 
sur l’écran que deux traits épais, l’un bleu, l’autre jaune. Persuadé que le 
peintre avait tout simplement voulu se moquer de lui, il entra dans une 
colère terrible. Calmement et avec le plus grand sérieux, le peintre lui 
affirma que ces deux traits étaient le fruit de longues études, poursuivies 
pendant des années et des années. Puis il s’inclina et voulut prendre 
congé de l’empereur. Mais l’empereur, hors de lui, toujours persuadé que le peintre avait voulu 
faire une mauvaise plaisanterie, qu’il avait gâché irrémédiablement la 
soie merveilleuse dont la fabrication avait demandé tant de temps et tant 
de soin, donna l’ordre d’arrêter le peintre et le fit jeter en prison. Lorsque la nuit vint, et bien que sa colère fût toujours aussi grande, 
l’empereur voulut dormir mais il en fut incapable. Dans l’ombre, les deux
 traits, bleu et jaune, tracés par le peintre, passaient et repassaient devant 
ses yeux. Quand il fermait les paupières, les traits, bleu et jaune, allaient 
et venaient sous ses yeux et semblaient grandir et se mouvoir. Au grand 
étonnement de l’empereur, ces deux traits devenaient des dragons qui 
luttaient. Et ces deux dragons étaient rapides et puissants. Ce qui surprenait le plus l’empereur, c’est qu’ils semblaient vivre et grouiller, 
c’est qu’ils étaient souples et forts, et que cette force et cette puissance 
et cette grandeur et cette souplesse étaient résumées par les deux traits 
que le peintre avait tracés sur la merveilleuse soie. 
L’empereur, après avoir veillé toute la nuit et admiré les deux dragons 
qu’avait symbolisés le peintre, décida de découvrir le secret de l’artiste 
qui avait réussi un tel chef-d’œuvre. À l’aube, il donna l’ordre de seller son cheval et, accompagné de sa 
garde d’honneur, partit pour la caverne où le peintre avait travaillé 
pendant de longues années avant de peindre les deux dragons sur le 
paravent. La tempête les retarda, la neige et le vent et le brouillard les obligèrent à 
rebrousser chemin. L’empereur donna quand même l’ordre de repartir. 
Après avoir voyagé pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, ils 
arrivèrent enfin devant la caverne du peintre. On alluma des torches. En entrant, l’empereur vit deux dragons peints 
sur les parois de la caverne: l’un était bleu, l’autre jaune. Ils étaient 
dessinés avec la plus grande exactitude. On distinguait chaque écaille, 
chaque dent, et leurs narines jetaient du feu. Chaque détail était 
représenté en bleu et en jaune. Au bas de cette peinture, une date : celle 
du jour où l’empereur avait demandé au peintre de commencer à peindre 
le plus beau paravent qu’on ait jamais vu. À côté de cette peinture, une autre, celle de deux dragons, l’un bleu, 
l’autre jaune. À côté de cette deuxième peinture, une troisième, puis une 
quatrième, puis une cinquième, puis une sixième peinture… Toutes les 
parois de la caverne étaient couvertes de peintures représentant deux 
dragons, l’un bleu, l’autre jaune. Chaque image était datée. Les années 
succédaient aux années. A la lueur des torches, l’empereur ne pouvait s’empêcher d’admirer 
le travail acharné du peintre. Les images succédaient aux images, les 
esquisses aux esquisses. Et chaque mois, le peintre simplifiait la peinture 
des deux dragons, l’un bleu, l’autre jaune. 
Enfin, après une longue suite de dragons, le peintre avait tracé sur les 
parois de la caverne les deux traits, l’un bleu, l’autre jaune, qu’il avait 
peints sur le paravent. Dans ces deux dernières images était résumée toute la puissance des 
innombrables dragons que le peintre avait dessinés pendant de longues
 années sur les parois de la caverne. L’empereur reconnut les deux 
dragons du paravent et il se rendit compte que les dernières images ne 
pouvaient même pas être comparées à toutes celles qui les précédaient. 
Au fur et à mesure qu’il regardait ces peintures, l’empereur fut d’abord 
étonné, puis de plus en plus satisfait et même, à la fin, il devint très gai. Après avoir regardé une dernière fois les deux traits, l’un bleu, l’autre 
jaune, il donna immédiatement l’ordre de seller les chevaux car il voulait 
retourner dans sa capitale : il avait hâte de faire libérer le peintre pour 
l’honorer et le remercier parce qu’il lui avait permis de comprendre la 
puissance et la signification des deux traits, l’un bleu, l’autre jaune, qui 
symbolisaient les deux dragons.
 Le peintre fut libéré, et l’empereur fit placer le paravent orné des deux 
dragons dans la salle du trône. Et chacun reconnut que ce paravent était le plus beau de tous ceux qui 
avaient été vus jusqu’alors. Les Règles du Concours  Voici les règles publiées au moment où a été fait ce concours Vous réaliserez les deux dragons du paravent final. Il est recommandé d’apporter une idée originale qui viendra augmenter l’intérêt de votre réalisation. Vous pouvez : Utiliser la couleur Choisir librement la dimension de l’original Utiliser toute technique de votre choix Changer la couleur de fond du paravent (pas obligatoirement noir) Envoyer une explication sur la technique que vous aurez choisie Vous ne pouvez pas : Illustrer une scène du conte Poster n’importe quoi Partir dans les dragonsmangatropvus Vous devez : Limiter le dessin des dragons à deux traits, deux traces, deux gestes, qu’ils soient simulés ou réellement exécutés en deux fois. Envoyer une image finale de 500 pixels minimum dans la plus petite dimension Merci de ne pas dépasser 2 Mo si vous pouvez. Sinon demandez conseil. Envoyer un document net, pas de photos floues. L’image .jpg ou .png peut, naturellement être un scan, un fichier image, une photographie, la technique étant libre ne m’envoyez pas votre mur mais sa photo, merci. Les prix : Votre dessin exposé une semaine en page d’accueil Une interview si vous l’acceptez Un lien vers votre blog si vous le voulez Le choix du gagnant se fera par vos votes. Vous serez responsable en votant du respect des règles par l’auteur. Voter pour un dessin hors sujet n’est pas juste pour ceux qui ont respecté les contraintes du concours.

Les éliminations

Catalogue Décoration

 

Vos dragons

Encore vos dragons

Dragons en tous genres

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Les documents de ce module

Or another element of the global library like these thumbnail pages dedicated to each document Vos Documents Modèle 1 Modèle 2 Modèle 3 Modèle 4 Vos Documents

Il peut s’agir de modèles, de curiosités ou de références. Utilisez les boutons de votre souris (généralement le droit) et affichez-les en grand format. Imprimez-les ou utilisez-les affichés à l’écran.

Modèle 1 Ce modèle , comme le suivant, est extrait de cahiers de dessin proposées dans les classes primaires des écoles françaises au début du XXe Siècle. L’objectif de ces exercices était de faire prendre conscience aux enfants que tout objet devient plus facile à dessiner si l’on a des guides, ici sous la forme d’un quadrillage permettant de mettre en place son dessin sans grandes erreurs. Vous pouvez essayer vous même de recopier ce dessin sur une feuille blanche à la dimension exacte du modèle, puis de le refaire en ayant imprimé ce document à l’emplacement prévu sous le  dessin proposé. Superposez-les afin de les comparer par transparence sous une source de lumière. Vous verrez aussitôt que les repères évitent les plus grosses erreurs de construction, de proportions ou d’aplomb. Plus tard vous découvrirez comment continuer à se servir de repères sans pour autant tracer un quadrillage. Modèle 2 Le modèle de la tasse à café est plutôt une curiosité car l’éllipse de l’ouverture de la tasse semble basculer vers nous par rapport à la sous-tasse qui parait plus juste. On peut imaginer que l’auteur de ces cahiers de dessin pour écoliers avait prévu que si l’ellipse du modèle était trop fermée elle finirait en forme de “Calisson d’Aix”, un défaut très courant chez les débutants. Gardez vos ellipses arrondies, jamais pointues. Modèle 3 Ce modèle n’est pas aussi simple que l’on pourrait le croire… Efforcez-vous de ne pas traiter les ombres mais de dessiner cette tasse “au trait” ou “au fil” c’est à dire comme les deux modèles précédents qui ne s’occupent pas des différentes valeurs (sombres ou claires) de l’objet. Modèle 4 Comme l’image précédente ce modèle présente des valeurs d’ombre et de lumière. Vous pouvez tracer les contours de ces zones mais ne “remplissez” pas les zones restez “au trait” To be edited then erase this text

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires. Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-0xx-1
 Dessin de mémoire <<<< Si c’est le cas sujet de l’exercice Dessins facultatifs à conserver <<< Si c’est le cas FAC-0XX-1
 Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas sujet de l’exercice FAC-0XX-2 Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas sujet de l’exercice

Dessins à faire

A vos crayons !

Dessins à conserver ou à envoyer à votre tuteur

DAF-240-1 A la lumière des commentaires, vous pouvez tenter de prendre la place du dragon actuellement gagnant reproduit ci-dessous : Toute tentative réussie sera affichée dans un chapitre de ce module. Vous pouvez refaire un dragon même si vous avez participé au concours d’origine.

Votre prochain module

This short description of the next module with one image is to be found in the next module at the section of the same name “prochainement”, never in the one we are editing (this is due to the way we build the editing tool of the old Signus platform which was searching the content on the next module dynamicly… Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement. Ceci vous permet de vous organiser. Pour l’instant le matériel déjà indiqué plus haut est suffisant pour les premiers modules. Vous serez prévenus dès qu’il faudra prévoir de vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez le temps de l’acheter ou de le commander. les videos sont sur private2/images/cours/240/FLV/1977/il y en a deux

Chapitre vidéo

Drawings critiques if existing

Quand la suite ?

La suite de la réalisation de l’infographie et quelques propos sur la couleur seront ajoutés en vidéo prochainement… J’ai besoin de savoir avant si cela correspond à vos envies. Je prépare un sondage dans le forum, donnez-moi votre avis par ce sondage ou en MP, merci. Retour en haut de page Menu des modules Module suivant

Module 65 : Le cheval en marche

Le cheval en marche

Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :

Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui

Le module Le cas du cheval vous a seulement permis de tremper un sabot dans le monde de l’anatomie chevaline. Cette fois-ci je vous propose de vous concentrer sur deux choses.

L’anatomie générale du corps du cheval et ses allures.

Vous ne pourrez représenter un cheval crédible sans connaître les lois de ses mouvements et mieux que cela, les précautions indispensables pour éviter les “chevaux de bois”.

L’abdomen de  profil

Une simple erreur d’observation peut conduire vos chevaux à l’abattoir.

Regardez bien l’abdomen d’un cheval racé, il n’est pas en forme de boudin.

L’abdomen est moins large vers la cuisse que vers l’épaule. C’est la forme de la cage thoracique qui explique cela. Le garrot accentue légèrement cet effet.

Les chevaux de traie ont l’abdomen plus massif.

 

Le volume de l’abdomen et l’attache de l’encolure

De trois quarts, l’abdomen est relativement cylindrique.

La colonne vertébrale traverse ce cylindre.

Les vertèbres sont très hautes au niveau du garrot. Le cylindre est légèrement creusé en arrière du garrot et remonte vers la croupe tandis que la cage thoracique est plus large au niveau des épaules.

L’encolure a une section en forme d’amande, ce qui facilite beaucoup sa mise en place, en avant du cylindre.

Il suffit d’une légère indication pour sentir l’encolure se placer au dessus du poitrail.

Le poitrail est composé de deux volumes symétriques d’où naissent les épaules et les deux membres antérieurs.

La croupe de forme convexe se détache du dos en faisant une saillie au niveau de l’os du bassin, mais présente un léger dévers vers l’arrière.

Il reste à placer les membres en travaillant de manière schématique allant d’articulation en articulation.

Les articulations des membres du cheval

Une fois mis en place l’abdomen et les masses du poitrail et de la croupe, vous pouvez donner une relativement bonne idée de la forme et de la position des membres au moyen des articulations.

Cette approche, certes un peu trop mécanique, vous permettra une mise en place très correcte même d’imagination.

Elle est toute aussi simple à mettre en pratique dans des vues de trois quarts.

Et s’applique aux attitudes dynamiques également. Il n’est pas nécessaire de connaître l’anatomie avec précision à ce stade. Toutefois une bonne référence peut vous aider à rendre vos chevaux beaucoup plus réalistes.

Les allures

Les chevaux de bois !
Ils sont nombreux les artistes qui ne se sont pas assez penchés sur les allures… Quelle que soit la qualité de l’exécution il y a un malaise, face à cette scène. Ces chevaux semblent vouloir monter et descendre le long d’une tige verticale sur un manège !

L’épaule et le poitrail

Les articulations de l’épaule sont assez visibles sous la peau.

De profil on comprend bien la saillie située de part et d’autre du poitrail qui n’est autre que l’épaule. Repérez bien la correspondance du coude ici vers la pointe du pied de ce cavalier.

D’ailleurs tout n’est qu’une question de présentation car sur cette image le coude ne vous pose plus aucun problème à repérer.

On devine facilement la position de l’omoplate et de l’os allant de l’épaule au coude, l’humérus, comme chez l’homme.

Il y a plusieurs choses remarquables sur le poitrail de face.

D’une part sa forme est relativement trapézoïdale, presque triangulaire…

… d’autre part le poitrail présente deux masses, deux saillies importantes
(A et B) qui ne sont autres que nos muscles des épaules et nos pectoraux. Voyez la manière dont les “bras” s’attachent au poitrail laissant paraître une forme vide triangulaire montrée ici par les deux flèches.

Que pouvez-vous retenir de cette vue du poitrail ? Vous y retrouvez les masses musculaires dont nous venons de parler. Mais encore ?

Je noterais volontiers en plus de la forme triangulaire de l’espace situé entre les deux membres antérieurs, deux courbes intéressantes :

Le bombé de la cage thoracique qui masque l’arrière train et la courbe prononcée du jarret. Cette courbe peut vous surprendre un peu mais vous verrez pourquoi elle est aussi prononcée.

Mais il y a encore quelques lignes remarquables. Voyez la forme en V de la poitrine. Cette forme détermine la manière dont les membres sortent de la masse du poitrail. Voyez aussi la ceinture musculaire qui vient border la base de l’encolure. Elle suit approximativement la même courbe que les deux côtés du poitrail.

Les articulations de la cuisse et des membres postérieurs

Notez en premier lieu les endroits où les os font une forte saillie. Elles sont ici marquées par deux flèches. C’est au genou et au talon que la peau va laisser percevoir le squelette, toujours en référence à notre propre vocabulaire anatomique. Les cavaliers parleront du grasset vers la rotule et de la pointe du jarret au talon.

Quand la jambe postérieure du cheval est repliée elle se place en zigzag. Il y a une succession de cinq lignes brisées avec un angle de 90° entre elles lorsque le membre postérieur est en flexion. Vous retrouvez le genou et le talon, points de contact du squelette et de la peau. Mais remarquez encore une chose importante. Si le talon est bien visible à la pointe du jarret, il n’en demeure pas moins vrai que la forme de l’arrière du jarret se tient assez loin de l’os car il est soutenu par des muscles et des tendons nombreux.

La cuisse allant se rattacher à la fesse au niveau de la croupe est encore plus volumineuse et éloignée du squelette. Relevez bien sur cette image les deux saillies des os du bassin.

L’une est la hanche, l’autre la pointe de la fesse. Très visible sur les vaches cette saillie est plus discrète sur les chevaux.

La croupe

De dos, on remarque que le diamètre de l’abdomen dépasse également le volume de la croupe et le bas est visible entre les postérieurs. D’autre part on distingue les saillies de l’os du bassin. Mais ce qui est peut être le plus important se voit dans la partie droite de cette image. Les deux membres postérieurs ne sont pas dans le plan des membres antérieurs. Ils sont légèrement plus écartés et convergent au niveau de la pointe du jarret, ce qui fait apparaître le muscle du jarret de trois quarts, donc plus bombé. C’est l’explication de cette courbe très visible dans les vues de face ou de dos.

Vous pourrez donc retenir que la croupe est rectangulaire avec une courbe au dessus alors que la poitrine est trapézoïdale. Retenez aussi que les pointes du jarret convergent, ce qui devrait vous suffire pour aborder les allures.

Cherchez l’erreur !

Rendez-vous maintenant à toute allure dans l’Atelier Pratique.

Les allures

Cette partie de l’étude du cheval va vous donner des ailes si vous prenez les quelques minutes nécessaires pour lire une fois le tout, puis revenir dessus crayon à la main.

Vers la fin du IXX ème, les chercheurs redoublèrent d’inventivité pour déterminer avec exactitude les séquences du mouvement de l’homme qui marche ou court.
Ces souliers équipés de coussinets de caoutchouc envoyaient un peu d’air comprimé sur la base d’un stylet articulé traçant un graphique sur un cylindre de papier enduit de noir de fumée.

L’homme lui-même ne peut accélérer sa marche indéfiniment. Au delà d’une certaine vitesse l’homme passe de la marche à la course. Observez la chose à un arrêt de bus. Il y aura toujours un retardataire qui va se mettre à marcher de plus en plus vite, qui, estimant qu’il faut encore accélérer, se mettra à courir instinctivement. En courant, l’homme change de pignon sur sa boîte de vitesse, il fait moins de mouvements à la minute mais se déplace plus rapidement.

Chez l’homme, se mettre à courir ne modifie pas le principe du passage d’une jambe devant l’autre ni de la réception du poids du corps tantôt sur le pied droit, tantôt sur le pied gauche. L’alternance se fait également pour la jambe qui pousse le corps en avant. Mais ce qui change en passant de la marche à la course, c’est bien entendu la phase de “suspension”, un moment ou aucun des pieds n’est en contact avec le sol.

Chez le cheval, l’alternance des “pieds” n’est pas aussi systématique que chez l’homme. Le cheval étant équipé de quatre membres, il faut étudier le fonctionnement de ses deux “bipèdes” indépendamment.

Muybridge, lui, aura recours à la photographie pour “repérer” toutes les caractéristiques du mouvement.

Le cheval est réputé avoir trois allures. Elles dépendent de la vitesse à laquelle il se déplace. Vous les connaissez : le pas, le trot et le galop.

J’en ajouterai une qui intéresse le dessinateur : l’arrêt

Voici le corps d’un cheval. Comment placer les membres pour donner l’impression d’arrêt ?

Un cheval à l’arrêt n’a pas ses sabots posés sur un rectangle…

… mais sur un trapèze. Ceci n’est pas une règle absolue mais c’est en tout cas une règle esthétique à retenir.

 

Les allures et leurs caractéristiques

 

Le pas

Ce cheval ne semble pas être au pas. Il y a deux raisons à cela. La première tient au contact des 4 membres avec le sol. La deuxième est la mauvaise observation du pas du cheval. Cette image illustrerait plutôt l’amble. C’est une allure imposée par le dressage qui consiste, pour l’exprimer simplement, à synchroniser les membres postérieurs et les membres antérieurs comme les jambes de deux hommes marchant “au pas” dans le sens militaire du terme.

Mais l’amble ressemble davantage à ceci car les membres se soulèvent légèrement du sol.

Le pas ordinaire et naturel se décompose en plusieurs temps mais les deux “bipèdes” (antérieur et postérieur) ne sont ni coordonnés ni opposés. C’est un peu plus complexe que cela.

Le contact avec le sol et l’appui

Les membres peuvent être soit levés soit appuyés. Dans les deux cas, leur angle avec le reste du corps va varier avec le déplacement.

Ici le membre antérieur est en appui. L’élan et la poussée des autres membres vont faire varier l’angle de cet antérieur durant le déplacement du corps vers l’avant.

Le membre antérieur lorsque vient son tour se lève, se met en flexion puis en extension pour reprendre contact avec le sol plus loin. La phase d’appui fait suite à celle-ci. Ce principe est vrai dans toutes les allures. C’est l’amplitude qui diffère et la hauteur des levés de sabots.

Au pas le cheval peut porter son encolure haute ou basse car son équilibre n’en dépend pas. Il peut brouter en marchant par exemple.

Et si vous reteniez visuellement une ou deux positions
dans chaque allure ?

Ne serait-ce pas le meilleur moyen de vous tirer d’affaire ? Libre à vous de vous pencher de manière plus complète sur ce sujet si vous voulez vous spécialiser.

En attendant je vous propose une petite collection de prêt-à-porter hippique.

Un pas rapide…

Un deuxième temps du pas. Avec ces deux temps vous pouvez continuer le mouvement. En effet l’antérieur droit va se poser, le postérieur gauche se rapprocher du centre et vous serez à nouveau dans le premier temps, mais cette fois avec l’antérieur droit en avant.

Et voici les deux images pour mieux comprendre la succession.

Au trot ou au galop c’est tout autre chose.

Le trot

Le trot est une allure plus rapide mais aussi plus cadencée. Au trot le cheval a le dos qui oscille en hauteur rapidement.

Temps de poussée…

… temps de suspension

et voici le trot en deux images.

Le galop

Le premier temps commence par une forte poussée qui lance les deux antérieurs en avant. L’encolure se redresse. Au galop, l’un des membres antérieurs est en avant de l’autre. Ceci ne change pas au cours des différents temps du galop. Tout dépend du pied parti en avant le premier. Il en va de même pour les postérieurs.

Dans le deuxième temps l’antérieur touche le sol et le cheval va soulever son dos et rabaisser son encolure.

Au cours du troisième temps un seul membre est en contact avec le sol, le dos monte encore.

Enfin les membres se rassemblent le temps que les bipèdes antérieurs et postérieurs reprennent contact avec le sol pour une nouvelle poussée.

Les deux premiers temps…

Les deux derniers temps…

Il n’y a rien de meilleur que de recopier quelques unes de ces attitudes et de ces allures pour les mémoriser. Même de manière encore plus schématique. Je vous montre comment avec le saut.

Le saut

Le saut intervient après une phase de galop. Le saut est caractérisé par un balancement important du corps. Le cheval pousse sur ses postérieurs, profitant de son élan. Il ramène par flexion ses quatre membres pour passer l’obstacle.

A ce seul instant les membres postérieurs et antérieurs sont presque symétriques deux à deux, les antérieurs en premier, puis les postérieurs et se superposent dans une vue de profil.

Au point haut le corps est horizontal, ensuite il s’incline vers le point d’impact pour assurer une réception sur un seul membre antérieur puis le galop reprend avec un même pied en avant lors de chaque foulée.

Vous voyez que ces petits croquis d’attitudes sont faits très grossièrement et sans chercher à rendre le moindre effet. Vous pouvez travailler sur des vidéos, il y en a quantité sur des sites tels que Vimeo ou Youtube. Ici j’ai simplement utilisé le travail de Muybridge qui me convenait parfaitement pour cette démonstration, travail repris et complété par Cuyer dans son livre d’anatomie artistique des animaux.

Attitudes équestres classiques

La ruade, le cabré, l’amble, le piaffer, la cabriole, la croupade, la courbette, la levade et j’en passe sont autant d’attitudes dont je vais vous confier l’illustration.

Où trouver ce challenge ? Dans l’onglet Dessins à Faire !

En selle !

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-236-1
Lancez des dés selon le système proposé dans l’onglet Pose Aléatoire. Dessinez d’imagination.

DAF-236-2
Dessinez un cheval sans soulever le crayon et sans arrêter son mouvement (celui du crayon)

DAF-236-3
Dessinez un détail anatomique ou de harnachement de manière très soignée en insistant volontairement sur l’aspect décoratif que peut donner cette étude.

Dessins facultatifs à conserver

FAC-236-1
La ruade, le cabré, l’amble, le piaffer, la cabriole, la croupade, la courbette, la levade et j’en passe ….
Dessinez l’une des attitudes proposées en fin d’Atelier Pratique afin qu’elle y soit ajoutée en cas de bonne réalisation. Votre nom ou pseudo da dessin en page d’accueil et un lien sur votre blog sera votre gratification.

Joignez le document d’origine pour que je puisse juger de la bonne interprétation que vous en avez faite. Ne copiez pas un document, interprétez les informations qu’il vous fournit !

FAC-236-2
Dessinez quelques chevaux de mémoire après les avoir croqués très rapidement d’après vos documents.
Le dessin ne doit que camper l’attitude et la silouhette.

Le petit exercice que je vous propose ici m’a donné une idée. Si je peux je le ferai automatiser pour l’appliquer à d’autres sujets.

Munissez vous d’un dé et d’une feuille de papier de brouillon ainsi que d’une feuille de papier à dessin et d’un crayon.

Je vais vous demander de dessiner un cheval selon vos jets de dés. Vous prendrez vos notes mais en aucun cas un modèle photographique ou dessiné par un maître.


Rembrandt ne se débrouillait pas trop mal à ce petit jeu !

Le dessin doit être un croquis d’attitude, pas une perfection anatomique.

Principe

Lancez le dé, lisez l’instruction ci-dessous :

Vous dessinerez le cheval, qui sera, selon le chiffre sorti …

1 : vu de face

2 : vu de dos

3 : vu de profil tête à droite

4 : vu de profil tête à gauche

5 : vu de 3/4 par l’avant, côté droit ou gauche au choix

6 : vu de 3/4 par l’arrière, côté droit ou gauche au choix

Notez l’instruction sur votre brouillon. Relancez le dé.

Par ailleurs le cheval sera vu…

1 ou 2 : d’en bas (vu par un enfant)

3 ou 4 : de hauteur d’homme

5 ou 6 : d’une fenêtre (donc d’en haut)

Relancez le dé, lisez le chiffre sorti et vous pourrez commencer à dessiner ce cheval…

1 : à l’arrêt encolure haute

2 : à l’arrêt encolure basse

3 : au pas lent

4 : au trot

5 : au galop

6 : au saut

A vous !

Votre prochain module

Comment dessiner des ombres portées exactes ?

Il faut trois vies pour rencontrer toutes les nuances d’ombres. Plusieurs  modules traiteront de ces aspects au détour d’un autre thème. Mais, pour l’heure, il semble nécessaire de savoir dessiner les ombres de manière juste et leur donner la bonne forme.
Une fois encore, en dessin, il faut être capable de dessiner juste avant de se détacher de la réalité et non l’inverse.

Je ne vais pas traiter ici le dessin des ombres dues à des éclairages multiples. Répéter la même approche plusieurs fois, en l’occurence une fois par foyer lumineux, ne posant pas de problème particulier, nous allons voir les ombres provenant d’une source unique.

Pour réussir, il suffit d’avoir analysé avec attention les phénomènes visibles. Il y a aussi quelques règles à suivre. Elles sont simples et ne demandent qu’à être bien choisies. C’est l’objectif de cette étude : vous montrer comment classer les ombres dans la bonne catégorie en fonction du contexte afin de les traiter avec la bonne méthode.

Ensuite tout coule de source.

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pas de nouveau matériel
à prévoir dans les prochains jours

Pour l’instant le matériel déjà en votre possession est suffisant pour les prochains modules. Veillez simplement à le renouveler et le garder en bon état. Vous serez prévenus dès qu’il faudra vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez largement le temps de vous le procurer.

Drawings critiques if existing

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les images de vos DAF ou de vos FAC

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les dessins destinés à la Galerie des Membres.

En principe vous trouvez ici tous vos dessins mis en galeries ou en attente de validation.
Il sont aussi accessibles dans une galerie plus confortable dans votre menu Espace Membre/Ma Galerie Perso


Veuillez vous connecter pour voir vos images personnelles

Notez votre progression dans ce module

  • Module parcouru rapidement
  • Module vu en totalité
  • DAF faits
  • FAC faits
  • Module à revoir
  • Module bien assimilé

Vous pouvez changer vos choix à tout moment.
Une fois le module bien assimilé vous pourrez aller noter votre avancement ici

Le cheval en marche

intro (optional)

Read me text (optional) or delete this toggle box

Menu des modules Graphite

10- Checklist des TODO pour chacun des modules

9- Déposer les contenus dans les  accordéons

8- Déposer les prochainement et les corrections depuis les fichiers :
10 à 25 :    https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch/

26 à 50 :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-25-50/

51 à fin :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-51-fin/

7- Transposer ce qui est SWF

6-                               Mettre les DAF en forme
Ameliorer ce qui peut l’être encore

5- Mettre les liens sur les boutons

4- Mettre les liens sur le menu des modules

3- changer le lien court

2- Relire

List of the most usual chapter titles and chapter positions
to copy pase if needed and shown here in the usual sequence

Conseil
Ce qu’il vous faut
L’observatoire
Atelier Découverte
Atelier Pratique
Curiosités
Dessins à faire
Documents
Chapitre vidéo
Correction
Prochainement
Matériel à prévoir

List of materials needed when different from the previous module(lesson)

L’observatoire

Le module Le cas du cheval vous a seulement permis de tremper un sabot dans le monde de l’anatomie chevaline. Cette fois-ci je vous propose de vous concentrer sur deux choses.

L’anatomie générale du corps du cheval et ses allures.

Vous ne pourrez représenter un cheval crédible sans connaître les lois de ses mouvements et mieux que cela, les précautions indispensables pour éviter les “chevaux de bois”.

Atelier Découverte

L’abdomen de  profil

Une simple erreur d’observation peut conduire vos chevaux à l’abattoir.

Regardez bien l’abdomen d’un cheval racé, il n’est pas en forme de boudin.

L’abdomen est moins large vers la cuisse que vers l’épaule. C’est la forme de la cage thoracique qui explique cela. Le garrot accentue légèrement cet effet.

Les chevaux de traie ont l’abdomen plus massif.

 

Le volume de l’abdomen et l’attache de l’encolure

De trois quarts, l’abdomen est relativement cylindrique.

La colonne vertébrale traverse ce cylindre.

Les vertèbres sont très hautes au niveau du garrot. Le cylindre est légèrement creusé en arrière du garrot et remonte vers la croupe tandis que la cage thoracique est plus large au niveau des épaules.

L’encolure a une section en forme d’amande, ce qui facilite beaucoup sa mise en place, en avant du cylindre.

Il suffit d’une légère indication pour sentir l’encolure se placer au dessus du poitrail.

Le poitrail est composé de deux volumes symétriques d’où naissent les épaules et les deux membres antérieurs.

La croupe de forme convexe se détache du dos en faisant une saillie au niveau de l’os du bassin, mais présente un léger dévers vers l’arrière.

Il reste à placer les membres en travaillant de manière schématique allant d’articulation en articulation.

Les articulations des membres du cheval

Une fois mis en place l’abdomen et les masses du poitrail et de la croupe, vous pouvez donner une relativement bonne idée de la forme et de la position des membres au moyen des articulations.

Cette approche, certes un peu trop mécanique, vous permettra une mise en place très correcte même d’imagination.

Elle est toute aussi simple à mettre en pratique dans des vues de trois quarts.

Et s’applique aux attitudes dynamiques également. Il n’est pas nécessaire de connaître l’anatomie avec précision à ce stade. Toutefois une bonne référence peut vous aider à rendre vos chevaux beaucoup plus réalistes.

Les allures

Les chevaux de bois !
Ils sont nombreux les artistes qui ne se sont pas assez penchés sur les allures… Quelle que soit la qualité de l’exécution il y a un malaise, face à cette scène. Ces chevaux semblent vouloir monter et descendre le long d’une tige verticale sur un manège !

L’épaule et le poitrail

Les articulations de l’épaule sont assez visibles sous la peau.

De profil on comprend bien la saillie située de part et d’autre du poitrail qui n’est autre que l’épaule. Repérez bien la correspondance du coude ici vers la pointe du pied de ce cavalier.

D’ailleurs tout n’est qu’une question de présentation car sur cette image le coude ne vous pose plus aucun problème à repérer.

On devine facilement la position de l’omoplate et de l’os allant de l’épaule au coude, l’humérus, comme chez l’homme.

Il y a plusieurs choses remarquables sur le poitrail de face.

D’une part sa forme est relativement trapézoïdale, presque triangulaire…

… d’autre part le poitrail présente deux masses, deux saillies importantes
(A et B) qui ne sont autres que nos muscles des épaules et nos pectoraux. Voyez la manière dont les “bras” s’attachent au poitrail laissant paraître une forme vide triangulaire montrée ici par les deux flèches.

Que pouvez-vous retenir de cette vue du poitrail ? Vous y retrouvez les masses musculaires dont nous venons de parler. Mais encore ?

Je noterais volontiers en plus de la forme triangulaire de l’espace situé entre les deux membres antérieurs, deux courbes intéressantes :

Le bombé de la cage thoracique qui masque l’arrière train et la courbe prononcée du jarret. Cette courbe peut vous surprendre un peu mais vous verrez pourquoi elle est aussi prononcée.

Mais il y a encore quelques lignes remarquables. Voyez la forme en V de la poitrine. Cette forme détermine la manière dont les membres sortent de la masse du poitrail. Voyez aussi la ceinture musculaire qui vient border la base de l’encolure. Elle suit approximativement la même courbe que les deux côtés du poitrail.

Les articulations de la cuisse et des membres postérieurs

Notez en premier lieu les endroits où les os font une forte saillie. Elles sont ici marquées par deux flèches. C’est au genou et au talon que la peau va laisser percevoir le squelette, toujours en référence à notre propre vocabulaire anatomique. Les cavaliers parleront du grasset vers la rotule et de la pointe du jarret au talon.

Quand la jambe postérieure du cheval est repliée elle se place en zigzag. Il y a une succession de cinq lignes brisées avec un angle de 90° entre elles lorsque le membre postérieur est en flexion. Vous retrouvez le genou et le talon, points de contact du squelette et de la peau. Mais remarquez encore une chose importante. Si le talon est bien visible à la pointe du jarret, il n’en demeure pas moins vrai que la forme de l’arrière du jarret se tient assez loin de l’os car il est soutenu par des muscles et des tendons nombreux.

La cuisse allant se rattacher à la fesse au niveau de la croupe est encore plus volumineuse et éloignée du squelette. Relevez bien sur cette image les deux saillies des os du bassin.

L’une est la hanche, l’autre la pointe de la fesse. Très visible sur les vaches cette saillie est plus discrète sur les chevaux.

La croupe

De dos, on remarque que le diamètre de l’abdomen dépasse également le volume de la croupe et le bas est visible entre les postérieurs. D’autre part on distingue les saillies de l’os du bassin. Mais ce qui est peut être le plus important se voit dans la partie droite de cette image. Les deux membres postérieurs ne sont pas dans le plan des membres antérieurs. Ils sont légèrement plus écartés et convergent au niveau de la pointe du jarret, ce qui fait apparaître le muscle du jarret de trois quarts, donc plus bombé. C’est l’explication de cette courbe très visible dans les vues de face ou de dos.

Vous pourrez donc retenir que la croupe est rectangulaire avec une courbe au dessus alors que la poitrine est trapézoïdale. Retenez aussi que les pointes du jarret convergent, ce qui devrait vous suffire pour aborder les allures.

Cherchez l’erreur !

Rendez-vous maintenant à toute allure dans l’Atelier Pratique.

Les allures

Cette partie de l’étude du cheval va vous donner des ailes si vous prenez les quelques minutes nécessaires pour lire une fois le tout, puis revenir dessus crayon à la main.

Vers la fin du IXX ème, les chercheurs redoublèrent d’inventivité pour déterminer avec exactitude les séquences du mouvement de l’homme qui marche ou court.
Ces souliers équipés de coussinets de caoutchouc envoyaient un peu d’air comprimé sur la base d’un stylet articulé traçant un graphique sur un cylindre de papier enduit de noir de fumée.

L’homme lui-même ne peut accélérer sa marche indéfiniment. Au delà d’une certaine vitesse l’homme passe de la marche à la course. Observez la chose à un arrêt de bus. Il y aura toujours un retardataire qui va se mettre à marcher de plus en plus vite, qui, estimant qu’il faut encore accélérer, se mettra à courir instinctivement. En courant, l’homme change de pignon sur sa boîte de vitesse, il fait moins de mouvements à la minute mais se déplace plus rapidement.

Chez l’homme, se mettre à courir ne modifie pas le principe du passage d’une jambe devant l’autre ni de la réception du poids du corps tantôt sur le pied droit, tantôt sur le pied gauche. L’alternance se fait également pour la jambe qui pousse le corps en avant. Mais ce qui change en passant de la marche à la course, c’est bien entendu la phase de “suspension”, un moment ou aucun des pieds n’est en contact avec le sol.

Chez le cheval, l’alternance des “pieds” n’est pas aussi systématique que chez l’homme. Le cheval étant équipé de quatre membres, il faut étudier le fonctionnement de ses deux “bipèdes” indépendamment.

Muybridge, lui, aura recours à la photographie pour “repérer” toutes les caractéristiques du mouvement.

Le cheval est réputé avoir trois allures. Elles dépendent de la vitesse à laquelle il se déplace. Vous les connaissez : le pas, le trot et le galop.

J’en ajouterai une qui intéresse le dessinateur : l’arrêt

Voici le corps d’un cheval. Comment placer les membres pour donner l’impression d’arrêt ?

Un cheval à l’arrêt n’a pas ses sabots posés sur un rectangle…

… mais sur un trapèze. Ceci n’est pas une règle absolue mais c’est en tout cas une règle esthétique à retenir.

 

Les allures et leurs caractéristiques

 

Le pas

Ce cheval ne semble pas être au pas. Il y a deux raisons à cela. La première tient au contact des 4 membres avec le sol. La deuxième est la mauvaise observation du pas du cheval. Cette image illustrerait plutôt l’amble. C’est une allure imposée par le dressage qui consiste, pour l’exprimer simplement, à synchroniser les membres postérieurs et les membres antérieurs comme les jambes de deux hommes marchant “au pas” dans le sens militaire du terme.

Mais l’amble ressemble davantage à ceci car les membres se soulèvent légèrement du sol.

Le pas ordinaire et naturel se décompose en plusieurs temps mais les deux “bipèdes” (antérieur et postérieur) ne sont ni coordonnés ni opposés. C’est un peu plus complexe que cela.

Le contact avec le sol et l’appui

Les membres peuvent être soit levés soit appuyés. Dans les deux cas, leur angle avec le reste du corps va varier avec le déplacement.

Ici le membre antérieur est en appui. L’élan et la poussée des autres membres vont faire varier l’angle de cet antérieur durant le déplacement du corps vers l’avant.

Le membre antérieur lorsque vient son tour se lève, se met en flexion puis en extension pour reprendre contact avec le sol plus loin. La phase d’appui fait suite à celle-ci. Ce principe est vrai dans toutes les allures. C’est l’amplitude qui diffère et la hauteur des levés de sabots.

Au pas le cheval peut porter son encolure haute ou basse car son équilibre n’en dépend pas. Il peut brouter en marchant par exemple.

Et si vous reteniez visuellement une ou deux positions
dans chaque allure ?

Ne serait-ce pas le meilleur moyen de vous tirer d’affaire ? Libre à vous de vous pencher de manière plus complète sur ce sujet si vous voulez vous spécialiser.

En attendant je vous propose une petite collection de prêt-à-porter hippique.

Un pas rapide…

Un deuxième temps du pas. Avec ces deux temps vous pouvez continuer le mouvement. En effet l’antérieur droit va se poser, le postérieur gauche se rapprocher du centre et vous serez à nouveau dans le premier temps, mais cette fois avec l’antérieur droit en avant.

Et voici les deux images pour mieux comprendre la succession.

Au trot ou au galop c’est tout autre chose.

Le trot

Le trot est une allure plus rapide mais aussi plus cadencée. Au trot le cheval a le dos qui oscille en hauteur rapidement.

Temps de poussée…

… temps de suspension

et voici le trot en deux images.

Le galop

Le premier temps commence par une forte poussée qui lance les deux antérieurs en avant. L’encolure se redresse. Au galop, l’un des membres antérieurs est en avant de l’autre. Ceci ne change pas au cours des différents temps du galop. Tout dépend du pied parti en avant le premier. Il en va de même pour les postérieurs.

Dans le deuxième temps l’antérieur touche le sol et le cheval va soulever son dos et rabaisser son encolure.

Au cours du troisième temps un seul membre est en contact avec le sol, le dos monte encore.

Enfin les membres se rassemblent le temps que les bipèdes antérieurs et postérieurs reprennent contact avec le sol pour une nouvelle poussée.

Les deux premiers temps…

Les deux derniers temps…

Il n’y a rien de meilleur que de recopier quelques unes de ces attitudes et de ces allures pour les mémoriser. Même de manière encore plus schématique. Je vous montre comment avec le saut.

Le saut

Le saut intervient après une phase de galop. Le saut est caractérisé par un balancement important du corps. Le cheval pousse sur ses postérieurs, profitant de son élan. Il ramène par flexion ses quatre membres pour passer l’obstacle.

A ce seul instant les membres postérieurs et antérieurs sont presque symétriques deux à deux, les antérieurs en premier, puis les postérieurs et se superposent dans une vue de profil.

Au point haut le corps est horizontal, ensuite il s’incline vers le point d’impact pour assurer une réception sur un seul membre antérieur puis le galop reprend avec un même pied en avant lors de chaque foulée.

Vous voyez que ces petits croquis d’attitudes sont faits très grossièrement et sans chercher à rendre le moindre effet. Vous pouvez travailler sur des vidéos, il y en a quantité sur des sites tels que Vimeo ou Youtube. Ici j’ai simplement utilisé le travail de Muybridge qui me convenait parfaitement pour cette démonstration, travail repris et complété par Cuyer dans son livre d’anatomie artistique des animaux.

Attitudes équestres classiques

La ruade, le cabré, l’amble, le piaffer, la cabriole, la croupade, la courbette, la levade et j’en passe sont autant d’attitudes dont je vais vous confier l’illustration.

Où trouver ce challenge ? Dans l’onglet Dessins à Faire !

En selle !

Curiosités

Vous pouvez voir d’autres curiosités dans le menu Documentation. Les curiosités s’affichent au fur et à mesure que vous avancez dans votre parcours.

 

cheval au pas

Une tache

Solutré

Muybridge

Muybridge
 

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-0xx-1

Dessin de mémoire <<<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

Dessins facultatifs à conserver <<< Si c’est le cas

FAC-0XX-1

Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice
FAC-0XX-2
Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

Dessins à faire

 

A vos crayons !

 

Dessins d’entraînement facultatif mais conseillés

FAC-236-1

La ruade, le cabré, l’amble, le piaffer, la cabriole, la croupade, la courbette, la levade et j’en passe ….
Dessinez l’une des attitudes proposées en fin d’Atelier Pratique afin qu’elle y soit ajoutée en cas de bonne réalisation. Votre nom ou pseudo da dessin en page d’accueil et un lien sur votre blog sera votre gratification.

Joignez le document d’origine pour que je puisse juger de la bonne interprétation que vous en avez faite. Ne copiez pas un document, interprétez les informations qu’il vous fournit !


FAC-236-2

Dessinez quelques chevaux de mémoire après les avoir croqués très rapidement d’après vos documents.

Le dessin ne doit que camper l’attitude et la silouhette.

Dessins à conserver ou à envoyer à votre tuteur

DAF-236-1

Lancez des dés selon le système proposé dans l’onglet Pose Aléatoire. Dessinez d’imagination.

DAF-236-2

Dessinez un cheval sans soulever le crayon et sans arrêter son mouvement (celui du crayon)

DAF-236-3
Dessinez un détail anatomique ou de harnachement de manière très soignée en insistant volontairement sur l’aspect décoratif que peut donner cette étude.

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Les documents de ce module

Or another element of the global library like these thumbnail pages dedicated to each document

Vos Documents
Modèle 1
Modèle 2
Modèle 3
Modèle 4
Vos Documents

Il peut s’agir de modèles, de curiosités ou de références.
Utilisez les boutons de votre souris (généralement le droit) et affichez-les en grand format. Imprimez-les ou utilisez-les affichés à l’écran.

Modèle 1

Ce modèle , comme le suivant, est extrait de cahiers de dessin proposées dans les classes primaires des écoles françaises au début du XXe Siècle. L’objectif de ces exercices était de faire prendre conscience aux enfants que tout objet devient plus facile à dessiner si l’on a des guides, ici sous la forme d’un quadrillage permettant de mettre en place son dessin sans grandes erreurs.
Vous pouvez essayer vous même de recopier ce dessin sur une feuille blanche à la dimension exacte du modèle, puis de le refaire en ayant imprimé ce document à l’emplacement prévu sous le  dessin proposé. Superposez-les afin de les comparer par transparence sous une source de lumière. Vous verrez aussitôt que les repères évitent les plus grosses erreurs de construction, de proportions ou d’aplomb. Plus tard vous découvrirez comment continuer à se servir de repères sans pour autant tracer un quadrillage.

Modèle 2

Le modèle de la tasse à café est plutôt une curiosité car l’éllipse de l’ouverture de la tasse semble basculer vers nous par rapport à la sous-tasse qui parait plus juste. On peut imaginer que l’auteur de ces cahiers de dessin pour écoliers avait prévu que si l’ellipse du modèle était trop fermée elle finirait en forme de “Calisson d’Aix”, un défaut très courant chez les débutants. Gardez vos ellipses arrondies, jamais pointues.

Modèle 3

Ce modèle n’est pas aussi simple que l’on pourrait le croire… Efforcez-vous de ne pas traiter les ombres mais de dessiner cette tasse “au trait” ou “au fil” c’est à dire comme les deux modèles précédents qui ne s’occupent pas des différentes valeurs (sombres ou claires) de l’objet.

Modèle 4

Comme l’image précédente ce modèle présente des valeurs d’ombre et de lumière. Vous pouvez tracer les contours de ces zones mais ne “remplissez” pas les zones restez “au trait”

Vous pouvez voir d’autres modèles dans le menu Documentation. Les modèles s’affichent au fur et à mesure que vous avancez dans votre parcours.

 

Cheval 01

Cheval 02

Cheval 03

Cheval 04

Cheval 05

Cheval 06

Cheval 07

Cheval 08

Cheval 09

Cheval 10

Cheval 11

Cheval 12

Cheval 13

Cheval 14

Cheval 15

Cheval 16

Cheval 17

Cheval 18

Cheval 19

Cheval 20

Cheval 21

Cheval 22
 

Votre prochain module

This short description of the next module with one image is to be found in the next module at the section of the same name “prochainement”, never in the one we are editing (this is due to the way we build the editing tool of the old Signus platform which was searching the content on the next module dynamicly…

Pose Aléatoire

Pose Aléatoire

Le petit exercice que je vous propose ici m’a donné une idée. Si je peux je le ferai automatiser pour l’appliquer à d’autres sujets.

Munissez vous d’un dé et d’une feuille de papier de brouillon ainsi que d’une feuille de papier à dessin et d’un crayon.

Je vais vous demander de dessiner un cheval selon vos jets de dés. Vous prendrez vos notes mais en aucun cas un modèle photographique ou dessiné par un maître.


Rembrandt ne se débrouillait pas trop mal à ce petit jeu !

Le dessin doit être un croquis d’attitude, pas une perfection anatomique.

Principe

Lancez le dé, lisez l’instruction ci-dessous :

Vous dessinerez le cheval, qui sera, selon le chiffre sorti …

1 : vu de face

2 : vu de dos

3 : vu de profil tête à droite

4 : vu de profil tête à gauche

5 : vu de 3/4 par l’avant, côté droit ou gauche au choix

6 : vu de 3/4 par l’arrière, côté droit ou gauche au choix

Notez l’instruction sur votre brouillon. Relancez le dé.

Par ailleurs le cheval sera vu…

1 ou 2 : d’en bas (vu par un enfant)

3 ou 4 : de hauteur d’homme

5 ou 6 : d’une fenêtre (donc d’en haut)

Relancez le dé, lisez le chiffre sorti et vous pourrez commencer à dessiner ce cheval…

1 : à l’arrêt encolure haute

2 : à l’arrêt encolure basse

3 : au pas lent

4 : au trot

5 : au galop

6 : au saut

A vous !

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Drawings critiques if existing


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Module suivant

Module 64 : Perspective d’un bâtiment

Perspective d’un bâtiment

Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :

Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui

Vous aviez découvert la Machine à Perspective il y a quelques temps.

C’est une machine qui a besoin d’un certain entretien. Si ses rouages sont laissés à l’arrêt trop longtemps, elle se grippe.

Alors pour que vous puissiez mettre à jour votre carnet d’entretien, je vous propose un petit cas pratique.

Je vais d’ailleurs le mettre en place avec vous étape après étape.

J’y ajouterai un complément sur la perspective des prismes. Je suis bien convaincu que vous ne dessinerez que très rarement des prismes, mais ce n’est pas le but.

L’idée est toute autre. Je vous l’explique dans l’onglet Les Prismes, mais en attendant je vous invite à vous rendre directement dans …

… l’Atelier Pratique.

Repérez sur cette image deux vues en élévation en haut et une vue en plan en bas.

Etudiez maintenant le bâtiment. Il est composé de trois corps qui, vous le voyez en plan, sont décalés. Les toits sont à quatre pentes pour la tour, à deux pentes pour le corps central et le dernier est plat, en terrasse. Des portes et des fenêtres sont placées de façon différente sur chaque corps.

Comment vous pouvez-vous y prendre pour dessiner le tout en perspective exacte sans aucune difficulté ?

Reprenez la méthode de la machine à perspective. Placez le plan du bâtiment dans le haut, choisissez l’angle avec lequel vous voulez le regarder, et décidez du point de vue. Appuyez l’angle du bâtiment contre le plan du tableau. L’angle de vue peut différer des 45° choisis ici. Ce n’est ni plus facile ni plus difficile. Le choix ici tient uniquement à la nécessité de ne pas avoir une image qui sorte trop du cadre relativement étroit dont je dispose pour vous le montrer.

Tracez les parallèles aux murs du premier corps de bâtiment et avancez les points de fuite sur la ligne d’horizon une fois rabattue à plat sur votre planche à dessin. Il vous manque encore une ligne de terre.

Dessinez la ligne de terre à l’endroit de votre choix. Posez-y le bâtiment vu de face, à droite ou à gauche et reportez la hauteur du premier corps sur l’axe du rayon visuel principal. (en rose)

Notez que vous retrouvez ici la même configuration que dans le dessin du dé. Il n’y a pas de limitation. Vous pourriez placer le bâtiment vu en plan, non seulement sous un angle moins proche de 45° mais plus à droite ou à gauche que sur ce modèle. Cela fonctionnerait tout aussi bien.

Dessinez la ligne de base des murs du premier corps en perspective, en joignant son angle aux points de fuite.

Vous pouvez maintenant, avec la méthode habituelle, relier les points qui vous intéressent (qui sont en l’espèce les angles de votre bâtiment) à l’étoile qui est le point de vue, dans le but d’obtenir les proportions exactes en perspective.

Rappelez-vous que c’est l’intersection de ces lignes avec le plan du tableau (ligne jaune) que vous recherchez dans le but de tirer depuis ces points des verticales. Le dessin est déjà un peu encombré et vous pouvez supprimer certaines lignes de construction pour ne garder que ce qui est utile.

Voilà le dessin allégé. On comprend bien comment se construisent les murs des trois corps de cet ensemble.  Entrons un peu dans le détail. J’ai pris soin de zoomer sur une partie de cette construction pour vous aider à y voir clair.

Voici en un peu plus grand la manière de placer les fenêtres. Posez la vue de côté du bâtiment sur la gauche du dessin. Repérez les hauteurs des portes, des fenêtres et les espaces qui les séparent. Les horizontales jaunes permettent de reporter ces hauteurs sur l’angle du bâtiment qui touche le plan du tableau. Ces points d’aboutissement sur l’angle (ici en rose) ne sont pas encore les hauteurs de fenêtres.

Pour déterminer les hauteurs, renvoyez ces points vers le point de fuite, comme ici avec les lignes bleues pointillées. Quant à leur position en profondeur, elle se determine par les deux verticales rouges définies comme toutes les autres verticales depuis le début. Je le rappelle encore une fois, par le tracé de lignes vers le point de vue, coupant le plan du tableau et repartant parallèlement vers le bas.

Vous ferez la même chose de l’autre côté. Retrouvez la position des verticales, partout où vous aurez besoin de placer des ouvertures. Ici, vous ne pouvez placer des fenêtres que dans le premier corps. Pour les autres, il faut faire appel à un « petit truc » : le serpentage.

Le serpentage

Utilisez les points de fuite de gauche et de droite alternativement. Vous pouvez ainsi faire serpenter une mesure prise sur l’angle qui vous sert de référence jusqu’à un point qui ne vous permettait pas une construction directe.

Voici une vue plus détaillée de cette technique.

Vous avez remarqué que le toit incliné du corps central avait son sommet au même niveau que la base des fenêtres les plus hautes. Par ailleurs sa gouttière tombe exactement à la base des fenêtres de l’étage intermédiaire. Ce n’est pas une chance, je les ai dessinées à cet endroit pour vous permettre de retomber sur vos pieds.

Vous placerez donc facilement, en serpentant, le côté de la gouttière, mis en évidence ici entre les deux points verts du bas.

Pour trouver le sommet du toit, qui vous permettra de déterminer son inclinaison correcte, vous commencerez par tracer la verticale qui passe par ce sommet. C’est la verticale verte, qui descend depuis la ligne jaune, comme vous l’avez déjà fait pour les autres repères verticaux. Ce n’est pas différent, vous commencez à avoir l’habitude de trouver à quel endroit un point quelconque de l’objet vu en plan, traverse le plan du tableau sur la ligne qui le relie au point de vue.

Mais il faut encore trouver à quelle hauteur, sur la verticale verte, se placera le sommet du pignon de ce corps de bâtiment.

Vous avez noté, tout à l’heure, que le haut du toit était exactement sous les fenêtres de l’étage supérieur. La ligne orange fléchée vous donne la hauteur sur l’angle du bâtiment. Les flèches roses serpentent en façade jusqu’à un point vert. Enfin, la petite flèche verte déporte ce point à l’endroit recherché, sur une ligne retournant au point de fuite de gauche. Vous allez pouvoir tracer la première ligne qui matérialise l’inclinaison du toit, mais également, de ce point, vous pourrez tracer le faîtage.

Voilà ces deux lignes tracées. Vous remarquez que la ligne d’inclinaison du toit rejoint la verticale qui monte du point de fuite de gauche en un point bien précis.

Vous vous en souvenez, le point de rencontre de la verticale qui part du point de fuite avec la ligne qui prolonge la bordure du toit porte un nom. C’est le point de fuite du plan incliné. Le point de fuite du toit.

Il suffit donc de repartir de ce point pour tracer le dernier côté de la toiture. Ce toit est terminé.

Pourquoi ne pas, maintenant, essayer de faire le toit pyramidal qui se trouve au-dessus du corps le plus proche de vous ?

Comment allez-vous vous y prendre ? essayez de l’imaginer puis lisez la suite.

Inutile de tracer la verticale sur laquelle passe le sommet de la pyramide, c’est la même que celle de l’angle du bâtiment. La solution que je vous propose est la suivante :  vous allez prolonger ce corps de bâtiment vers le haut, puis le couper à la hauteur du sommet de la pyramide. Ensuite rien de compliqué.

Cela vous donnera un carré vu de dessous, puisqu’il arrive au-dessus de la ligne d’horizon. Il se déforme en un losange comme tout carré vu en perspective angulaire.

Notez la manière dont la hauteur de «l’étage» ajouté, a été mesurée sur la vue de face située à droite.

Ensuite, il a été construit en «verre» au moyen des points de fuite.

Enfin, les diagonales du carré ont été tracées. A leur intersection, se trouve le point vert : c’ est le sommet du toit.

Nettoyez un peu les constructions inutiles et finissez ce toit. Il reste le dernier toit en terrasse du corps le plus éloigné.

Vous pourriez serpenter. Mais, au-dessus du corps du milieu, vous seriez dans le vide. Il y a donc un moyen plus simple de le réaliser. Vous allez prolonger temporairement le bâtiment au toit pyramidal.

Commencez par reporter la hauteur de la terrasse sur l’angle du bâtiment, comme le montre la ligne orange aboutissant au point rose.

Tracez les fuyantes à droite et à gauche qui aboutissent au point noir. Cet artifice crée un lien perspectif entre les deux, et vous permet de continuer votre construction. Regardez sur l’image suivante la chose d’un peu plus près.

A la verticale du point noir, montez une ligne, ici en vert. Cette ligne simule l’angle le plus avancé de la boîte qui englobe l’ensemble de la construction.

Partez du point de fuite de gauche, passez par le point rose et, arrivé au point vert, vous avez coupé la verticale verte, à la hauteur exacte de la terrasse. Repartez de ce point avec une fuyante vers le point de fuite de droite et vous trouvez la hauteur de cette terrasse sur le bâtiment du fond.

Il reste juste à définir la profondeur de ce volume. Prenez la méthode habituelle. Projetez le point arrière de la terrasse sur le plan du tableau. Abaissez-le verticalement et vous trouvez la position de la limite gauche de la terrasse.

Vous pouvez alors fermer les deux côtés du toit en terrasse. Si vous le voulez, vous pouvez placer toutes les autres fenêtres, car vous avez vu tous les cas de figure qui vous permettent de faire fonctionner le serpentage et la machine à perspective.

Vous voulez en savoir un peu plus sur les plans inclinés ?

Très utile pour les toitures, reportez-vous à l’onglet Les Prismes.

Les prismes ont un intérêt majeur en perspective car ils sont composés d’au moins un plan incliné.

Cela en fait la forme géométrique idéale pour construire les rues en pentes, les toits des maisons et les volumes de la famille des boîtes inclinées.

Pensez, par exemple, au couvercle d’une valise entrouverte. Les sujets faisant appel au prisme sont nombreux : une porte entrouverte, un escalier et sa rampe, un avion au décollage, un écran d’ordinateur portable.

            

Que pensez-vous de ce radeau ? Bel exemple de plan incliné !

Le prisme s’inscrit dans un parallélépipède régulier. Vous allez donc construire une boîte. Ce sera l’occasion de vérifier si vous savez faire cette construction sans aucune difficulté.

Commencez par choisir un point de fuite à gauche puis un autre à droite, sur la ligne d’horizon.

Déterminez la position des deux points bleus formant l’arête la plus proche de vous, en choisissant librement la position du premier. Puis choisissez la hauteur qui le sépare du second. Il sera naturellement placé sur la verticale qui passe par le premier.

Tracez maintenant à votre convenance la verticale qui détermine la profondeur du parallélépipède.

Reliez les coins situés aux points bleus, au point de fuite approprié, à droite.

Continuez le parallélépipède de verre en dessinant aussi la face arrière, comme vous le voyez ici.

Choisissez maintenant la longueur de la boîte à votre convenance en traçant une verticale, ici en rouge.

Reliez les points d’intersection de cette verticale avec les fuyantes au point de fuite situé à gauche. La boîte est presque fermée.

Il manque seulement la verticale qui s’élève depuis le coin le plus éloigné de vous. Jusque là, rien de nouveau. Mais vous allez maintenant couper ce parallélépipède en deux pour en faire un prisme.

Il suffit de tracer les diagonales des deux faces fuyant à gauche. La diagonale du fond est verte et l’autre, plus proche de vous, est noire.

Remarquez-vous quelque chose sur ce dessin ?

Voyez-vous que les diagonales que vous venez de tracer semblent vouloir se rejoindre vers le haut. En tout cas, visiblement, elles ne sont  pas parallèles.

Je les ai prolongées pour vous, et vous constatez qu’en effet elles se rejoignent en un point, ici en orange.

Chose plus curieuse, ce point se trouve exactement à la verticale du point de fuite. Ce n’est pas un hasard, c’est une loi de la perspective.

Il n’est pas nécessaire de formuler cette loi, mieux vaut retenir simplement que des diagonales parallèles fuient vers un point unique, et que ce point est situé sur une perpendiculaire à la ligne d’horizon.

D’ailleurs, si vous regardez ce dessin en tournant la tête à gauche, vous pouvez admettre que vous avez dessiné une autre figure dont la ligne d’horizon serait la ligne pointillée.

Voici maintenant définie la surface inclinée du prisme. En la remplissant de couleur, on voit déjà se profiler le demi toit d’une maison. C’est l’occasion de dessiner l’autre moitié de ce toit et de la construire correctement.

Pour faciliter la visibilité,  j’ai rendu les tuiles transparentes et n’ai gardé que le cadre du demi toit. Tracez les diagonales permettant de définir le centre du rectangle qui correspond au plancher du « grenier » situé sous ce demi-toit.

Au croisement des diagonales, indiqué ici par le point bleu, vous ferez passer une fuyante de plus. Cette fuyante coupe le carré posé sur le sol en deux rectangles égaux. Repérez le point vert…

Tracez une diagonale qui, venant du coin bas du toit, passe par le point vert et se prolonge jusqu’à couper la ligne de base du parallélépipède de départ (au point orange), Cela vous donne la position exacte de l’angle du demi toit manquant. En effet, la diagonale du demi-carré posé sur le sol reporte la profondeur du carré sur la fuyante située à gauche.

Revoyez le principe sur cette illustration.

En 1, vous voyez un rectangle noir coupé en deux parties égales par une médiane. En traçant la diagonale du demi rectangle supérieur, on trouve un point, ici en orange, qui reporte exactement la longueur du rectangle initial sur la ligne inférieure.

En 2, vous avez la même construction dans des proportions différentes.

Enfin, en 3, vous voyez qu’une fois mise en perspective, la construction reste valable pour trouver des mesures égales le long d’une fuyante.

Vous pouvez maintenant tracer le bord du demi toit manquant.

De l’angle du toit, faites encore une fuyante, ici en rouge, pour déterminer l’angle le plus éloigné du toit. Cet angle, que vous ne verriez pas dans la réalité, va vous permettre de faire une nouvelle constatation.

Tracez le bord manquant. Vous voyez bien, qu’à nouveau, les deux arêtes du toit semblent se rejoindre en un point situé vers le bas du dessin.

En effet, elles se rejoignent, en un point parfaitement aligné avec les deux points précédents, sur la même verticale.
Votre toit est exact et vous n’avez plus qu’à le terminer.

Vous êtes toujours là ?

Vous en avez fini avec la perspective pure, mais il reste à comprendre la perspective des ombres, un sujet à la fois simple et complexe mais intéressant.

Je vous laisse assimiler ceci tranquillement.

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-87-1
Choisissez un des modèles dans l’onglet : Pour les DAF.
Décidez d’un point de vue.
Dessinez le volume exact sans entrer dans les détails.

DAF-87-2
A partir de votre DAF-87-1 ajoutez portes, fenêtres, balcons, escaliers ou autres éléments d’architecture en quittant le monde des cubes pour faire au contraire entrer votre spectateur dans votre image.

Dessins facultatifs à conserver

FAC-87-1 
Dessinez des constructions de toits en pente. Sur cette construction, bien visible, donnez le caractère de la toiture.

FAC-87-2 
Dessinez un bâtiment complexe de votre imagination en perspective, à partir de documents ou de photos prises sous un autre angle que celui que vous allez choisir pour votre dessin.

Téléchargez l’image de votre choix en cliquant dessus

Votre prochain module

Pour faire suite au module consacré au cheval, voici tout un module consacré aux allures, après une petite remise en jambes !

Vous n’aurez plus aucune excuse pour dessiner des chevaux seulement d’après photo…

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pas de nouveau matériel
à prévoir dans les prochains jours

Pour l’instant le matériel déjà en votre possession est suffisant pour les prochains modules. Veillez simplement à le renouveler et le garder en bon état. Vous serez prévenus dès qu’il faudra vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez largement le temps de vous le procurer.

Drawings critiques if existing

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les images de vos DAF ou de vos FAC

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les dessins destinés à la Galerie des Membres.

En principe vous trouvez ici tous vos dessins mis en galeries ou en attente de validation.
Il sont aussi accessibles dans une galerie plus confortable dans votre menu Espace Membre/Ma Galerie Perso


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Notez votre progression dans ce module

  • Module parcouru rapidement
  • Module vu en totalité
  • DAF faits
  • FAC faits
  • Module à revoir
  • Module bien assimilé

Vous pouvez changer vos choix à tout moment.
Une fois le module bien assimilé vous pourrez aller noter votre avancement ici

Titre Module

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Menu des modules Graphite

10- Checklist des TODO pour chacun des modules

9- Déposer les contenus dans les  accordéons

8- Déposer les prochainement et les corrections depuis les fichiers :
10 à 25 :    https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch/

26 à 50 :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-25-50/

51 à fin :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-51-fin/

7- Transposer ce qui est SWF

6-                               Mettre les DAF en forme
Ameliorer ce qui peut l’être encore

5- Mettre les liens sur les boutons

4- Mettre les liens sur le menu des modules

3- changer le lien court

2- Relire

List of the most usual chapter titles and chapter positions
to copy pase if needed and shown here in the usual sequence

Conseil
Ce qu’il vous faut
L’observatoire
Atelier Découverte
Atelier Pratique
Curiosités
Dessins à faire
Documents
Chapitre vidéo
Correction
Prochainement
Matériel à prévoir

List of materials needed when different from the previous module(lesson)

L’observatoire

Vous aviez découvert la Machine à Perspective il y a quelques temps.

C’est une machine qui a besoin d’un certain entretien. Si ses rouages sont laissés à l’arrêt trop longtemps, elle se grippe.

Alors pour que vous puissiez mettre à jour votre carnet d’entretien, je vous propose un petit cas pratique.

Je vais d’ailleurs le mettre en place avec vous étape après étape.

J’y ajouterai un complément sur la perspective des prismes. Je suis bien convaincu que vous ne dessinerez que très rarement des prismes, mais ce n’est pas le but.

L’idée est toute autre. Je vous l’explique dans l’onglet Les Prismes, mais en attendant je vous invite à vous rendre directement dans …

… l’Atelier Pratique.

Atelier pratique

 

Repérez sur cette image deux vues en élévation en haut et une vue en plan en bas.

Etudiez maintenant le bâtiment. Il est composé de trois corps qui, vous le voyez en plan, sont décalés. Les toits sont à quatre pentes pour la tour, à deux pentes pour le corps central et le dernier est plat, en terrasse. Des portes et des fenêtres sont placées de façon différente sur chaque corps.

Comment vous pouvez-vous y prendre pour dessiner le tout en perspective exacte sans aucune difficulté ?

Reprenez la méthode de la machine à perspective. Placez le plan du bâtiment dans le haut, choisissez l’angle avec lequel vous voulez le regarder, et décidez du point de vue. Appuyez l’angle du bâtiment contre le plan du tableau. L’angle de vue peut différer des 45° choisis ici. Ce n’est ni plus facile ni plus difficile. Le choix ici tient uniquement à la nécessité de ne pas avoir une image qui sorte trop du cadre relativement étroit dont je dispose pour vous le montrer.

Tracez les parallèles aux murs du premier corps de bâtiment et avancez les points de fuite sur la ligne d’horizon une fois rabattue à plat sur votre planche à dessin. Il vous manque encore une ligne de terre.

Dessinez la ligne de terre à l’endroit de votre choix. Posez-y le bâtiment vu de face, à droite ou à gauche et reportez la hauteur du premier corps sur l’axe du rayon visuel principal. (en rose)

Notez que vous retrouvez ici la même configuration que dans le dessin du dé. Il n’y a pas de limitation. Vous pourriez placer le bâtiment vu en plan, non seulement sous un angle moins proche de 45° mais plus à droite ou à gauche que sur ce modèle. Cela fonctionnerait tout aussi bien.

Dessinez la ligne de base des murs du premier corps en perspective, en joignant son angle aux points de fuite.

Vous pouvez maintenant, avec la méthode habituelle, relier les points qui vous intéressent (qui sont en l’espèce les angles de votre bâtiment) à l’étoile qui est le point de vue, dans le but d’obtenir les proportions exactes en perspective.

Rappelez-vous que c’est l’intersection de ces lignes avec le plan du tableau (ligne jaune) que vous recherchez dans le but de tirer depuis ces points des verticales. Le dessin est déjà un peu encombré et vous pouvez supprimer certaines lignes de construction pour ne garder que ce qui est utile.

Voilà le dessin allégé. On comprend bien comment se construisent les murs des trois corps de cet ensemble.  Entrons un peu dans le détail. J’ai pris soin de zoomer sur une partie de cette construction pour vous aider à y voir clair.

Voici en un peu plus grand la manière de placer les fenêtres. Posez la vue de côté du bâtiment sur la gauche du dessin. Repérez les hauteurs des portes, des fenêtres et les espaces qui les séparent. Les horizontales jaunes permettent de reporter ces hauteurs sur l’angle du bâtiment qui touche le plan du tableau. Ces points d’aboutissement sur l’angle (ici en rose) ne sont pas encore les hauteurs de fenêtres.

Pour déterminer les hauteurs, renvoyez ces points vers le point de fuite, comme ici avec les lignes bleues pointillées. Quant à leur position en profondeur, elle se determine par les deux verticales rouges définies comme toutes les autres verticales depuis le début. Je le rappelle encore une fois, par le tracé de lignes vers le point de vue, coupant le plan du tableau et repartant parallèlement vers le bas.

Vous ferez la même chose de l’autre côté. Retrouvez la position des verticales, partout où vous aurez besoin de placer des ouvertures. Ici, vous ne pouvez placer des fenêtres que dans le premier corps. Pour les autres, il faut faire appel à un « petit truc » : le serpentage.

Le serpentage

Utilisez les points de fuite de gauche et de droite alternativement. Vous pouvez ainsi faire serpenter une mesure prise sur l’angle qui vous sert de référence jusqu’à un point qui ne vous permettait pas une construction directe.

Voici une vue plus détaillée de cette technique.

Vous avez remarqué que le toit incliné du corps central avait son sommet au même niveau que la base des fenêtres les plus hautes. Par ailleurs sa gouttière tombe exactement à la base des fenêtres de l’étage intermédiaire. Ce n’est pas une chance, je les ai dessinées à cet endroit pour vous permettre de retomber sur vos pieds.

Vous placerez donc facilement, en serpentant, le côté de la gouttière, mis en évidence ici entre les deux points verts du bas.

Pour trouver le sommet du toit, qui vous permettra de déterminer son inclinaison correcte, vous commencerez par tracer la verticale qui passe par ce sommet. C’est la verticale verte, qui descend depuis la ligne jaune, comme vous l’avez déjà fait pour les autres repères verticaux. Ce n’est pas différent, vous commencez à avoir l’habitude de trouver à quel endroit un point quelconque de l’objet vu en plan, traverse le plan du tableau sur la ligne qui le relie au point de vue.

Mais il faut encore trouver à quelle hauteur, sur la verticale verte, se placera le sommet du pignon de ce corps de bâtiment.

Vous avez noté, tout à l’heure, que le haut du toit était exactement sous les fenêtres de l’étage supérieur. La ligne orange fléchée vous donne la hauteur sur l’angle du bâtiment. Les flèches roses serpentent en façade jusqu’à un point vert. Enfin, la petite flèche verte déporte ce point à l’endroit recherché, sur une ligne retournant au point de fuite de gauche. Vous allez pouvoir tracer la première ligne qui matérialise l’inclinaison du toit, mais également, de ce point, vous pourrez tracer le faîtage.

Voilà ces deux lignes tracées. Vous remarquez que la ligne d’inclinaison du toit rejoint la verticale qui monte du point de fuite de gauche en un point bien précis.

Vous vous en souvenez, le point de rencontre de la verticale qui part du point de fuite avec la ligne qui prolonge la bordure du toit porte un nom. C’est le point de fuite du plan incliné. Le point de fuite du toit.

Il suffit donc de repartir de ce point pour tracer le dernier côté de la toiture. Ce toit est terminé.

Pourquoi ne pas, maintenant, essayer de faire le toit pyramidal qui se trouve au-dessus du corps le plus proche de vous ?

Comment allez-vous vous y prendre ? essayez de l’imaginer puis lisez la suite.

Inutile de tracer la verticale sur laquelle passe le sommet de la pyramide, c’est la même que celle de l’angle du bâtiment. La solution que je vous propose est la suivante :  vous allez prolonger ce corps de bâtiment vers le haut, puis le couper à la hauteur du sommet de la pyramide. Ensuite rien de compliqué.

Cela vous donnera un carré vu de dessous, puisqu’il arrive au-dessus de la ligne d’horizon. Il se déforme en un losange comme tout carré vu en perspective angulaire.

Notez la manière dont la hauteur de «l’étage» ajouté, a été mesurée sur la vue de face située à droite.

Ensuite, il a été construit en «verre» au moyen des points de fuite.

Enfin, les diagonales du carré ont été tracées. A leur intersection, se trouve le point vert : c’ est le sommet du toit.

Nettoyez un peu les constructions inutiles et finissez ce toit. Il reste le dernier toit en terrasse du corps le plus éloigné.

Vous pourriez serpenter. Mais, au-dessus du corps du milieu, vous seriez dans le vide. Il y a donc un moyen plus simple de le réaliser. Vous allez prolonger temporairement le bâtiment au toit pyramidal.

Commencez par reporter la hauteur de la terrasse sur l’angle du bâtiment, comme le montre la ligne orange aboutissant au point rose.

Tracez les fuyantes à droite et à gauche qui aboutissent au point noir. Cet artifice crée un lien perspectif entre les deux, et vous permet de continuer votre construction. Regardez sur l’image suivante la chose d’un peu plus près.

A la verticale du point noir, montez une ligne, ici en vert. Cette ligne simule l’angle le plus avancé de la boîte qui englobe l’ensemble de la construction.

Partez du point de fuite de gauche, passez par le point rose et, arrivé au point vert, vous avez coupé la verticale verte, à la hauteur exacte de la terrasse. Repartez de ce point avec une fuyante vers le point de fuite de droite et vous trouvez la hauteur de cette terrasse sur le bâtiment du fond.

Il reste juste à définir la profondeur de ce volume. Prenez la méthode habituelle. Projetez le point arrière de la terrasse sur le plan du tableau. Abaissez-le verticalement et vous trouvez la position de la limite gauche de la terrasse.

Vous pouvez alors fermer les deux côtés du toit en terrasse. Si vous le voulez, vous pouvez placer toutes les autres fenêtres, car vous avez vu tous les cas de figure qui vous permettent de faire fonctionner le serpentage et la machine à perspective.

Vous voulez en savoir un peu plus sur les plans inclinés ?

Très utile pour les toitures, reportez-vous à l’onglet Les Prismes.

Les Prismes

Les prismes ont un intérêt majeur en perspective car ils sont composés d’au moins un plan incliné.

Cela en fait la forme géométrique idéale pour construire les rues en pentes, les toits des maisons et les volumes de la famille des boîtes inclinées.

Pensez, par exemple, au couvercle d’une valise entrouverte. Les sujets faisant appel au prisme sont nombreux : une porte entrouverte, un escalier et sa rampe, un avion au décollage, un écran d’ordinateur portable.

            

Que pensez-vous de ce radeau ? Bel exemple de plan incliné !

Le prisme s’inscrit dans un parallélépipède régulier. Vous allez donc construire une boîte. Ce sera l’occasion de vérifier si vous savez faire cette construction sans aucune difficulté.

Commencez par choisir un point de fuite à gauche puis un autre à droite, sur la ligne d’horizon.

Déterminez la position des deux points bleus formant l’arête la plus proche de vous, en choisissant librement la position du premier. Puis choisissez la hauteur qui le sépare du second. Il sera naturellement placé sur la verticale qui passe par le premier.

Tracez maintenant à votre convenance la verticale qui détermine la profondeur du parallélépipède.

Reliez les coins situés aux points bleus, au point de fuite approprié, à droite.

Continuez le parallélépipède de verre en dessinant aussi la face arrière, comme vous le voyez ici.

Choisissez maintenant la longueur de la boîte à votre convenance en traçant une verticale, ici en rouge.

Reliez les points d’intersection de cette verticale avec les fuyantes au point de fuite situé à gauche. La boîte est presque fermée.

Il manque seulement la verticale qui s’élève depuis le coin le plus éloigné de vous. Jusque là, rien de nouveau. Mais vous allez maintenant couper ce parallélépipède en deux pour en faire un prisme.

Il suffit de tracer les diagonales des deux faces fuyant à gauche. La diagonale du fond est verte et l’autre, plus proche de vous, est noire.

Remarquez-vous quelque chose sur ce dessin ?

Voyez-vous que les diagonales que vous venez de tracer semblent vouloir se rejoindre vers le haut. En tout cas, visiblement, elles ne sont  pas parallèles.

Je les ai prolongées pour vous, et vous constatez qu’en effet elles se rejoignent en un point, ici en orange.

Chose plus curieuse, ce point se trouve exactement à la verticale du point de fuite. Ce n’est pas un hasard, c’est une loi de la perspective.

Il n’est pas nécessaire de formuler cette loi, mieux vaut retenir simplement que des diagonales parallèles fuient vers un point unique, et que ce point est situé sur une perpendiculaire à la ligne d’horizon.

D’ailleurs, si vous regardez ce dessin en tournant la tête à gauche, vous pouvez admettre que vous avez dessiné une autre figure dont la ligne d’horizon serait la ligne pointillée.

Voici maintenant définie la surface inclinée du prisme. En la remplissant de couleur, on voit déjà se profiler le demi toit d’une maison. C’est l’occasion de dessiner l’autre moitié de ce toit et de la construire correctement.

Pour faciliter la visibilité,  j’ai rendu les tuiles transparentes et n’ai gardé que le cadre du demi toit. Tracez les diagonales permettant de définir le centre du rectangle qui correspond au plancher du « grenier » situé sous ce demi-toit.

Au croisement des diagonales, indiqué ici par le point bleu, vous ferez passer une fuyante de plus. Cette fuyante coupe le carré posé sur le sol en deux rectangles égaux. Repérez le point vert…

Tracez une diagonale qui, venant du coin bas du toit, passe par le point vert et se prolonge jusqu’à couper la ligne de base du parallélépipède de départ (au point orange), Cela vous donne la position exacte de l’angle du demi toit manquant. En effet, la diagonale du demi-carré posé sur le sol reporte la profondeur du carré sur la fuyante située à gauche.

Revoyez le principe sur cette illustration.

En 1, vous voyez un rectangle noir coupé en deux parties égales par une médiane. En traçant la diagonale du demi rectangle supérieur, on trouve un point, ici en orange, qui reporte exactement la longueur du rectangle initial sur la ligne inférieure.

En 2, vous avez la même construction dans des proportions différentes.

Enfin, en 3, vous voyez qu’une fois mise en perspective, la construction reste valable pour trouver des mesures égales le long d’une fuyante.

Vous pouvez maintenant tracer le bord du demi toit manquant.

De l’angle du toit, faites encore une fuyante, ici en rouge, pour déterminer l’angle le plus éloigné du toit. Cet angle, que vous ne verriez pas dans la réalité, va vous permettre de faire une nouvelle constatation.

Tracez le bord manquant. Vous voyez bien, qu’à nouveau, les deux arêtes du toit semblent se rejoindre en un point situé vers le bas du dessin.

En effet, elles se rejoignent, en un point parfaitement aligné avec les deux points précédents, sur la même verticale.
Votre toit est exact et vous n’avez plus qu’à le terminer.

Vous êtes toujours là ?

Vous en avez fini avec la perspective pure, mais il reste à comprendre la perspective des ombres, un sujet à la fois simple et complexe mais intéressant.

Je vous laisse assimiler ceci tranquillement.

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A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-0xx-1

Dessin de mémoire <<<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

Dessins facultatifs à conserver <<< Si c’est le cas

FAC-0XX-1

Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
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FAC-0XX-2
Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

Dessins à faire

 

A vos crayons !

 

Dessin d’entraînement facultatif mais conseillé

FAC-87-1
Dessinez des constructions de toits en pente. Sur cette construction, bien visible, donnez le caractère de la toiture.

FAC-87-2
Dessinez un bâtiment complexe de votre imagination en perspective, à partir de documents ou de photos prises sous un autre angle que celui que vous allez choisir pour votre dessin.

Dessins à conserver ou à envoyer à votre tuteur

DAF-87-1

Choisissez un des modèles dans l’onglet : Pour les DAF.

Décidez d’un point de vue.

Dessinez le volume exact sans entrer dans les détails.

DAF-87-2

A partir de votre DAF-87-1 ajoutez portes, fenêtres, balcons, escaliers ou autres éléments d’architecture en quittant le monde des cubes pour faire au contraire entrer votre spectateur dans votre image.

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Utilisez les boutons de votre souris (généralement le droit) et affichez-les en grand format. Imprimez-les ou utilisez-les affichés à l’écran.

Modèle 1

Ce modèle , comme le suivant, est extrait de cahiers de dessin proposées dans les classes primaires des écoles françaises au début du XXe Siècle. L’objectif de ces exercices était de faire prendre conscience aux enfants que tout objet devient plus facile à dessiner si l’on a des guides, ici sous la forme d’un quadrillage permettant de mettre en place son dessin sans grandes erreurs.
Vous pouvez essayer vous même de recopier ce dessin sur une feuille blanche à la dimension exacte du modèle, puis de le refaire en ayant imprimé ce document à l’emplacement prévu sous le  dessin proposé. Superposez-les afin de les comparer par transparence sous une source de lumière. Vous verrez aussitôt que les repères évitent les plus grosses erreurs de construction, de proportions ou d’aplomb. Plus tard vous découvrirez comment continuer à se servir de repères sans pour autant tracer un quadrillage.

Modèle 2

Le modèle de la tasse à café est plutôt une curiosité car l’éllipse de l’ouverture de la tasse semble basculer vers nous par rapport à la sous-tasse qui parait plus juste. On peut imaginer que l’auteur de ces cahiers de dessin pour écoliers avait prévu que si l’ellipse du modèle était trop fermée elle finirait en forme de “Calisson d’Aix”, un défaut très courant chez les débutants. Gardez vos ellipses arrondies, jamais pointues.

Modèle 3

Ce modèle n’est pas aussi simple que l’on pourrait le croire… Efforcez-vous de ne pas traiter les ombres mais de dessiner cette tasse “au trait” ou “au fil” c’est à dire comme les deux modèles précédents qui ne s’occupent pas des différentes valeurs (sombres ou claires) de l’objet.

Modèle 4

Comme l’image précédente ce modèle présente des valeurs d’ombre et de lumière. Vous pouvez tracer les contours de ces zones mais ne “remplissez” pas les zones restez “au trait”

Pour les DAF

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Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pour l’instant le matériel déjà indiqué plus haut est suffisant pour les premiers modules. Vous serez prévenus dès qu’il faudra prévoir de vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez le temps de l’acheter ou de le commander.

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Module 63 : Le cas du cheval

Le cas du cheval

Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :

Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui

L’étude du cheval

Le cheval est un animal exceptionnel. Toute personne qui a eu l’occasion de l’approcher sait qu’il est impressionnant à de nombreux égards.

Notre connaissance du monde animal est souvent le fruit de nos observations d’enfants.

Nous avons tous eu des animaux en peluche, nous en avons vu quantité en images, en figurines, en chocolat.

Nous avons tous jeté du pain aux canards et eu l’occasion de les observer. Nous avons regardé les fourmis évoluer en file indienne aussi. Pour notre mémoire, un canard est un canard et une fourmi une fourmi. Leur forme générique nous est assez familière. Il est pourtant fréquent de rencontrer quelques difficultés au moment de les dessiner. On perçoit alors les limites de notre mémoire quand elle est mal utilisée.

Si je vous parle d’un canard, d’une vache ou d’un paon… vous voyez tout de suite l’animal en question. Mais de quelle nature est l’image que vous en avez ?

Pouvez-vous fermer les yeux et visualiser l’animal si clairement qu’il vous suffit de le recopier ?
J’ai déjà attiré votre attention sur la nécessité d’observer ce que la vie quotidienne vous présente minute après minute. Mais s’il y a une différence entre voir et regarder, il y en a aussi une entre regarder et observer.

Le cheval est très différent des quelques espèces citées à l’instant parce qu’il n’y a pas un cheval mais des chevaux. On ne reconnaîtra pas facilement un dindon d’un autre dans une cour de ferme. Mais les chevaux, comme les chiens ou les chats de compagnie ont des particularités physiques individuelles et distinctes.

Cet animal faisait partie du quotidien de l’homme. Esthétique et symbolique, il est resté une référence très présente dans les mémoires par le biais de nombreuses représentations.

Le cheval a également été si longtemps utilisé par l’homme, participant aux guerres, au travail agricole, au transport, au cirque, à la chasse, qu’il figure au centre de nombreuses places ou aux quatre coins de grands tableaux, de sorte que nous en connaissons généralement bien l’apparence et souvent de plusieurs types. Et pourtant il reste un casse-tête pour le dessinateur non-initié.

Comment ne pas rester les deux pieds dans le même sabot ?

C’est dans l’Atelier Découverte…


Le cheval, par le naturaliste Buffon

Il ne serait pas possible, même dans la branche Animaux de passer en revue toutes les espèces, et d’en dresser le portrait détaillé à la manière de Buffon. Mais je vous propose un exercice autour du cheval, avec comme objectif de pouvoir l’appliquer à d’autres animaux.

Le cheval est un animal qui, de façon objective ou non, représente un certain standard. On trouve son encolure belle et bien proportionnée, alors que la girafe semble posséder un cou, amusant mais trop long.
Trop long ?
En vertu de quoi ?

On ne dira pas non plus que le cheval a de petites oreilles, mais plutôt que celles de l’âne sont vraiment longues. En vertu de quoi ?

C’est le principe de la référence. Un principe important pour le dessinateur puisqu’il est le fondement des canons.

Le cheval en mouvement est un sujet complexe puisqu’il peut marcher, trotter et galoper.

Il y a aussi des attitudes qui ne lui sont pas habituelles. Avez-vous remarqué qu’il est très rare qu’un cheval s’asseye. J’ai connu un cheval qui pourtant s’asseyait mais les attitudes habituelles doivent vous servir de modèle, pas les exceptions.


Le Général L’Hotte Ecuyer en chef à Saumur montant Laruns

Une fois dressé, le cheval peut encore faire preuve, aux mains d’un bon cavalier, de capacités supplémentaires en piaffant, en exécutant un pas espagnol, un galop arrière, ou des appuyés. Ces allures, bien qu’artificielles sont caractéristiques d’un animal dressé. Un trotteur entraîné pour la course aura aussi des allures et donc une silhouette particulière.


“Coquette” au labour, sauvée de l’abattoir par un garçon de restaurant
qui s’offre tout comme elle une seconde vie le week end.

Un cheval de labour en aura de bien différentes.

Le canon du cheval

Il est donc raisonnable de commencer par l’étudier sous l’angle le plus «informatif», donc de profil, et, de préférence, à l’arrêt.

Une fois ses proportions bien intégrées, il sera beaucoup plus facile de le mettre en mouvement.

Pour faciliter cette étude rapide, voici un petit croquis qui montre les termes consacrés aux différentes parties anatomiques du cheval. Apprenez rapidement à les connaître pour mieux profiter de la suite. Il y a toujours eu des puristes de l’hippologie et je n’oserais donc en aucun cas appeler talon la pointe du jarret.

1 salière                                                              10 pointe de l’épaule
2 encolure                                                           11 poitrail
3 garrot                                                               12 avant-bras
4 dos                                                                   13 jambe
5 croupe                                                              14 sabot
6 arête zygomatique                                           15 fanon et ergot
7 joue / ganache                                                  16 talon
8 naseaux                                                            17 grasset
9 menton                                                             18 pointe de la fesse


Un joli carré

Le cheval, de profil, entre en partie dans un carré posé au sol. Son garrot, son poitrail, ses sabots et sa croupe s’inscrivent dans un carré.

L’encolure et la tête ne tiennent pas dans ce carré, mais il est remarquable de voir que des égalités de mesures sautent aux yeux.
L’encolure et la tête ont pratiquement la même longueur.

Cette longueur est aussi la mesure de l’épaisseur de l’abdomen.
On retrouve encore cette mesure entre le pli du grasset et la pointe du jarret.

Et enfin, on la retrouve dans la hauteur du sabot au talon : c’est-à-dire du sol à la pointe du jarret.

Si vous savez dessiner un cheval de mémoire, vous saurez dessiner n’importe quel animal qui peut s’y apparenter. Vaches, chiens, chèvres, chameaux, cerfs, cochons, renards et éléphants…

Vous allez comprendre pourquoi dans un instant.

Commencez par dessiner les “pieds”

Dessinez un membre schématisé puis donnez un peu de détail.

Selon les races, le paturon est plus ou moins épais. Plus il est fin, plus le cheval semble élégant.

Le paturon peut s’articuler sur le boulet, rejetant le sabot vers l’arrière. Si vous dessinez un double trait, comme le montre la flèche, le sabot semblera ferré.

Le devant du sabot est dans le prolongement de la partie antérieure du paturon. Le sabot s’arrondit quand le paturon, vu de face, s’incline vers l’arrière. Dessinez rapidement ces articulations pour comprendre leur fonctionnement.

De dos, le dessous du sabot est visible quand le cheval marche, trotte ou galope. Le fer s’il existe est visible également.

De derrière la couronne plonge de part et d’autre d’une dépression. Avec le paturon elle forme un losange. Voyez-la comme les deux revers d’un col en fourrure. Les fers sont ouverts sur l’arrière. Leur forme comme celle des sabots peut être plus ou moins ovalisée. Notez bien les deux parties proéminentes au talon du sabot et la forme caractéristique en fer de lance de la fourchette visible sous le sabot.

Il y a des sabots qui avancent, d’autres sont plus hauts et moins inclinés.

Si vous avez remarqué que le sabot du boeuf est fendu en deux, est-ce bien difficile à retenir ?

N’est-ce pas largement plus facile à dessiner quand vous savez par coeur dessiner celui d’un cheval ? Cela doit vous faire prendre conscience que le dessin devient plus facile quand vous avez une référence. Vous procéderez alors uniquement par comparaison. Et le nombre de sujets que vous dessinerez de mémoire avec aisance augmentera rapidement. C’est pour cela que la connaissance du cheval est un atout considérable. Ne négligez pas ce module.

La tête du cheval de profil

De profil, la tête tient dans un triangle … tronqué ! Un trapèze en somme.

Marquez la joue, qui est toujours très visible avec la belle courbe semi-circulaire de la ganache. Faites sentir l’arrondi de la nuque qui se fond dans l’encolure. Indiquez le menton.

Repérez la place des naseaux et des yeux, comme si vous dessiniez le squelette. Affinez par un peu plus de détail le dessin de la bouche.

Ajoutez l’arête zygomatique, l’oeil, les oreilles. Pensez au toupet et à la crinière.

La tête de face

La tête de face ne présente que peu de difficultés sur le plan de l’anatomie, mais les repères sont plus difficiles à trouver. Tracez votre losange. marquez les orbites et les naseaux. Indiquez la naissance des oreilles.

Précisez la position des salières, le triangle de l’os du crâne et son losange, placez les yeux, les oreilles et le toupet.

Puis marquez les deux arêtes zygomatiques. Indiquez l’enroulement des naseaux. Dessinez la lèvre supérieure. La tête peut être poussée selon vos goûts.

Et maintenant la synthèse des deux vues…

Le losange est indiqué, l’encolure aussi. On a déjà l’idée de l’angle de vue.

Indiquez successivement le profil, la nuque, la naissance de l’encolure…

La position de l’oeil, des oreilles…

Le ou les naseaux, l’oeil, la salière…

La ganache…

Puis donnez le caractère…
Il y a quelque chose qui me chiffonne.
C’est au niveau des oreilles que cela ne me plaît pas.

Hop, je coupe les oreilles ! Et maintenant… Oui cela va mieux.

Je recommence. J’aime mieux. Les chevaux ont souvent les oreilles occupées chacune à écouter ce qui se passe dans une direction différente. C’est plus vivant.

Je vous passe le crayon… c’est à vous !

Note : Vous voyez bien que le cheval a encore bien des choses à vous raconter.
Le prochain module sur le cheval, traitera de tout le reste du corps et aussi…de la manière de représenter les allures (pas, trot, galop) comme elles se décomposent dans la réalité.

Si vous pensez recopier des images toute votre vie, vous n’avez pas besoin de tout cela. Mais rappelez-vous : vous êtes ici pour devenir de vrais dessinateurs.

Moi, je suis déjà dans le chapitre des Dessins à Faire…

Beatles

Signus IAB Tous droits réservés

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-143-1
Dessinez une tête de cheval de trois quarts. Ne prenez pas un modèle photographique. Si vous ne pouvez vraiment pas travailler d’après nature, alors servez-vous de plusieurs documents pour faire un travail de synthèse de vos divers documents. Essayez de dessiner une construction générale avec de bonnes proportions plutôt que de vous atteler au rendu final.

Dessins facultatifs à conserver

FAC-143-1
Allez faire des croquis dans un manège ou dans la campagne. Ne vous inquiétez pas si vos dessins n’ont pas l’allure que vous pourriez espérer. Les croquis vous serviront à faire un dessin d’atelier une fois rentré.

FAC-143-2
Travaillez une série d’études des membres allant des canons aux sabots.
Inspirez-vous des planches anciennes qui composaient des ensembles élégants, prétextant faire des études préalables une œuvre plus ambitieuse.

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Les documents de ce module

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Votre prochain module

Encore un petit exercice de perspective…

On se sent tellement mieux quand on en a fait une alliée !
Dans ce module, la perspective des bâtiments et son application suivies d’une rapide étude sur les prismes.

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pas de nouveau matériel
à prévoir dans les prochains jours

Pour l’instant le matériel déjà en votre possession est suffisant pour les prochains modules. Veillez simplement à le renouveler et le garder en bon état. Vous serez prévenus dès qu’il faudra vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez largement le temps de vous le procurer.

Drawings critiques if existing

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les images de vos DAF ou de vos FAC

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les dessins destinés à la Galerie des Membres.

En principe vous trouvez ici tous vos dessins mis en galeries ou en attente de validation.
Il sont aussi accessibles dans une galerie plus confortable dans votre menu Espace Membre/Ma Galerie Perso


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Notez votre progression dans ce module

  • Module parcouru rapidement
  • Module vu en totalité
  • DAF faits
  • FAC faits
  • Module à revoir
  • Module bien assimilé

Vous pouvez changer vos choix à tout moment.
Une fois le module bien assimilé vous pourrez aller noter votre avancement ici

Le cas du Cheval

intro (optional)

Read me text (optional) or delete this toggle box Menu des modules Graphite 10- Checklist des TODO pour chacun des modules 9- Déposer les contenus dans les  accordéons 8- Déposer les prochainement et les corrections depuis les fichiers : 10 à 25 :    https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch/ 26 à 50 :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-25-50/ 51 à fin :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-51-fin/ 7- Transposer ce qui est SWF 6-                               Mettre les DAF en forme Ameliorer ce qui peut l’être encore 5- Mettre les liens sur les boutons 4- Mettre les liens sur le menu des modules 3- changer le lien court 2- Relire List of the most usual chapter titles and chapter positions to copy pase if needed and shown here in the usual sequence Conseil Ce qu’il vous faut L’observatoire Atelier Découverte Atelier Pratique Curiosités Dessins à faire Documents Chapitre vidéo Correction Prochainement Matériel à prévoir List of materials needed when different from the previous module(lesson)

L’observatoire

L’étude du cheval

Le cheval est un animal exceptionnel. Toute personne qui a eu l’occasion de l’approcher sait qu’il est impressionnant à de nombreux égards. Notre connaissance du monde animal est souvent le fruit de nos observations d’enfants. Nous avons tous eu des animaux en peluche, nous en avons vu quantité en images, en figurines, en chocolat. Nous avons tous jeté du pain aux canards et eu l’occasion de les observer. Nous avons regardé les fourmis évoluer en file indienne aussi. Pour notre mémoire, un canard est un canard et une fourmi une fourmi. Leur forme générique nous est assez familière. Il est pourtant fréquent de rencontrer quelques difficultés au moment de les dessiner. On perçoit alors les limites de notre mémoire quand elle est mal utilisée. Si je vous parle d’un canard, d’une vache ou d’un paon… vous voyez tout de suite l’animal en question. Mais de quelle nature est l’image que vous en avez ? Pouvez-vous fermer les yeux et visualiser l’animal si clairement qu’il vous suffit de le recopier ? J’ai déjà attiré votre attention sur la nécessité d’observer ce que la vie quotidienne vous présente minute après minute. Mais s’il y a une différence entre voir et regarder, il y en a aussi une entre regarder et observer. Le cheval est très différent des quelques espèces citées à l’instant parce qu’il n’y a pas un cheval mais des chevaux. On ne reconnaîtra pas facilement un dindon d’un autre dans une cour de ferme. Mais les chevaux, comme les chiens ou les chats de compagnie ont des particularités physiques individuelles et distinctes. Cet animal faisait partie du quotidien de l’homme. Esthétique et symbolique, il est resté une référence très présente dans les mémoires par le biais de nombreuses représentations. Le cheval a également été si longtemps utilisé par l’homme, participant aux guerres, au travail agricole, au transport, au cirque, à la chasse, qu’il figure au centre de nombreuses places ou aux quatre coins de grands tableaux, de sorte que nous en connaissons généralement bien l’apparence et souvent de plusieurs types. Et pourtant il reste un casse-tête pour le dessinateur non-initié. Comment ne pas rester les deux pieds dans le même sabot ? C’est dans l’Atelier Découverte…

Atelier Découverte

Le cheval, par le naturaliste Buffon Il ne serait pas possible, même dans la branche Animaux de passer en revue toutes les espèces, et d’en dresser le portrait détaillé à la manière de Buffon. Mais je vous propose un exercice autour du cheval, avec comme objectif de pouvoir l’appliquer à d’autres animaux. Le cheval est un animal qui, de façon objective ou non, représente un certain standard. On trouve son encolure belle et bien proportionnée, alors que la girafe semble posséder un cou, amusant mais trop long. Trop long ? En vertu de quoi ? On ne dira pas non plus que le cheval a de petites oreilles, mais plutôt que celles de l’âne sont vraiment longues. En vertu de quoi ? C’est le principe de la référence. Un principe important pour le dessinateur puisqu’il est le fondement des canons. Le cheval en mouvement est un sujet complexe puisqu’il peut marcher, trotter et galoper. Il y a aussi des attitudes qui ne lui sont pas habituelles. Avez-vous remarqué qu’il est très rare qu’un cheval s’asseye. J’ai connu un cheval qui pourtant s’asseyait mais les attitudes habituelles doivent vous servir de modèle, pas les exceptions. Le Général L’Hotte Ecuyer en chef à Saumur montant Laruns Une fois dressé, le cheval peut encore faire preuve, aux mains d’un bon cavalier, de capacités supplémentaires en piaffant, en exécutant un pas espagnol, un galop arrière, ou des appuyés. Ces allures, bien qu’artificielles sont caractéristiques d’un animal dressé. Un trotteur entraîné pour la course aura aussi des allures et donc une silhouette particulière. “Coquette” au labour, sauvée de l’abattoir par un garçon de restaurant qui s’offre tout comme elle une seconde vie le week end. Un cheval de labour en aura de bien différentes.

Le canon du cheval

Il est donc raisonnable de commencer par l’étudier sous l’angle le plus «informatif», donc de profil, et, de préférence, à l’arrêt. Une fois ses proportions bien intégrées, il sera beaucoup plus facile de le mettre en mouvement. Pour faciliter cette étude rapide, voici un petit croquis qui montre les termes consacrés aux différentes parties anatomiques du cheval. Apprenez rapidement à les connaître pour mieux profiter de la suite. Il y a toujours eu des puristes de l’hippologie et je n’oserais donc en aucun cas appeler talon la pointe du jarret. 1 salière                                                              10 pointe de l’épaule 2 encolure                                                           11 poitrail 3 garrot                                                               12 avant-bras 4 dos                                                                   13 jambe 5 croupe                                                              14 sabot 6 arête zygomatique                                            15 fanon et ergot 7 joue / ganache                                                  16 talon 8 naseaux                                                            17 grasset 9 menton                                                              18 pointe de la fesse

Un joli carré

Le cheval, de profil, entre en partie dans un carré posé au sol. Son garrot, son poitrail, ses sabots et sa croupe s’inscrivent dans un carré. L’encolure et la tête ne tiennent pas dans ce carré, mais il est remarquable de voir que des égalités de mesures sautent aux yeux. L’encolure et la tête ont pratiquement la même longueur. Cette longueur est aussi la mesure de l’épaisseur de l’abdomen. On retrouve encore cette mesure entre le pli du grasset et la pointe du jarret. Et enfin, on la retrouve dans la hauteur du sabot au talon : c’est-à-dire du sol à la pointe du jarret.

Atelier pratique

 Si vous savez dessiner un cheval de mémoire, vous saurez dessiner n’importe quel animal qui peut s’y apparenter. Vaches, chiens, chèvres, chameaux, cerfs, cochons, renards et éléphants… Vous allez comprendre pourquoi dans un instant.

Commencez par dessiner les “pieds”

Dessinez un membre schématisé puis donnez un peu de détail. Selon les races, le paturon est plus ou moins épais. Plus il est fin, plus le cheval semble élégant. Le paturon peut s’articuler sur le boulet, rejetant le sabot vers l’arrière. Si vous dessinez un double trait, comme le montre la flèche, le sabot semblera ferré. Le devant du sabot est dans le prolongement de la partie antérieure du paturon. Le sabot s’arrondit quand le paturon, vu de face, s’incline vers l’arrière. Dessinez rapidement ces articulations pour comprendre leur fonctionnement. De dos, le dessous du sabot est visible quand le cheval marche, trotte ou galope. Le fer s’il existe est visible également. De derrière la couronne plonge de part et d’autre d’une dépression. Avec le paturon elle forme un losange. Voyez-la comme les deux revers d’un col en fourrure. Les fers sont ouverts sur l’arrière. Leur forme comme celle des sabots peut être plus ou moins ovalisée. Notez bien les deux parties proéminantes au talon du sabot et la forme caractéristique en fer de lance de la fourchette visible sous le sabot. Il y a des sabots qui avancent, d’autres sont plus hauts et moins inclinés. Si vous avez remarqué que le sabot du boeuf est fendu en deux, est-ce bien difficile à retenir ? N’est-ce pas largement plus facile à dessiner quand vous savez par coeur dessiner celui d’un cheval ? Cela doit vous faire prendre conscience que le dessin devient plus facile quand vous avez une référence. Vous procéderez alors uniquement par comparaison. Et le nombre de sujets que vous dessinerez de mémoire avec aisance augmentera rapidement. C’est pour cela que la connaissance du cheval est un atout considérable. Ne négligez pas ce module.

La tête du cheval de profil

De profil, la tête tient dans un triangle … tronqué ! Un trapèze en somme. Marquez la joue, qui est toujours très visible avec la belle courbe semi-circulaire de la ganache. Faites sentir l’arrondi de la nuque qui se fond dans l’encolure. Indiquez le menton. Repérez la place des naseaux et des yeux, comme si vous dessiniez le squelette. Affinez par un peu plus de détail le dessin de la bouche. Ajoutez l’arête zygomatique, l’oeil, les oreilles. Pensez au toupet et à la crinière.

La tête de face

La tête de face ne présente que peu de difficultés sur le plan de l’anatomie, mais les repères sont plus difficiles à trouver. Tracez votre losange. marquez les orbites et les naseaux. Indiquez la naissance des oreilles. Précisez la position des salières, le triangle de l’os du crâne et son losange, placez les yeux, les oreilles et le toupet. Puis marquez les deux arêtes zygomatiques. Indiquez l’enroulement des naseaux. Dessinez la lèvre supérieure. La tête peut être poussée selon vos goûts.

Et maintenant la synthèse des deux vues…

Le losange est indiqué, l’encolure aussi. On a déjà l’idée de l’angle de vue. Indiquez successivement le profil, la nuque, la naissance de l’encolure… La position de l’oeil, des oreilles… Le ou les naseaux, l’oeil, la salière… La ganache… Puis donnez le caractère… Il y a quelque chose qui me chiffonne. C’est au niveau des oreilles que cela ne me plaît pas. Hop, je coupe les oreilles ! Et maintenant… Oui cela va mieux. Je recommence. J’aime mieux. Les chevaux ont souvent les oreilles occupées chacune à écouter ce qui se passe dans une direction différente. C’est plus vivant. Je vous passe le crayon… c’est à vous ! Note : Vous voyez bien que le cheval a encore bien des choses à vous raconter. Le prochain module sur le cheval, traitera de tout le reste du corps et aussi…de la manière de représenter les allures (pas, trot, galop) comme elles se décomposent dans la réalité. Si vous pensez recopier des images toute votre vie, vous n’avez pas besoin de tout cela. Mais rappelez-vous : vous êtes ici pour devenir de vrais dessinateurs. Moi, je suis déjà dans le chapitre des Dessins à Faire…
Vous pouvez voir d’autres curiosités dans le menu Documentation. Les curiosités s’affichent au fur et à mesure que vous avancez dans votre parcours.

Beatles

Signus IAB Tous droits réservés
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A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires. Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-0xx-1
 Dessin de mémoire <<<< Si c’est le cas sujet de l’exercice Dessins facultatifs à conserver <<< Si c’est le cas FAC-0XX-1
 Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas sujet de l’exercice FAC-0XX-2 Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas sujet de l’exercice

Dessins à faire

A vos crayons !

Dessins d’entraînement facultatifs mais conseillés

FAC-143-1 Allez faire des croquis dans un manège ou dans la campagne. Ne vous inquiétez pas si vos dessins n’ont pas l’allure que vous pourriez espérer. Les croquis vous serviront à faire un dessin d’atelier une fois rentré. FAC-143-2 Travaillez une série d’études des membres allant des canons aux sabots. Inspirez-vous des planches anciennes qui composaient des ensembles élégants, prétextant faire des études préalables une oeuvre plus ambitieuse.

Dessin à conserver ou à envoyer à votre tuteur

DAF-143-1 Dessinez une tête de cheval de trois quarts. Ne prenez pas un modèle photographique. Si vous ne pouvez vraiment pas travailler d’après nature, alors servez-vous de plusieurs documents pour faire un travail de synthèse de vos divers documents. Essayez de dessiner une construction générale avec de bonnes proportions plutôt que de vous atteler au rendu final.
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Les documents de ce module

Or another element of the global library like these thumbnail pages dedicated to each document Vos Documents Modèle 1 Modèle 2 Modèle 3 Modèle 4 Vos Documents

Il peut s’agir de modèles, de curiosités ou de références. Utilisez les boutons de votre souris (généralement le droit) et affichez-les en grand format. Imprimez-les ou utilisez-les affichés à l’écran.

Modèle 1 Ce modèle , comme le suivant, est extrait de cahiers de dessin proposées dans les classes primaires des écoles françaises au début du XXe Siècle. L’objectif de ces exercices était de faire prendre conscience aux enfants que tout objet devient plus facile à dessiner si l’on a des guides, ici sous la forme d’un quadrillage permettant de mettre en place son dessin sans grandes erreurs. Vous pouvez essayer vous même de recopier ce dessin sur une feuille blanche à la dimension exacte du modèle, puis de le refaire en ayant imprimé ce document à l’emplacement prévu sous le  dessin proposé. Superposez-les afin de les comparer par transparence sous une source de lumière. Vous verrez aussitôt que les repères évitent les plus grosses erreurs de construction, de proportions ou d’aplomb. Plus tard vous découvrirez comment continuer à se servir de repères sans pour autant tracer un quadrillage. Modèle 2 Le modèle de la tasse à café est plutôt une curiosité car l’éllipse de l’ouverture de la tasse semble basculer vers nous par rapport à la sous-tasse qui parait plus juste. On peut imaginer que l’auteur de ces cahiers de dessin pour écoliers avait prévu que si l’ellipse du modèle était trop fermée elle finirait en forme de “Calisson d’Aix”, un défaut très courant chez les débutants. Gardez vos ellipses arrondies, jamais pointues. Modèle 3 Ce modèle n’est pas aussi simple que l’on pourrait le croire… Efforcez-vous de ne pas traiter les ombres mais de dessiner cette tasse “au trait” ou “au fil” c’est à dire comme les deux modèles précédents qui ne s’occupent pas des différentes valeurs (sombres ou claires) de l’objet. Modèle 4 Comme l’image précédente ce modèle présente des valeurs d’ombre et de lumière. Vous pouvez tracer les contours de ces zones mais ne “remplissez” pas les zones restez “au trait”

Squelette

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Un Cheval, des Chevalets

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Module 62 : Organes du visage : les yeux

Organes du visage : les yeux

Au royaume des dessinateurs, les borgnes ne sont pas rois !

Vous avez vu, comme moi, des centaines de démonstrations de dessins d’un oeil.

Je parle de celles-ci, en vidéo, de type speed painting/drawing.

Généralement la prouesse consiste à faire un oeil très brillant et réaliste. Cela peut bluffer un court instant, mais…

Avez-vous remarqué qu’il n’y en a jamais deux ?

Vous avez compris que la véritable difficulté, avec les yeux, c’est de créer la cohérence entre les deux yeux, de rendre avec justesse le regard. Je n’ai jamais cru déceler le moindre talent “visionnaire” dans ces démonstrations, parfois très bien exécutées.

Un oeil peint vaut moins que deux tu peindras !

Il y a pourtant quelques exceptions mais ce n’est pas encore sur Youtube !

Joseph Sacco – visipix.com

Dessiner est une chose, surprendre en est une autre !

Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :

Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui

Les yeux, le regard, l’expression

“T’as d’beaux yeux, tu sais !”

L’oeil est un organe fabuleux, exceptionnel dans sa fonction et plus mystérieux que tout autre.

Dans la chronologie de l’étude des organes du visage, j’ai tenu, comme je l’ai dit dans le module précédent, à vous garder le meilleur pour la fin. Le meilleur et le plus subtil comme vous allez le constater tout au long de ce dernier module sur les organes du visage.

Le regard de Darwin

Que l’on soit un adepte de la théorie de l’évolution ou non, l’œil pose quelques questions. On peut assez facilement concevoir l’adaptation d’un organe au milieu dans lequel il évolue. Qu’une nageoire se transforme en aile, qu’une aile se transforme en bras, qu’une main ait des griffes aux extrémités des doigts, tout cela s’admet assez facilement.

Mais qu’une espèce aveugle s’équipe au cours d’une longue évolution d’organes capables de transporter jusqu’au cerveau la photographie du monde distant qui l’entoure dépasse ce que mon raisonnement peut accepter comme une hypothèse ordinaire.

L’œil est en tout cas un organe qui fascine par sa matière, sa couleur et ses mouvements.

Les yeux et les sourcils    ô ô

Les yeux et les sourcils forment un ensemble indissociable.
Il est pourtant plus facile d’étudier leurs formes et leurs mouvements séparément.
Ensuite le regroupement de vos observations et de ce que vous en retirerez sera assez évident à mettre en oeuvre.

 

Les sourcils

Ces deux zones qui soulignent les arcades (sourcilières, justement) au moyen d’accents circonflexes ou de virgules poilus ont des aspects variés.

Très variés !

Fins, transparents, dessinés, touffus, épais, broussailleux, les sourcils cadrent le regard.

C’est en quelque sorte un accessoire qui participe fortement au rendu d’une expression…

La forme des sourcils est généralement en accord avec la forme de l’oeil.

Voyez-vous comme les lignes de tension sont ici en accord ?

Ici également les lignes directrices s’accordent. C’est l’une des premières relations que vous ferez entre les yeux et les sourcils. Mais vous établirez ce lien uniquement s’il existe. Dans un portrait, vous ne devrez pas créer cette relation de direction si vous ne la voyez pas. Mais n’oubliez pas de vous poser la question car une réponse suite à l’observation objective vous aidera à capter la ressemblance.

Dans un croquis rapide, il est très avantageux de bien placer les sourcils. Ils donnent une première idée de l’angle par lequel est vu le visage.

Une des caractéristiques de la virilité est le sourcil épais.

Il s’agit d’un cliché qui n’est pas toujours exact. Nous sommes ici dans des généralités. Quand vous dessinez de mémoire il est plus simple de rester dans les standards. Devant votre modèle seule l’observation objective compte.

Généralement fins et arrondis chez les femmes, les sourcils sont redessinés au moyen de maquillage ou de la pince à épiler.

Ils sont plus épais et forment un angle plus marqué chez l’homme.

Les sourcils suivent la courbure des arcades et se prolongent assez loin ce qui peut faire disparaitre une partie du sourcil le plus éloigné dans une vue de trois quarts. Un curieux réflexe nous pousse souvent à vouloir dessiner le deuxième sourcil en entier.

Sur le plan des valeurs, les sourcils marquent la valeur la plus foncée des visages jeunes en particulier chez les bruns.

Avec le temps les sourcils contrastent moins avec la peau en devenant plus clairsemés.

L’Atelier Pratique achèvera ce tour d’horizon du sourcil en se penchant sur la manière d’implanter ses poils avec votre crayon …

L’observation des yeux

Les yeux sont deux globes presque parfaits.

Un léger renflement  existe sur ce globe au niveau de l’iris. Cela ne concerne pas vraiment le dessinateur car c’est imperceptible. Si l’œil regarde très haut ou très bas, vous percevez cette forme ovalisée du globe oculaire car la paupière suit cette forme au lieu de décrire un arc de cercle parfait.

A moins que l’on se force à loucher, les yeux pivotent ensemble et s’orientent presque dans la même direction de manière automatique. Ils vont ensemble chercher le sol ou le ciel. Il est assez difficile de les en empêcher.

Chaque globe est à demi enfoui dans les orbites du crâne et est recouvert par des paupières. La forme de l’œil est due en très grande partie à la forme des paupières et des arcades. L’iris selon sa couleur et sa clarté donne des regards très différents.

Les paupières ne font pas un chemin équivalent pour se fermer. La paupière supérieure se baisse beaucoup plus loin que la paupière inférieure qui ne remonte presque pas.

La forme générale de l’œil de face et de profil

Les paupières ne s’attachent pas aux deux coins des yeux de la même manière et laissent apparaître le globe oculaire par une ouverture de forme dissymétrique.

De face il y a un espace de la largeur d’un œil entre les deux yeux. L’œil présente un coin interne et un coin externe.

La position des coins et leur forme permet de bien différencier l’œil droit de l’œil gauche. Observez également avec attention la surface qu’occupe l’iris sur le globe et celle de la pupille au centre de l’iris.

Une exagération de la surface de l’iris peut donner un regard de poupée. Une pupille ou un iris trop petits donnent inversement un regard glacial ce qui n’est pas souhaitable à moins que cela ne soit volontaire et très habilement mesuré.

Brillances

Vu le caractère brillant du globe de l’œil et même son aspect proche de celui du verre, la lumière s’y reflète très nettement.

il y a d’abord des parties brillantes sur les bords des paupières…

…des réflexions très nettes et contrastées, très souvent situées de part et d’autre de la pupille. Tout dépend du nombre de fenêtres ou de sources lumineuses de la pièce. Ces réflexions se déforment sur le globe oculaire.

Enfin des liserés très lumineux sont présents au bord de la paupière et au coin des yeux. Plus l’œil est humide plus il brille à cet endroit. Si vous épaississez trop ces filets, votre sujet paraitra au bord des larmes.

Pensez à bien situer ces brillances, mais sans en abuser, pour donner vie aux yeux que vous dessinez. Si votre modèle se trouve sous un lustre de 300 bougies, créant trop de reflets épars, interprétez ce que vous voyez par une sélection de ce qui explique l’éclairage au mieux, sans le suivre de manière servile.

De profil l’œil s’inscrit dans un triangle.

Pollaluolo – visipix.com

Selon la direction du regard la pupille prend la forme d’une ellipse plus ou moins aplatie.

Rappelez-vous que l’œil est un globe mobile.

Sandys – visipix.com

Si l’iris est tourné vers vous, il sera presque rond même sur un visage de profil.

L’habillage du globe par des paupières

De profil on entrevoit assez distinctement la façon dont les paupières habillent le globe oculaire. Une fois bien compris, il devient plus facile de dessiner les paupières de face également.

Les yeux, comme la bouche, sont susceptibles d’être maquillés, ce qui en modifie optiquement la forme. Ne vous laissez pas influencer par cet effet “trompe l’œil”. Dessinez des yeux bien construits et maquillez-les dans votre dessin comme vous le feriez dans la réalité. Observez également la façon dont les cils bordent les paupières.

 

Vu de face, la forme de l’œil n’est pas celle d’une navette symétrique.

Remarquez que la courbure inférieure est moins marquée que la courbure supérieure. C’est d’autant plus vrai que le point de vue s’abaisse. La paupière supérieure est également surplombée d’un pli qui suit la courbure du globe.

Toutefois lorsque l’on plisse les yeux pour se protéger d’un éblouissement, cette observation n’est plus valable. L’objectif n’étant plus de masquer l’œil mais de créer une fente très fine pour protéger la pupille de rayons lumineux violents. Regardant devant soi, la pupille reste au centre du globe et fait remonter la paupière inférieure assez haut. Le tout s’accompagne d’une grimace puisque ce mouvement n’est pas naturel.

Le rire également pince les yeux et ajoute tout un réseau de rides en éventail au coin des yeux.

Le plan des yeux et le mouvement des globes

De nombreux portraits sont gâchés par l’oubli d’une observation très simple. Les deux yeux sont des globes situés dans le même plan et relativement enfoncés dans les orbites.

Mais les paupières et les arcades sont, elles, situées dans des plans différents car bien que symétriques elles sont déjà dans l’arrondi du visage.

On peut imaginer les globes comme assujettis l’un à l’autre à la manière des roues avant d’un véhicule à direction. Ce jumelage, ce parallélisme reste vrai dans les mouvements vers le haut et le bas. Il est très important de ne pas faire « loucher » son modèle en se trompant dans la direction du regard de chaque œil.

Quand l’œil tourne vers la droite ou la gauche très fortement, il y a une autre observation à faire. Non seulement les reflets ne tournent pas avec l’œil car c’est le globe qui réfléchit la lumière mais les yeux cessent de tourner parallèlement.

L’oeil le plus proche du point de visée tourne plus que l’autre. D’ailleurs si l’œil extérieur tournait plus, il ne verrait que l’arête du nez.

Il y a peu de distance entre les deux yeux mais suffisamment tout de même pour présenter une différence de dimension entre les deux globes dans une vue de trois quarts. Tout oubli ou inversion de cette dégradation linéaire peut conduire à des visages bizarres. Évitez cela à tout prix.

Le vieillissement des yeux

Avec l’âge, les yeux changent. D’une part ils deviennent plus humides, brillent davantage sur le bord des paupières mais accrochent moins la lumière car ils se tiennent légèrement plus fermés. Ils s’entourent de multiples rides et les paupières dont la chair se ramollit tendent à faire un pli supplémentaire devenant très creux sous l’arcade. Le sourcil s’éclaircit ou la pilosité s’emballe mais l’effet est généralement broussailleux.

Les yeux marqués de rides sont de beaux sujets car ils sont graphiques. Avec le temps le globe ne change que peu mais l’iris se décolore légèrement, plus souvent chez les sujets très âgés.

Ce tour d’horizon a pour objectif unique de vous “ouvrir les yeux” il n’y a plus qu’à passer à l’Atelier Pratique.

 La forme générique de l’oeil

Repérez l’inclinaison de l’angle de l’oeil. Attention les coins des paupières sont placés sur une ligne généralement plus horizontale que celle de l’angle de l’oeil.
vous voyez que le coin intérieur de l’oeil est placé en dessous de la ligne. Pour une question d’échelle, je ne montre ici qu’un côté mais vous ferez les deux yeux en même temps. Rappelez-vous : Il y a un oeil entre les deux yeux !

Repérez la hauteur de part et d’autre de cette ligne où les paupières s’arrêtent puis dessinez leur courbure spécifique. La surface au-dessus de la ligne est supérieure à celle du dessous.


Indiquez maintenant l’arrondi à droite comme à gauche qui sépare la chair du globe blanc de l’oeil.

Les tangentes aux 4 courbes de la forme déjà définie à ce stade montrent un losange caractéristique de la forme de votre modèle.  Vous devrez toujours avancer ici symétriquement pour avancer les deux yeux en même temps sans oublier de vous demander avant chaque trait s’ il correspond à ce que vous voyez.

C’est le moment de placer l’iris. Il faut en repérer le centre qui sera toujours le centre de la pupille également. Vous voyez que la courbe est complète en bas alors qu’elle est interrompue en haut. C’est une observation qui varie car la paupière est plus ou moins soulevée, mais dont le principe est presque toujours valable.


Dessinez les plis de la paupière sans oublier qu’il peuvent croiser la chair de l’arcade selon le modèle, en passant dessous.


Placez très simplement quelques reflets par un contour pas trop appuyé.

La finition en valeurs donne instantanément la vie.

 

Implantation des cils et des sourcils

Le système pileux diffère également beaucoup d’un individu à l’autre. Il y a toutefois une organisation assez constante de l’implantation des poils des sourcils. Les cils ne se placent pas non plus sans un minimum d’attention.

Voici un oeil rapidement esquissé. La longueur et la forme du sourcil est indiquée très simplement. Elle longe l’arcade formant un angle léger.

Indiquez par des traits courts l’organisation pileuse en éventail du gras du sourcil.

Si la pilosité est forte, ce qui sera rarement le cas chez une femme, ajoutez dès maintenant des poils allant en s’inclinant vers le centre du visage.

Rechargez le gras du sourcil en deux passages croisés mais ne couchez pas les poils.

Cette fois vous habillerez la pointe du sourcil de poils plus horizontaux.

Reprenez maintenant par quelques poils plus légers, bien en épi au dessus de la pointe du sourcil. Marquez par cet artifice l’angle parfois très net situé en haut du sourcil si vous voulez qu’il paraisse plus masculin.

Un passage de plus avec un une inclinaison de hachures plus fortes viendra épaissir le sourcil surtout dans le bas.

Gommez la pilosité excessive qui était à gauche et épaississez à nouveau le gras du sourcil. Passez maintenant aux cils.

Observez bien ceci : Les cils sont plus espacés et plus fins vers le coin intérieur de l’oeil. Les cils de la paupière supérieure semblent dessiner une ombre forte au bord de la paupière alors que ceux du bas laissent un liseret libre entre le blanc de l’oeil et leur racine.

Les cils du bas sont très dispersés et ressemblent à de petites virgules désordonnées. Les cils du haut sont longs chez les enfants, courts chez l’homme, incurvés et longs chez la femme. De face ne dessinez pas les cils en rayons de soleil autour de l’oeil.  Les cils les plus longs se situent vers le signe +.

La paupière tourne. Il est donc normal que les cils soient vus davantage en raccourci au centre de l’oeil qu’au coin extérieur où les cils sont tout de même plus courts.

Houdon

Regardez avec quelle maîtrise Houdon a rendu l’iris et la pupille en jouant simplement sur les creux sculptés dans le globe oculaire pour donner l’illusion de l’iris et de ses reflets sur la pupille.

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

Exceptionnellement vous lirez le
Dessin A NJamais Faire avant de passer au DAF-231-1

DANJF-231-1

Ne dessinez jamais un oeil seul. C’est trop facile, beaucoup trop facile. Faites des croquis d’un seul oeil si vous voulez mais ne vous lancez pas dans le dessin d’un oeil abouti et réaliste qui soit orphelin.
D’une part c’est un sujet totalement usé, mais en plus vous n’en retirerez rien.

DAF-231-1
Si vous voulez un jour vous sentir libre de créer, il va falloir commencer à vous passer de sujets imposés. Pour vous sevrer en douceur je vous propose de dessiner un personnage en buste, homme, femme ou enfant qui ait le regard ailleurs que dans le vide.
Faites-le regarder quelque chose ou quelqu’un !

Dessins facultatifs à conserver

FAC-231-1
Dessinez rapidement d’après un modèle vivant son oeil de trois quarts en esquissant aussi le second (le plus éloigné). Mettez l’accent sur l’oeil le plus proche de vous. Déplacez-vous ensuite de 90° et dessinez le même sujet par l’autre côté.

FAC-231-2
Demandez à votre modèle de regarder dans une autre direction et recommencez l’exercice précédent.

Votre prochain module

Comment faire du cheval l’ami du dessinateur ? Comment faire de cet animal la plus noble conquête de votre crayon ? Comment tirer profit des heureux hasards de la nature et comment appliquer une technique simple pour réussir à dessiner  tous les animaux que vous voudrez de mémoire ?

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pas de nouveau matériel
à prévoir dans les prochains jours

Pour l’instant le matériel déjà en votre possession est suffisant pour les prochains modules. Veillez simplement à le renouveler et le garder en bon état. Vous serez prévenus dès qu’il faudra vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez largement le temps de vous le procurer.

Drawings critiques if existing

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les images de vos DAF ou de vos FAC

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les dessins destinés à la Galerie des Membres.

En principe vous trouvez ici tous vos dessins mis en galeries ou en attente de validation.
Il sont aussi accessibles dans une galerie plus confortable dans votre menu Espace Membre/Ma Galerie Perso


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Notez votre progression dans ce module

  • Module parcouru rapidement
  • Module vu en totalité
  • DAF faits
  • FAC faits
  • Module à revoir
  • Module bien assimilé

Vous pouvez changer vos choix à tout moment.
Une fois le module bien assimilé vous pourrez aller noter votre avancement ici

Les yeux

intro (optional)

Conseil du jour

Au royaume des dessinateurs, les borgnes ne sont pas rois !

Vous avez vu, comme moi, des centaines de démonstrations de dessins d’un oeil.

Je parle de celles-ci, en vidéo, de type speed painting/drawing.

Généralement la prouesse consiste à faire un oeil très brillant et réaliste. Cela peut bluffer un court instant, mais…

Avez-vous remarqué qu’il n’y en a jamais deux ?

Vous avez compris que la véritable difficulté, avec les yeux, c’est de créer la cohérence entre les deux yeux, de rendre avec justesse le regard. Je n’ai jamais cru déceler le moindre talent “visionnaire” dans ces démonstrations, parfois très bien exécutées.

Un oeil peint vaut moins que deux tu peindras !

Il y a pourtant quelques exceptions mais ce n’est pas encore sur Youtube !

Joseph Sacco – visipix.com

Dessiner est une chose, surprendre en est une autre !

Menu des modules Graphite

10- Checklist des TODO pour chacun des modules

9- Déposer les contenus dans les  accordéons

8- Déposer les prochainement et les corrections depuis les fichiers :
10 à 25 :    https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch/

26 à 50 :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-25-50/

51 à fin :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-51-fin/

7- Transposer ce qui est SWF

6-                               Mettre les DAF en forme
Ameliorer ce qui peut l’être encore

5- Mettre les liens sur les boutons

4- Mettre les liens sur le menu des modules

3- changer le lien court

2- Relire

List of the most usual chapter titles and chapter positions
to copy pase if needed and shown here in the usual sequence

Conseil
Ce qu’il vous faut
L’observatoire
Atelier Découverte
Atelier Pratique
Curiosités
Dessins à faire
Documents
Chapitre vidéo
Correction
Prochainement
Matériel à prévoir

List of materials needed when different from the previous module(lesson)

L’observatoire

 

Les yeux, le regard, l’expression

“T’as d’beaux yeux, tu sais !”

L’oeil est un organe fabuleux, exceptionnel dans sa fonction et plus mystérieux que tout autre.

Dans la chronologie de l’étude des organes du visage, j’ai tenu, comme je l’ai dit dans le module précédent, à vous garder le meilleur pour la fin. Le meilleur et le plus subtil comme vous allez le constater tout au long de ce dernier module sur les organes du visage.

Le regard de Darwin

Que l’on soit un adepte de la théorie de l’évolution ou non, l’oeil pose quelques questions. On peut assez facilement concevoir l’adaptation d’un organe au milieu dans lequel il évolue. Qu’une nageoire se transforme en aile, qu’une aile se tranforme en bras, qu’une main ait des griffes aux extrémités des doigts, tout cela s’admet assez facilement.

Mais qu’une espèce aveugle s’équipe au cours d’une longue évolution d’organes capables de transporter jusqu’ au cerveau la photographie du monde distant qui l’entoure dépasse ce que mon raisonnement peut accepter comme une hypothèse ordinaire.

L’oeil est en tout cas un organe qui facine par sa matière, sa couleur et ses mouvements.

Atelier Découverte

Les yeux et les sourcils    ô ô

Les yeux et les sourcils forment un ensemble indissociable.
Il est pourtant plus facile d’étudier leurs formes et leurs mouvements séparément.
Ensuite le regroupement de vos observations et de ce que vous en retirerez sera assez évident à mettre en oeuvre.

 

Les sourcils

Ces deux zones qui soulignent les arcades (sourcilières, justement) au moyen d’accents circonflexes ou de virgules poilus ont des aspects variés.

Très variés !

Fins, transparents, dessinés, touffus, épais, broussailleux, les sourcils cadrent le regard.

C’est en quelque sorte un accessoire qui participe fortement au rendu d’une expression…

La forme des sourcils est généralement en accord avec la forme de l’oeil.

Voyez-vous comme les lignes de tension sont ici en accord ?

Ici également les lignes directrices s’accordent. C’est l’une des premières relations que vous ferez entre les yeux et les sourcils. Mais vous établirez ce lien uniquement s’il existe. Dans un portrait, vous ne devrez pas créer cette relation de direction si vous ne la voyez pas. Mais n’oubliez pas de vous poser la question car une réponse suite à l’observation objective vous aidera à capter la ressemblance.

Dans un croquis rapide, il est très avantageux de bien placer les sourcils. Ils donnent une première idée de l’angle par lequel est vu le visage.

Une des caractéristiques de la virilité est le sourcil épais.

Il s’agit d’un cliché qui n’est pas toujours exact. Nous sommes ici dans des généralités. Quand vous dessinez de mémoire il est plus simple de rester dans les standards. Devant votre modèle seule l’observation objective compte.

Généralement fins et arrondis chez les femmes, les sourcils sont redessinés au moyen de maquillage ou de la pince à épiler.

Ils sont plus épais et forment un angle plus marqué chez l’homme.

Les sourcils suivent la courbure des arcades et se prolongent assez loin ce qui peut faire disparaitre une partie du sourcil le plus éloigné dans une vue de trois quarts. Un curieux réflexe nous pousse souvent à vouloir dessiner le deuxième sourcil en entier.

Sur le plan des valeurs, les sourcils marquent la valeur la plus foncée des visages jeunes en particulier chez les bruns.

Avec le temps les sourcils contrastent moins avec la peau en devenant plus clairsemés.

L’Atelier Pratique achèvera ce tour d’horizon du sourcil en se penchant sur la manière d’implanter ses poils avec votre crayon …

l’observation des yeux

Les yeux sont deux globes presques parfaits.

Un léger renflement  existe sur ce globe au niveau de l’iris. Cela ne concerne pas vraiment le dessinateur car c’est imperceptible. Si l’oeil regarde très haut ou très bas, vous percevez cette forme ovalisée du globe oculaire car la paupière suit cette forme au lieu de décrire un arc de cercle parfait.

A moins que l’on se force à loucher, les yeux pivotent ensemble et s’orientent presque dans la même direction de manière automatique. Ils vont ensemble chercher le sol ou le ciel. Il est assez difficile de les en empêcher.

Chaque globe est à demi enfoui dans les orbites du crâne et est recouvert par des paupières. La forme de l’oeil est due en très grande partie à la forme des paupières et des arcades. L’iris selon sa couleur et sa clarté donne des regards très différents.

Les paupières ne font pas un chemin équivalent pour se fermer. La paupière supérieure se baisse beaucoup plus loin que la paupière inférieure qui ne remonte presque pas.

la forme générale de l’oeil de face et de profil

Les paupières ne s’attachent pas aux deux coins des yeux de la même manière et laissent apparaître le globe oculaire par une ouverture de forme dissymétrique.

De face il y a un espace de la largeur d’un œil entre les deux yeux. L’œil présente un coin interne et un coin externe.

La position des coins et leur forme permet de bien différencier l’œil droit de l’œil gauche. Observez également avec attention la surface qu’occupe l’iris sur le globe et celle de la pupille au centre de l’iris.

Une exagération de la surface de l’iris peut donner un regard de poupée. Une pupille ou un iris trop petits donnent inversement un regard glacial ce qui n’est pas souhaitable à moins que cela ne soit volontaire et très habilement mesuré.

Brillances

Vu le caractère brillant du globe de l’œil et même son aspect proche de celui du verre, la lumière s’y reflète très nettement.

il y a d’abord des parties brillantes sur les bords des paupières…

…des réflexions très nettes et contrastées, très souvent situées de part et d’autre de la pupille. Tout dépend du nombre de fenêtres ou de sources lumineuses de la pièce. Ces réflexions se déforment sur le globe oculaire.

Enfin des liserets très lumineux sont présents au bord de la paupière et au coin des yeux. Plus l’oeil est humide plus il brille à cet endroit. Si vous épaississez trop ces filets, votre sujet paraitra au bord des larmes.

Pensez à bien situer ces brillances, mais sans en abuser, pour donner vie aux yeux que vous dessinez. Si votre modèle se trouve sous un lustre de 300 bougies, créant trop de reflets épars, interprétez ce que vous voyez par une sélection de ce qui explique léclairage au mieux, sans le suivre de manière servile.

De profil l’œil s’inscrit dans un triangle.

Pollaluolo – visipix.com

Selon la direction du regard la pupille prend la forme d’une ellipse plus ou moins aplatie.

Rappelez-vous que l’œil est un globe mobile.

Sandys – visipix.com

Si l’iris est tourné vers vous, il sera presque rond même sur un visage de profil.

L’habillage du globe par des paupières

De profil on entrevoit assez distinctement la façon dont les paupières habillent le globe oculaire. Une fois bien compris, il devient plus facile de dessiner les paupières de face également.

Les yeux, comme la bouche, sont susceptibles d’être maquillés, ce qui en modifie optiquement la forme. Ne vous laissez pas influencer par cet effet “trompe l’œil”. Dessinez des yeux bien construits et maquillez-les dans votre dessin comme vous le feriez dans la réalité. Observez également la façon dont les cils bordent les paupières.

 

Vu de face, la forme de l’œil n’est pas celle d’une navette symétrique.

Remarquez que la courbure inférieure est moins marquée que la courbure supérieure. C’est d’autant plus vrai que le point de vue s’abaisse. La paupière supérieure est également surplombée d’un pli qui suit la courbure du globe.

Toutefois lorsque l’on plisse les yeux pour se protéger d’un éblouissement, cette observation n’est plus valable. L’objectif n’étant plus de masquer l’œil mais de créer une fente très fine pour protéger la pupille de rayons lumineux violents. Regardant devant soi, la pupille reste au centre du globe et fait remonter la paupière inférieure assez haut. Le tout s’accompagne d’une grimace puisque ce mouvement n’est pas naturel.

Le rire également pince les yeux et ajoute tout un réseau de rides en éventail au coin des yeux.

    Le plan des yeux et le mouvement des globes

De nombreux portraits sont gâchés par l’oubli d’une observation très simple. Les deux yeux sont des globes situés dans le même plan et relativement enfoncés dans les orbites.

Mais les paupières et les arcades sont, elles, situées dans des plans différents car bien que symétriques elles sont déjà dans l’arrondi du visage.

On peut imaginer les globes comme assujettis l’un à l’autre à la manière des roues avant d’un véhicule à direction. Ce jumelage, ce parallélisme reste vrai dans les mouvements vers le haut et le bas. Il est très important de ne pas faire « loucher » son modèle en se trompant dans la direction du regard de chaque œil.

Quand l’oeil tourne vers la droite ou la gauche très fortement, il y a une autre observation à faire. Non seulement les reflets ne tournent pas avec l’oeil car c’est le globe qui réfléchit la lumière mais les yeux cessent de tourner parallèlement.

L’oeil le plus proche du point de visée tourne plus que l’autre. D’ailleurs si l’oeil extérieur tournait plus, il ne verrait que l’arête du nez.

Il y a peu de distance entre les deux yeux mais suffisamment tout de même pour présenter une différence de dimension entre les deux globes dans une vue de trois quarts. Tout oubli ou inversion de cette dégradation linéaire peut conduire à des visages bizarres. Evitez cela à tout prix.

Le vieillissement des yeux

Avec l’âge, les yeux changent. D’une part ils deviennent plus humides, brillent davantage sur le bord des paupières mais accrochent moins la lumière car ils se tiennent légèrement plus fermés. Ils s’entourent de multiples rides et les paupières dont la chair se ramollit tendent à faire un pli supplémentaire devenant très creux sous l’arcade. Le sourcil s’éclaircit ou la pilosité s’emballe mais l’effet est généralement brousailleux.

Les yeux marqués de rides sont de beaux sujets car ils sont graphiques. Avec le temps le globe ne change que peu mais l’iris se décolore légèrement, plus souvent chez les sujets très âgés.

Ce tour d’horizon a pour objectif unique de vous “ouvrir les yeux” il n’y a plus qu’à passer à l’Atelier Pratique.

Atelier pratique

 

 La forme générique de l’oeil

Repérez l’inclinaison de l’angle de l’oeil. Attention les coins des paupières sont placés sur une ligne généralement plus horizontale que celle de l’angle de l’oeil.
vous voyez que le coin intérieur de l’oeil est placé en dessous de la ligne. Pour une question d’échelle, je ne montre ici qu’un côté mais vous ferez les deux yeux en même temps. Rappelez-vous : Il y a un oeil entre les deux yeux !

Repérez la hauteur de part et d’autre de cette ligne où les paupières s’arrêtent puis dessinez leur courbure spécifique. La surface au-dessus de la ligne est supérieure à celle du dessous.


Indiquez maintenant l’arrondi à droite comme à gauche qui sépare la chair du globe blanc de l’oeil.

Les tangentes aux 4 courbes de la forme déjà définie à ce stade montrent un losange caractéristique de la forme de votre modèle.  Vous devrez toujours avancer ici symétriquement pour avancer les deux yeux en même temps sans oublier de vous demander avant chaque trait s’ il correspond à ce que vous voyez.

C’est le moment de placer l’iris. Il faut en repérer le centre qui sera toujours le centre de la pupille également. Vous voyez que la courbe est complète en bas alors qu’elle est interrompue en haut. C’est une observation qui varie car la paupière est plus ou moins soulevée, mais dont le principe est presque toujours valable.


Dessinez les plis de la paupière sans oublier qu’il peuvent croiser la chair de l’arcade selon le modèle, en passant dessous.


Placez très simplement quelques reflets par un contour pas trop appuyé.

La finition en valeurs donne instantanément la vie.

 

Implantation des cils et des sourcils

Le système pileux diffère également beaucoup d’un individu à l’autre. Il y a toutefois une organisation assez constante de l’implantation des poils des sourcils. Les cils ne se placent pas non plus sans un minimum d’attention.

Voici un oeil rapidement esquissé. La longueur et la forme du sourcil est indiquée très simplement. Elle longe l’arcade formant un angle léger.

Indiquez par des traits courts l’organisation pileuse en éventail du gras du sourcil.

Si la pilosité est forte, ce qui sera rarement le cas chez une femme, ajoutez dès maintenant des poils allant en s’inclinant vers le centre du visage.

Rechargez le gras du sourcil en deux passages croisés mais ne couchez pas les poils.

Cette fois vous habillerez la pointe du sourcil de poils plus horizontaux.

Reprenez maintenant par quelques poils plus légers, bien en épi au dessus de la pointe du sourcil. Marquez par cet artifice l’angle parfois très net situé en haut du sourcil si vous voulez qu’il paraisse plus masculin.

Un passage de plus avec un une inclinaison de hachures plus fortes viendra épaissir le sourcil surtout dans le bas.

Gommez la pilosité excessive qui était à gauche et épaississez à nouveau le gras du sourcil. Passez maintenant aux cils.

Observez bien ceci : Les cils sont plus espacés et plus fins vers le coin intérieur de l’oeil. Les cils de la paupière supérieure semblent dessiner une ombre forte au bord de la paupière alors que ceux du bas laissent un liseret libre entre le blanc de l’oeil et leur racine.

Les cils du bas sont très dispersés et ressemblent à de petites virgules désordonnées. Les cils du haut sont longs chez les enfants, courts chez l’homme, incurvés et longs chez la femme. De face ne dessinez pas les cils en rayons de soleil autour de l’oeil.  Les cils les plus longs se situent vers le signe +.

La paupière tourne. Il est donc normal que les cils soient vus davantage en raccourci au centre de l’oeil qu’au coin extérieur où les cils sont tout de même plus courts.

Curiosités

Vous pouvez voir d’autres curiosités dans le menu Documentation. Les curiosités s’affichent au fur et à mesure que vous avancez dans votre parcours.

Houdon

Regardez avec quelle maîtrise Houdon a rendu l’iris et la pupille en jouant simplement sur les creux sculptés dans le globe oculaire pour donner l’illusion de l’iris et de ses reflets sur la pupille.

To be edited then erase this text

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-0xx-1

Dessin de mémoire <<<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

Dessins facultatifs à conserver <<< Si c’est le cas

FAC-0XX-1

Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice
FAC-0XX-2
Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

Dessins à faire

 

A vos crayons !

 

Dessin d’entraînement facultatif mais conseillé

FAC-231-1

Dessinez rapidement d’après un modèle vivant son oeil de trois quarts en esquissant aussi le second (le plus éloigné). Mettez l’accent sur l’oeil le plus proche de vous. Déplacez-vous ensuite de 90° et dessinez le même sujet par l’autre côté.

FAC-231-2

Demandez à votre modèle de regarder dans une autre direction et recommencez l’exercice précédent.

Dessins à conserver ou à envoyer à votre tuteur

Exceptionnellement vous lirez le
Dessin A Ne Jamais Faire avant de passer au DAF-231-1
DANJF-231-1

Ne dessinez jamais un oeil seul. C’est trop facile, beaucoup trop facile. Faites des croquis d’un seul oeil si vous voulez mais ne vous lancez pas dans le dessin d’un oeil abouti et réaliste qui soit orphelin.
D’une part c’est un sujet totalement usé, mais en plus vous n’en retirerez rien.

DAF-231-1

Si vous voulez un jour vous sentir libre de créer, il va falloir commencer à vous passer de sujets imposés. Pour vous sevrer en douceur je vous propose de dessiner un personnage en buste, homme, femme ou enfant qui ait le regard ailleurs que dans le vide.

Faites-le regarder quelque chose ou quelqu’un !

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Les documents de ce module


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Vos Documents
Modèle 1
Modèle 2
Modèle 3
Modèle 4
Vos Documents

Il peut s’agir de modèles, de curiosités ou de références.
Utilisez les boutons de votre souris (généralement le droit) et affichez-les en grand format. Imprimez-les ou utilisez-les affichés à l’écran.

Modèle 1

Ce modèle , comme le suivant, est extrait de cahiers de dessin proposées dans les classes primaires des écoles françaises au début du XXe Siècle. L’objectif de ces exercices était de faire prendre conscience aux enfants que tout objet devient plus facile à dessiner si l’on a des guides, ici sous la forme d’un quadrillage permettant de mettre en place son dessin sans grandes erreurs.
Vous pouvez essayer vous même de recopier ce dessin sur une feuille blanche à la dimension exacte du modèle, puis de le refaire en ayant imprimé ce document à l’emplacement prévu sous le  dessin proposé. Superposez-les afin de les comparer par transparence sous une source de lumière. Vous verrez aussitôt que les repères évitent les plus grosses erreurs de construction, de proportions ou d’aplomb. Plus tard vous découvrirez comment continuer à se servir de repères sans pour autant tracer un quadrillage.

Modèle 2

Le modèle de la tasse à café est plutôt une curiosité car l’éllipse de l’ouverture de la tasse semble basculer vers nous par rapport à la sous-tasse qui parait plus juste. On peut imaginer que l’auteur de ces cahiers de dessin pour écoliers avait prévu que si l’ellipse du modèle était trop fermée elle finirait en forme de “Calisson d’Aix”, un défaut très courant chez les débutants. Gardez vos ellipses arrondies, jamais pointues.

Modèle 3

Ce modèle n’est pas aussi simple que l’on pourrait le croire… Efforcez-vous de ne pas traiter les ombres mais de dessiner cette tasse “au trait” ou “au fil” c’est à dire comme les deux modèles précédents qui ne s’occupent pas des différentes valeurs (sombres ou claires) de l’objet.

Modèle 4

Comme l’image précédente ce modèle présente des valeurs d’ombre et de lumière. Vous pouvez tracer les contours de ces zones mais ne “remplissez” pas les zones restez “au trait”

Votre prochain module

This short description of the next module with one image is to be found in the next module at the section of the same name “prochainement”, never in the one we are editing (this is due to the way we build the editing tool of the old Signus platform which was searching the content on the next module dynamicly…

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pour l’instant le matériel déjà indiqué plus haut est suffisant pour les premiers modules. Vous serez prévenus dès qu’il faudra prévoir de vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez le temps de l’acheter ou de le commander.

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Module 61 : Organes du visage : la bouche

Organes du visage : la bouche

Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :

Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui

 

Que faire pour bien faire ?

Après avoir étudié dans les modules précédents l’oreille et le nez, j’ai hésité un moment avant de me décider à choisir pour ce module la bouche ou les yeux.

J’essaye toujours d’organiser les modules dans un ordre idéal pour qu’ils constituent un tout progressif et cohérent.
J’ai commencé par l’oreille, qui, malgré sa forme torturée reste un organe simple. Le nez étant plus complexe dans ses volumes, il a été vu relativement en détail après l’oreille. Vous avez pu observer et mémoriser une structure de nez type, réutilisable dans vos dessins à l’infini, avec toutes les variations que la nature permet.
Mais en regardant ma liste de modules en préparation, je me suis demandé si je devais continuer avec la bouche et finir par les yeux ou si l’inverse serait plus pédagogique.

Si je vous fais part de cette réflexion, c’est pour que vous preniez conscience des types de “problèmes” que posent tous les sujets qui vous viennent à l’esprit.

Bien souvent, c’est pour avoir sous-estimé la difficulté d’un sujet qu’on échoue alors que le sujet n’est pas difficile en soi. Prenez l’exemple d’une marche. On loupe souvent une marche quand elle est justement seule et pas bien haute.

Ce n’est pas la hauteur de la marche qui la rend dangereuse mais l’endroit où elle se trouve quand on ne l’y attend pas.

Quand j’aborde un nouveau sujet, c’est par le biais des problèmes qu’il pose que je le décortique. En effet l’adage qui prétend qu’un problème bien posé est déjà pratiquement résolu est assez juste en matière de dessin. Bien dessiner n’est qu’identifier une série de problèmes et leur appliquer ensuite une ou plusieurs des solutions venues enrichir votre palette d’expériences, module après module.

Les yeux et la bouche ont au moins un point commun : ils touchent l’un comme l’autre à deux aspects de la maîtrise du dessin.

Le premier aspect, que l’on retrouve dans tous les organes du visage est la nécessité d’une connaissance générique de sa forme.

L’oreille s’étudie presque comme un objet inanimé. Le nez est à peine plus mobile que l’oreille. Il était donc possible pour l’un et l’autre de se limiter à l’étude de leurs formes.

Mais il y a un autre aspect à prendre en compte. Ce second aspect est celui du mouvement.
Lorsque l’on étudie la bouche, il n’est pas possible de se tenir à l’observation de sa forme et d’omettre toutes les variations que sa forme subit et la succession d’expressions qu’engendrent ces déformations.

La rotation des yeux, l’extension et l’ouverture de la bouche, la fermeture des paupières, les plissements et les pincements des yeux et de la bouche demandent une autre sorte d’attention.

Si je n’ai pas choisi les yeux pour ce nouveau module, c’est tout simplement parce qu’en dépit d’une grande similitude avec la bouche, ces derniers posent un problème supplémentaire : le fonctionnement souvent symétrique, le jumelage de ces deux organes presque semblables. Je vous ai donc gardé le “meilleur” pour la fin.

Il n’y aura pas dans ce module le répertoire des expressions de la bouche, mais je souhaite vous y montrer la mécanique des mouvements de la bouche pour que vous puissiez y puiser toute expression que vous voudrez dessiner.

L’erreur la plus fréquente

L’erreur classique chez les dessinateurs débutants, c’est de ne pas considérer la bouche comme un volume mais comme un plan.

Il en résulte des bouches qui semblent découpées dans de la feutrine ou du Vénilia et collées sur un ballon de baudruche.

L’effet de la bouche découpée puis collée vient d’une observation insuffisante.

Voici un exemple caractéristique, trouvé dans une galerie de Signus. L’effet est souvent accentué par une teinte trop uniforme des lèvres suite à une observation imparfaite de ses volumes réels.

Cette bouche dessinée par un membre qui débute sur Signus semble plate et découpée

En ne considérant pas la bouche comme un volume on tombera facilement dans une deuxième erreur…

…oublier que la bouche sur un visage de trois-quarts se présente avec un angle comme le reste du visage.

Comme vous le voyez, ici la bouche est pratiquement de face. Elle a bien été “poussée” sur la gauche du visage comme le nez mais reste largement décalée de l’axe médian du visage.

Ayant mal posé le problème, le débutant s’enfonce un peu plus gravement dans l’erreur en voulant appliquer les règles de la perspective.

Une bouche qui subit la déformation de la perspective mais qui reste, malheureusement sur un plan

Ayant cette fois remarqué que la position de la bouche est centrée sur l’axe médian du visage, il s’appliquera, lorsque le visage est tourné de trois quarts, à respecter la perspective, comme ci-dessus.

Malheureusement la commissure des lèvres étant dessinée comme une fuyante rectiligne l’effet est toujours désagréable à l’oeil. La bouche semble à nouveau peinte sur une forme plane.

Regardez encore cet exemple afin de bien vous imprégner du problème qui s’est posé dans tous ces dessins.

Tant que la bouche sera considérée comme un organe plan,
qu’elle soit mise en perspective ou pas, la solution ne sera pas trouvée.

 

Une prise de conscience capitale

Les muscles qui habillent le squelette au niveau de la bouche ne sont pas bien épais.

Or la forme du squelette, en particulier celle des mâchoires que la bouche vient recouvrir quand elle est fermée, est en fer à cheval.

Imaginez cette bouche simplifiée dessinée sur un morceau de carton.

Et cintrez-là progressivement jusqu’à obtenir un demi cylindre en carton.

Vous constatez que cette bouche, pourtant simplifiée à l’extrême, parait déjà plus crédible.

D’ailleurs, si vous prenez une aiguille à tricoter comme un mors entre vos lèvres, vous voyez bien que vos coins de bouche sont reculés par rapport au milieu des lèvres qui avancent.

On détecte cela également de profil.

La bouche n’est donc en aucun cas sur un plan rectiligne mais plutôt sur un plan cintré qui suit la forme de la mâchoire supérieure. Mais cela ne suffit pas.

Il serait encore insuffisant de dessiner une bouche sur une portion de cylindre pour qu’elle soit juste, même si cela arrangerait déjà bien les choses.

La bouche fermée présente des plans successifs à la manière d’un papier plié en accordéon. Cela se remarque très bien de profil.

Il faudrait donc retrouver ce pliage dans la forme semi-cylindrique de cette zone.

C’est la raison pour laquelle, vous le savez, le dessous de la lèvre supérieure est généralement dans l’ombre tandis que la lèvre inférieure accroche la lumière bien qu’elle soit un peu en arrière de la première, recul qui implique parfois une légère ombre portée à la jointure de la bouche quand elle est fermée.

 

La bouche de face

Non, la bouche n’est pas un calisson d’Aix ni un ovale divisé en deux.

On a tendance à croire que la lèvre supérieure est plus petite que la lèvre inférieure. Ce n’est pas exactement cela.

La lèvre supérieure est plus haute (A) mais plus mince dans sa partie pigmentée et se présente avec un certain raccourci dû à l’angle qu’elle présente lorsque l’on est face à un sujet.

La lèvre inférieure est arrondie sur une plus grande surface, sa pigmentation présente plus de hauteur et fait davantage face au spectateur. Ceci accentue l’impression fausse qu’elle soit de dimension supérieure alors que la hauteur de la lèvre est légèrement inférieure (B).

Lorsque la bouche est fermée, la jointure des lèvres présente une alternance dans la superposition d’une lèvre sur l’autre. Ceci est très important. Ici les traits bleus indiquent les zones où la lèvre supérieure passe devant la lèvre inférieure. Rappelez-vous que la lèvre supérieure passe trois fois devant la lèvre inférieure.

Voici les zones qui inversement voient la lèvre inférieure passer devant la lèvre supérieure. Rappelez-vous que la lèvre inférieure passe quatre fois très légèrement devant la lèvre supérieure.

M et W

Un moyen de ne pas trop s’éloigner de l’anatomie générique de la bouche est celui-ci :

La lèvre supérieure est en forme de M, la lèvre inférieure en forme de W ou de U, les deux très étirés.

La lettre W convient mieux aux hommes,

le U convient mieux au dessin des bouches féminines.

Sur le plan de la teinte, lorsque les lèvres sont naturelles, elles changent de teinte avec un léger halo, un petit flou.

Dessiner trop nettement la frontière peut donner une impression de rouge à lèvres ou de collage.
N’exagérez pas la teinte des lèvres, restez en dessous de ce que vous voyez. Dans un portrait détaillé, vous éviterez l’effet maquillage, sauf si c’est réellement ce qui caractérise le modèle.

Cette mauvaise habitude vient de l’omniprésence de photo de mode, de publicités pour les cosmétiques ou même de photos d’art qui n’ont pas du tout le même objectif.

Dans un dessin à petite échelle, pour des croquis rapides ou des personnages secondaires éloignés, vous suggérerez la bouche par quelques accents seulement. Trop de détails gâchent facilement une bouche à très petite échelle.

Que se passe t-il quand la bouche s’ouvre ?

Quand le maxilaire inférieur s’abaisse, de profil les dents n’aparaissent pas forcément.

Jusqu’à un certain degré d’ouverture, la lèvre supérieure enveloppe les dents tandis que celles du dessous se dévoilent progressivement.

D’une part la lèvre inférieure s’abaisse mais le maxillaire inférieur s’ouvrant vers le bas, les dents inférieures sont vues en léger surplomb.

Au-delà de ce degré d’ouverture, lorsque le sujet rit, la lèvre supérieure remonte et s’étire, parfois jusqu’au dessus des gencives, laissant paraître les dents supérieures entièrement.

Le volume de la bouche

La bouche affiche quelques déformations de ses volumes au repos, dans des situations d’amertume, d’inquiétude, de douleur ou de tension.

C’est aussi la bouche qui donne le la en matière de sourire, même si les yeux y participent largement.

Souvenez-vous que le sourire ne laisse entrevoir qu’une petite partie des dents supérieures. Tout excès change l’expression souriante en expression négative, sadisme, félonie, hypocrisie.

Chez les personnes âgées, on observe de temps à autres un passage de la lèvre inférieure sur la lèvre supérieure. Ce sont des cas particuliers liés à l’âge ou à la dégradation de l’arc dentaire.

L’amincissement des lèvres est une caractéristique du vieillissement.

Comment faire un “sourire souriant”

Le sourire ne doit pas être une grimace. C’est un sujet sur lequel il y a de gros risques de se fourvoyer. Pour bien mettre en place un sourire, il faut commencer par placer les dents. SI vous ne faites pas cela, vous ferez une fenêtre de prison comme ci-dessus.

Tracez une ligne qui définira la courbure du volume de la bouche. Ne vous trompez pas, il s’agit ici de faire sentir la courbure des mâchoires.

Cherchez l’axe vertical médian et tracez-le. C’est de part et d’autre de cet axe que vont s’installer les dents. Remarquez bien que les dents de dessus sont différentes non seulement en taille mais aussi par leur forme.

Indiquez-les suite à une bonne observation. N’indiquez pas plus que les 6 dents de devant car les autres se perdront dans l’ombre de la bouche. Marquez bien la ligne de démarcation qui souligne le contraste de la blancheur des dents sur le creux de la bouche qui restera privé de lumière.

Repérez bien la place et la hauteur des lèvres sur l’axe médian. La lèvre supérieure ne découvre pas le haut des dents. Le dessus de la lèvre inférieure recouvre souvent une partie des dents du haut. Mais ici j’ai choisi un sourire assez ouvert pour traiter le bas de l’arc dentaire supérieur.

Repérez maintenant le mouvement, la courbure, l’inflexion de la lèvre supérieure dans les coins de la bouche. L’expression vraie du sourire tient en grande partie à la justesse de cette ligne.

Tracez assez nettement le bas de la lèvre supérieure…

…puis la forme et la courbure du dessus et enfin placez la lèvre inférieure. Pensez à amincir légèrement les lèvres car elles sont tendues. Creusez les coins de bouche en assombrissant cette zone.

Remarquez que dans un sourire le contraste existant entre les deux lèvres est moins fort qu’au repos. D’une part la lèvre s’aplatit légèrement et fait donc davantage face à la lumière, d’autre part le sang y circule moins et sa couleur s’éclaircit pour cette raison également.

Ange

L’Ange au Sourire, dénommé aussi Sourire de Reims, est une statue dont l’original avait été sculpté entre 1236 et 1245. Cette statue se trouve au portail nord de la façade occidental de la cathédrale de Reims. Son nom est une appellation de la Première Guerre mondiale. Statue alors anonyme, l’Ange est décapité par une poutre de l’échafaudage en flammes, lors de l’incendie de la cathédrale de Reims, le 19 septembre 1914. Après une chute de quatre mètres cinquante, elle se brise au sol en plus d’une vingtaine de morceaux. La tête de l’Ange au Sourire est ramassée par l’abbé Jules Thinot, dès le lendemain de l’incendie, et mise en sûreté dans les caves de l’archevêché de Reims. C’est là qu’elle est découverte par l’architecte Max Sainsaulieu, le 30 novembre 1915. Elle sert alors de support pour la propagande française, devenant le symbole du génie français et du patrimoine détruit par l’armée allemande. Après la guerre et à partir des fragments d’origine et d’un moulage conservé au musée des monuments français (ancien Palais du Trocadéro), cette célèbre figure est reconstituée et remise à sa place, le 13 février 1926. © Wiki-Signus-IAB

Observez bien ces bouches et demandez-vous pour chacune d’elle ce qui est bien rendu. Toutes ne sont pas anatomiquement parfaites et pourtant aucune d’entre elles ne manque d’intérêt.

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-230-1
L’idéal pour ce DAF serait d’avoir réalisé le FAC-230-1. Prenez alors vos documents de départ et demandez à un modèle réel de poser pour vous. Faites alors quelques croquis rapides au crayon de la bouche de votre modèle.

DAF-230-2
Sur la même idée que le DAF-230-1, poussez le dessin d’une des poses de bouche tenue par modèle vivant afin de dépasser le stade du croquis.

Dessins facultatifs à conserver

FAC-230-1
Prenez quelques modèles de bouches sur des magazines, des images que vous trouverez sur internet et faites une planche de croquis rapides qui mettent bien en évidence les M et le W ou le U. Ne tracez pas ces lettres mais faites en sorte qu’elles se sentent clairement.

FAC-230-2
Voici un FAC qui sort de l’ordinaire mais qui sera très instructif.
Prenez une pâte ou une terre à modeler et créez une bouche en volume. Vous retirerez de cet exercice une très grande leçon.
Si vous avez le matériel pour photographier différentes étapes de votre réalisation, envoyez-les sur la messagerie de Piet et le meilleur sera publié en bonus ici-même.
Attention le piqué des photos est indispensable !

Votre prochain module

“T’as d’beaux yeux, tu sais !”

L’oeil est un organe fabuleux, exceptionnel dans sa fonction et plus mystérieux que tout autre.

Dans la chronologie de l’étude des organes du visage, j’ai tenu, comme je l’ai dit dans le module précédent, à vous garder le meilleur pour la fin.

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pas de nouveau matériel
à prévoir dans les prochains jours

Pour l’instant le matériel déjà en votre possession est suffisant pour les prochains modules. Veillez simplement à le renouveler et le garder en bon état. Vous serez prévenus dès qu’il faudra vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez largement le temps de vous le procurer.

Correction générique du DAF-49-1
“Organes du visage : l’oreille”

Il est plus intéressant que les corrections soient visibles après que vous ayez eu le temps de finir votre DAF. Voilà pourquoi vous trouvez ici la correction d’un DAF antérieur.

Une bonne mise en scène pour cette oreille.

 

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les images de vos DAF ou de vos FAC

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les dessins destinés à la Galerie des Membres.

En principe vous trouvez ici tous vos dessins mis en galeries ou en attente de validation.
Il sont aussi accessibles dans une galerie plus confortable dans votre menu Espace Membre/Ma Galerie Perso


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Notez votre progression dans ce module

  • Module parcouru rapidement
  • Module vu en totalité
  • DAF faits
  • FAC faits
  • Module à revoir
  • Module bien assimilé

Vous pouvez changer vos choix à tout moment.
Une fois le module bien assimilé vous pourrez aller noter votre avancement ici

La Bouche

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Menu des modules Graphite

10- Checklist des TODO pour chacun des modules

9- Déposer les contenus dans les  accordéons

8- Déposer les prochainement et les corrections depuis les fichiers :
10 à 25 :    https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch/

26 à 50 :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-25-50/

51 à fin :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-51-fin/

7- Transposer ce qui est SWF

6-                               Mettre les DAF en forme
Ameliorer ce qui peut l’être encore

5- Mettre les liens sur les boutons

4- Mettre les liens sur le menu des modules

3- changer le lien court

2- Relire

List of the most usual chapter titles and chapter positions
to copy pase if needed and shown here in the usual sequence

Conseil
Ce qu’il vous faut
L’observatoire
Atelier Découverte
Atelier Pratique
Curiosités
Dessins à faire
Documents
Chapitre vidéo
Correction
Prochainement
Matériel à prévoir

List of materials needed when different from the previous module(lesson)

L’observatoire

 

Que faire pour bien faire ?

Après avoir étudié dans les modules précédents l’oreille et le nez, j’ai hésité un moment avant de me décider à choisir pour ce module la bouche ou les yeux.

J’essaye toujours d’organiser les modules dans un ordre idéal pour qu’ils constituent un tout progressif et cohérent.
J’ai commencé par l’oreille, qui, malgré sa forme torturée reste un organe simple. Le nez étant plus complexe dans ses volumes, il a été vu relativement en détail après l’oreille. Vous avez pu observer et mémoriser une structure de nez type, réutilisable dans vos dessins à l’infini, avec toutes les variations que la nature permet.
Mais en regardant ma liste de modules en préparation, je me suis demandé si je devais continuer avec la bouche et finir par les yeux ou si l’inverse serait plus pédagogique.

Si je vous fais part de cette réflexion, c’est pour que vous preniez conscience des types de “problèmes” que posent tous les sujets qui vous viennent à l’esprit.

Bien souvent, c’est pour avoir sous-estimé la difficulté d’un sujet qu’on échoue alors que le sujet n’est pas difficile en soi. Prenez l’exemple d’une marche. On loupe souvent une marche quand elle est justement seule et pas bien haute.

Ce n’est pas la hauteur de la marche qui la rend dangereuse mais l’endroit où elle se trouve quand on ne l’y attend pas.

Quand j’aborde un nouveau sujet, c’est par le biais des problèmes qu’il pose que je le décortique. En effet l’adage qui prétend qu’un problème bien posé est déjà pratiquement résolu est assez juste en matière de dessin. Bien dessiner n’est qu’identifier une série de problèmes et leur appliquer ensuite une ou plusieurs des solutions venues enrichir votre palette d’expériences, module après module.

Les yeux et la bouche ont au moins un point commun : ils touchent l’un comme l’autre à deux aspects de la maîtrise du dessin.

Le premier aspect, que l’on retrouve dans tous les organes du visage est la nécessité d’une connaissance générique de sa forme.

L’oreille s’étudie presque comme un objet inanimé. Le nez est à peine plus mobile que l’oreille. Il était donc possible pour l’un et l’autre de se limiter à l’étude de leurs formes.

Mais il y a un autre aspect à prendre en compte. Ce second aspect est celui du mouvement.
Lorsque l’on étudie la bouche, il n’est pas possible de se tenir à l’observation de sa forme et d’omettre toutes les variations que sa forme subit et la succession d’expressions qu’engendrent ces déformations.

La rotation des yeux, l’extension et l’ouverture de la bouche, la fermeture des paupières, les plissements et les pincements des yeux et de la bouche demandent une autre sorte d’attention.

Si je n’ai pas choisi les yeux pour ce nouveau module, c’est tout simplement parce qu’en dépit d’une grande similitude avec la bouche, ces derniers posent un problème supplémentaire : le fonctionnement souvent symétrique, le jumelage de ces deux organes presque semblables. Je vous ai donc gardé le “meilleur” pour la fin.

Il n’y aura pas dans ce module le répertoire des expressions de la bouche, mais je souhaite vous y montrer la mécanique des mouvements de la bouche pour que vous puissiez y puiser toute expression que vous voudrez dessiner.

Atelier Découverte

L’erreur la plus fréquente

L’erreur classique chez les dessinateurs débutants, c’est de ne pas considérer la bouche comme un volume mais comme un plan.

Il en résulte des bouches qui semblent découpées dans de la feutrine ou du Vénilia et collées sur un ballon de baudruche.

L’effet de la bouche découpée puis collée vient d’une observation insuffisante.

Voici un exemple caractéristique, trouvé dans une galerie de Signus. L’effet est souvent accentué par une teinte trop uniforme des lèvres suite à une observation imparfaite de ses volumes réels.

Cette bouche dessinée par un membre qui débute sur Signus semble plate et découpée

En ne considérant pas la bouche comme un volume on tombera facilement dans une deuxième erreur…

…oublier que la bouche sur un visage de trois-quarts se présente avec un angle comme le reste du visage.

Comme vous le voyez, ici la bouche est pratiquement de face. Elle a bien été “poussée” sur la gauche du visage comme le nez mais reste largement décalée de l’axe médian du visage.

Ayant mal posé le problème, le débutant s’enfonce un peu plus gravement dans l’erreur en voulant appliquer les règles de la perspective.

Une bouche qui subit la déformation de la perspective mais qui reste, malheureusement sur un plan

Ayant cette fois remarqué que la position de la bouche est centrée sur l’axe médian du visage, il s’appliquera, lorsque le visage est tourné de trois quarts, à respecter la perspective, comme ci-dessus.

Malheureusement la commissure des lèvres étant dessinée comme une fuyante rectiligne l’effet est toujours désagréable à l’oeil. La bouche semble à nouveau peinte sur une forme plane.

Regardez encore cet exemple afin de bien vous imprégner du problème qui s’est posé dans tous ces dessins.

Tant que la bouche sera considérée comme un organe plan,
qu’elle soit mise en perspective ou pas, la solution ne sera pas trouvée.

 

Une prise de conscience capitale

Les muscles qui habillent le squelette au niveau de la bouche ne sont pas bien épais.

Or la forme du squelette, en particulier celle des mâchoires que la bouche vient recouvrir quand elle est fermée, est en fer à cheval.

Imaginez cette bouche simplifiée dessinée sur un morceau de carton.

Et cintrez-là progressivement jusqu’à obtenir un demi cylindre en carton.

Vous constatez que cette bouche, pourtant simplifiée à l’extrême, parait déjà plus crédible.

D’ailleurs, si vous prenez une aiguille à tricoter comme un mors entre vos lèvres, vous voyez bien que vos coins de bouche sont reculés par rapport au milieu des lèvres qui avancent.

On détecte cela également de profil.

La bouche n’est donc en aucun cas sur un plan rectiligne mais plutôt sur un plan cintré qui suit la forme de la mâchoire supérieure. Mais cela ne suffit pas.

Il serait encore insuffisant de dessiner une bouche sur une portion de cylindre pour qu’elle soit juste, même si cela arrangerait déjà bien les choses.

La bouche fermée présente des plans successifs à la manière d’un papier plié en accordéon. Cela se remarque très bien de profil.

Il faudrait donc retrouver ce pliage dans la forme semi-cylindrique de cette zone.

C’est la raison pour laquelle, vous le savez, le dessous de la lèvre supérieure est généralement dans l’ombre tandis que la lèvre inférieure accroche la lumière bien qu’elle soit un peu en arrière de la première, recul qui implique parfois une légère ombre portée à la jointure de la bouche quand elle est fermée.

 

La bouche de face

Non, la bouche n’est pas un calisson d’Aix ni un ovale divisé en deux.

On a tendance à croire que la lèvre supérieure est plus petite que la lèvre inférieure. Ce n’est pas exactement cela.

La lèvre supérieure est plus haute (A) mais plus mince dans sa partie pigmentée et se présente avec un certain raccourci dû à l’angle qu’elle présente lorsque l’on est face à un sujet.

La lèvre inférieure est arrondie sur une plus grande surface, sa pigmentation présente plus de hauteur et fait davantage face au spectateur. Ceci accentue l’impression fausse qu’elle soit de dimension supérieure alors que la hauteur de la lèvre est légèrement inférieure (B).

Lorsque la bouche est fermée, la jointure des lèvres présente une alternance dans la superposition d’une lèvre sur l’autre. Ceci est très important. Ici les traits bleus indiquent les zones où la lèvre supérieure passe devant la lèvre inférieure. Rappelez-vous que la lèvre supérieure passe trois fois devant la lèvre inférieure.

Voici les zones qui inversement voient la lèvre inférieure passer devant la lèvre supérieure. Rappelez-vous que la lèvre inférieure passe quatre fois très légèrement devant la lèvre supérieure.

M et W

Un moyen de ne pas trop s’éloigner de l’anatomie générique de la bouche est celui-ci :

La lèvre supérieure est en forme de M, la lèvre inférieure en forme de W ou de U, les deux très étirés.

La lettre W convient mieux aux hommes,

le U convient mieux au dessin des bouches féminines.

Sur le plan de la teinte, lorsque les lèvres sont naturelles, elles changent de teinte avec un léger halo, un petit flou.

Dessiner trop nettement la frontière peut donner une impression de rouge à lèvres ou de collage.
N’exagérez pas la teinte des lèvres, restez en dessous de ce que vous voyez. Dans un portrait détaillé, vous éviterez l’effet maquillage, sauf si c’est réellement ce qui caractérise le modèle.

Cette mauvaise habitude vient de l’omniprésence de photo de mode, de publicités pour les cosmétiques ou même de photos d’art qui n’ont pas du tout le même objectif.

Dans un dessin à petite échelle, pour des croquis rapides ou des personnages secondaires éloignés, vous suggérerez la bouche par quelques accents seulement. Trop de détails gâchent facilement une bouche à très petite échelle.

Que se passe t-il quand la bouche s’ouvre ?

Quand le maxilaire inférieur s’abaisse, de profil les dents n’aparaissent pas forcément.

Jusqu’à un certain degré d’ouverture, la lèvre supérieure enveloppe les dents tandis que celles du dessous se dévoilent progressivement.

D’une part la lèvre inférieure s’abaisse mais le maxillaire inférieur s’ouvrant vers le bas, les dents inférieures sont vues en léger surplomb.

Au-delà de ce degré d’ouverture, lorsque le sujet rit, la lèvre supérieure remonte et s’étire, parfois jusqu’au dessus des gencives, laissant paraître les dents supérieures entièrement.

Le volume de la bouche

La bouche affiche quelques déformations de ses volumes au repos, dans des situations d’amertume, d’inquiétude, de douleur ou de tension.

C’est aussi la bouche qui donne le la en matière de sourire, même si les yeux y participent largement.

Souvenez-vous que le sourire ne laisse entrevoir qu’une petite partie des dents supérieures. Tout excès change l’expression souriante en expression négative, sadisme, félonie, hypocrisie.

Chez les personnes âgées, on observe de temps à autres un passage de la lèvre inférieure sur la lèvre supérieure. Ce sont des cas particuliers liés à l’âge ou à la dégradation de l’arc dentaire.

L’amincissement des lèvres est une caractéristique du vieillissement.

Atelier pratique

 Comment faire un “sourire souriant”

Le sourire ne doit pas être une grimace. C’est un sujet sur lequel il y a de gros risques de se fourvoyer. Pour bien mettre en place un sourire, il faut commencer par placer les dents. SI vous ne faites pas cela, vous ferez une fenêtre de prison comme ci-dessus.

Tracez une ligne qui définira la courbure du volume de la bouche. Ne vous trompez pas, il s’agit ici de faire sentir la courbure des mâchoires.

Cherchez l’axe vertical médian et tracez-le. C’est de part et d’autre de cet axe que vont s’installer les dents. Remarquez bien que les dents de dessus sont différentes non seulement en taille mais aussi par leur forme.

Indiquez-les suite à une bonne observation. N’indiquez pas plus que les 6 dents de devant car les autres se perdront dans l’ombre de la bouche. Marquez bien la ligne de démarcation qui souligne le contraste de la blancheur des dents sur le creux de la bouche qui restera privé de lumière.

Repérez bien la place et la hauteur des lèvres sur l’axe médian. La lèvre supérieure ne découvre pas le haut des dents. Le dessus de la lèvre inférieure recouvre souvent une partie des dents du haut. Mais ici j’ai choisi un sourire assez ouvert pour traiter le bas de l’arc dentaire supérieur.

Repérez maintenant le mouvement, la courbure, l’inflexion de la lèvre supérieure dans les coins de la bouche. L’expression vraie du sourire tient en grande partie à la justesse de cette ligne.

Tracez assez nettement le bas de la lèvre supérieure…

…puis la forme et la courbure du dessus et enfin placez la lèvre inférieure. Pensez à amincir légèrement les lèvres car elles sont tendues. Creusez les coins de bouche en assombrissant cette zone.

Remarquez que dans un sourire le contraste existant entre les deux lèvres est moins fort qu’au repos. D’une part la lèvre s’aplatit légèrement et fait donc davantage face à la lumière, d’autre part le sang y circule moins et sa couleur s’éclaircit pour cette raison également.

Quelques bouches

Observez bien ces bouches et demandez-vous pour chacune d’elle ce qui est bien rendu. Toutes ne sont pas anatomiquement parfaites et pourtant aucune d’entre elles ne manque d’intérêt.

Curiosités

Vous pouvez voir d’autres curiosités dans le menu Documentation. Les curiosités s’affichent au fur et à mesure que vous avancez dans votre parcours.

Ange

L’Ange au Sourire, dénommé aussi Sourire de Reims, est une statue dont l’original avait été sculpté entre 1236 et 1245. Cette statue se trouve au portail nord de la façade occidental de la cathédrale de Reims. Son nom est une appellation de la Première Guerre mondiale.

Statue alors anonyme, l’Ange est décapité par une poutre de l’échafaudage en flammes, lors de l’incendie de la cathédrale de Reims, le 19 septembre 1914. Après une chute de quatre mètres cinquante, elle se brise au sol en plus d’une vingtaine de morceaux.
La tête de l’Ange au Sourire est ramassée par l’abbé Jules Thinot, dès le lendemain de l’incendie, et mise en sûreté dans les caves de l’archevêché de Reims. C’est là qu’elle est découverte par l’architecte Max Sainsaulieu, le 30 novembre 1915. Elle sert alors de support pour la propagande française, devenant le symbole du génie français et du patrimoine détruit par l’armée allemande.

Après la guerre et à partir des fragments d’origine et d’un moulage conservé au musée des monuments français (ancien Palais du Trocadéro), cette célèbre figure est reconstituée et remise à sa place, le 13 février 1926.

© Wiki-Signus-IAB

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A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-0xx-1

Dessin de mémoire <<<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

Dessins facultatifs à conserver <<< Si c’est le cas

FAC-0XX-1

Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice
FAC-0XX-2
Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

Dessins à faire

 

A vos crayons !

 

Dessin d’entraînement facultatif mais conseillé

FAC-230-1

Prenez quelques modèles de bouches sur des magazines, des images que vous trouverez sur internet et faites une planche de croquis rapides qui mettent bien en évidence les M et le W ou le U. Ne tracez pas ces lettres mais faites en sorte qu’elles se sentent clairement.

FAC-230-2

Voici un FAC qui sort de l’ordinaire mais qui sera très instructif.

Prenez une pâte ou une terre à modeler et créez une bouche en volume. Vous retirerez de cet exercice une très grande leçon.

Si vous avez le matériel pour photographier différentes étapes de votre réalisation, envoyez-les sur la messagerie de Piet et le meilleur sera publié en bonus ici-même.
Attention le piqué des photos est indispensable !

Dessins à conserver ou à envoyer à votre tuteur

DAF-230-1

L’idéal pour ce DAF serait d’avoir réalisé le FAC-230-1. Prenez alors vos documents de départ et demandez à un modèle réel de poser pour vous. Faites alors quelques croquis rapides au crayon de la bouche de votre modèle.

DAF-230-2

Sur la même idée que le DAF-230-1, poussez le dessin d’une des poses de bouche tenue par modèle vivant afin de dépasser le stade du croquis.

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Les documents de ce module


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Vos Documents
Modèle 1
Modèle 2
Modèle 3
Modèle 4
Vos Documents

Il peut s’agir de modèles, de curiosités ou de références.
Utilisez les boutons de votre souris (généralement le droit) et affichez-les en grand format. Imprimez-les ou utilisez-les affichés à l’écran.

Modèle 1

Ce modèle , comme le suivant, est extrait de cahiers de dessin proposées dans les classes primaires des écoles françaises au début du XXe Siècle. L’objectif de ces exercices était de faire prendre conscience aux enfants que tout objet devient plus facile à dessiner si l’on a des guides, ici sous la forme d’un quadrillage permettant de mettre en place son dessin sans grandes erreurs.
Vous pouvez essayer vous même de recopier ce dessin sur une feuille blanche à la dimension exacte du modèle, puis de le refaire en ayant imprimé ce document à l’emplacement prévu sous le  dessin proposé. Superposez-les afin de les comparer par transparence sous une source de lumière. Vous verrez aussitôt que les repères évitent les plus grosses erreurs de construction, de proportions ou d’aplomb. Plus tard vous découvrirez comment continuer à se servir de repères sans pour autant tracer un quadrillage.

Modèle 2

Le modèle de la tasse à café est plutôt une curiosité car l’éllipse de l’ouverture de la tasse semble basculer vers nous par rapport à la sous-tasse qui parait plus juste. On peut imaginer que l’auteur de ces cahiers de dessin pour écoliers avait prévu que si l’ellipse du modèle était trop fermée elle finirait en forme de “Calisson d’Aix”, un défaut très courant chez les débutants. Gardez vos ellipses arrondies, jamais pointues.

Modèle 3

Ce modèle n’est pas aussi simple que l’on pourrait le croire… Efforcez-vous de ne pas traiter les ombres mais de dessiner cette tasse “au trait” ou “au fil” c’est à dire comme les deux modèles précédents qui ne s’occupent pas des différentes valeurs (sombres ou claires) de l’objet.

Modèle 4

Comme l’image précédente ce modèle présente des valeurs d’ombre et de lumière. Vous pouvez tracer les contours de ces zones mais ne “remplissez” pas les zones restez “au trait”

Votre prochain module

This short description of the next module with one image is to be found in the next module at the section of the same name “prochainement”, never in the one we are editing (this is due to the way we build the editing tool of the old Signus platform which was searching the content on the next module dynamicly…

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pour l’instant le matériel déjà indiqué plus haut est suffisant pour les premiers modules. Vous serez prévenus dès qu’il faudra prévoir de vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez le temps de l’acheter ou de le commander.

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Module suivant

Module 60 : Organes du visage : le nez

Organes du visage : le nez

Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :

Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui

Le nez


Domenico Ghirlandalo visipix.com

Ne dit-on pas d’une chose énorme qu’elle se voit comme le nez au milieu de la figure ?
Le nez serait-il à la fois le centre du visage et l’organe à côté duquel on ne peut pas passer ? Peut-être …

Que Ganesh, dieu hindou, capable de repousser tous les obstacles, vous accompagne dans ce module !

Ce dont on peut être absolument sûr, c’est que ce nez dont nous sommes parfois insatisfaits est l’un des organes les plus révélateurs de la personnalité, tout de suite après les yeux ou plus exactement tout de suite après le regard.

Et justement, c’est sur le nez que notre regard se porte neuf fois sur dix en premier lieu quand nous sommes soudainement en contact avec quelqu’un en face à face.

Le nez est un organe complexe sur le plan anatomique, et contrairement aux apparences, beaucoup plus difficile à représenter qu’une oreille.

Le nez se décrit principalement de profil par son contour et de face par la forme de sa pointe et la position de ses narines.
Dans la peinture cubiste, les nez sont généralement représentés de profil car c’est l’angle qui permet de “l’expliquer” de la manière la plus concise qui soit.

Pour bien le dessiner il est indispensable d’en avoir une vision tridimensionnelle.


Ce n’est pas bien compliqué, encore faut-il avoir pris un jour le temps de décortiquer son anatomie. Le nez est une sorte de coin, enfoncé de biais en plein milieu du visage. Mais c’est un coin sophistiqué, qui ne ressemble à rien d’autre dans la nature et dont la forme n’est géométrique qu’au niveau de son volume général.

Si vous comprenez comment le nez est sculpté, vous saurez le dessiner sous tous les angles. Je vous propose de revoir les éléments anatomiques les plus importants pour bien dessiner le nez et surtout pour bien l’ accrocher sur le squelette.

Je vous retrouve dans l’Atelier Découverte pour une petite leçon d’anatomie…

La leçon d’anatomie…


© BIUM © SIGNUS 2010  Voir note en fin de chapitre

Voici un squelette de face. Vous distinguez l’ouverture triangulaire des fosses nasales.
Cet orifice disparaît complètement sous le nez visible. Seules les narines nous permettent d’entrevoir l’entrée de cette partie creuse du squelette.

Cet orifice triangulaire est surmonté d’une pièce osseuse très importante pour nos dessins. C’est d’ailleurs l’os que l’on nomme “os du nez”. Vu de face, le squelette de la tête est symétrique, la forme du nez le sera également.

De profil, l’os nasal est relevé avec un angle de presque 45°. Son extrémité constitue la partie la plus avancée du crâne avant même que ne s’y accrochent les cartilages du nez. Au dessus de cet os le renflement situé entre les arcades sourcilières s’appelle la bosse du nez. Un nom quelque peu dérangeant pour le dessinateur qui voit ce volume comme une partie du front et non du nez.

En revanche la fosse nasale est sensiblement inclinée vers le bas.

Zones de contact

Le visage, vous l’avez déjà remarqué avec les pommettes ou l’angle du maxillaire, laisse entrevoir la forme du crâne aux endroits où la peau est en contact étroit avec les os.

C’est le cas du nez aux endroits hachurés en bleu. La vue de profil sur la droite de ce dessin montre que le contact direct est perdu dans le creux situé entre la bosse du nez de l’os frontal et le milieu de l’os du nez. La peau, plus épaisse à cet endroit, dessine une courbe plus douce que celle du profil osseux.

L’épine nasale très visible de profil dans le bas des fosses nasales, sur l’axe médian, est le point d’attache de cartilages de la cloison nasale. C’est là que se rejoignent la columelle (partie située entre les narines) et la lèvre supérieure.
Le reste de la forme du nez n’est pas assujetti à la forme de la boîte crânienne mais principalement à celle des cartilages.

Passage de l’os au cartilage

Toutes les variantes de nez existent mais pensez toujours que cet organe prend naissance sur l’os du crâne et se prolonge par une structure cartilagineuse.

Si vous voulez marquer un angle, il ne peut se situer qu’à la jonction de l’os et du cartilage. Ne rabotez pas la partie osseuse.

C’est pourtant ce dont on accuserait della Francesca à moins que son modèle n’ait eu l’os du nez brisé accidentellement. L’histoire confirme la chose :

Frédérico de Montefeltro reçut un coup de lance lors d’une joute en 1450. Après cette date il ne fut peint que du côté montrant son profil gauche, d’autant que les récits de cet accident faits à l’époque décrivait un traumatisme sévère et la perte de son œil droit.

 Anatomie du nez

Les cartilages et les ailes du nez (en bleu ici ) sont recouverts d’un muscle élévateur de la lèvre supérieure et des narines puis d’un autre qui s’étend de l’arrête du nez aux coins de la bouche.

Le tout est recouvert de peau fine sur le haut du nez et plus graisseuse sur les ailes et le bout du nez. On l’appelle d’ailleurs aussi le gras du nez.

Comment sont organisés les cartilages ?

Voici les fosses nasales.

Un cartilage en cloison le septum nasal et deux cartilages triangulaires prolongent l’os nasal.

Deux cartilages latéraux passent par dessus en formant les ailes du nez

Vous voyez ici les cartilages entourés des muscles qui permettent de retrousser le nez.

Les muscles qui recouvrent l’arête du nez sont la dernière couche avant la peau

La peau vient modifier légèrement la forme interne et masquer certains creux situés entre les cartilages.

Voici les mêmes éléments cartilagineux vus de profil. Les cartilages triangulaires situés de part et d’autre du septum qui prolongent l’os du nez.

Les cartilages latéraux formant le bout et les ailes du nez.

Les muscles qui permettent de retrousser le nez…

et ceux qui élèvent la lèvre supérieure.

La peau qui habille le tout en comblant certains espaces situés entre les cartilages.

Voilà pour le principe anatomique.
Mais que voyons nous avant tout cela ?

C’est dans l’Atelier Pratique

Je remercie la Bibliothèque interuniversitaire de médecine (Paris) qui m’a autorisé à utiliser les très belles planches de sa collection, que j’ai fortement retravaillées.

La forme du nez

Cet Atelier Pratique ne vous propose pas un pas à pas. C’est à vous, arrivé au niveau actuel, de faire de nombreux dessins, allant du croquis aux dessin de détails le plus poussé. Selon le temps dont vous disposez, commencez par recopier les images clé de ce module, même très succintement, c’est ainsi que vous progresserez en mémorisant un maximum d’informations.

 

La gamme de formes de nez s’étend à l’infini mais on peut classer déjà le tout en quelques catégories.

Les grands nez et les petits nez…

De profil :

De profil, le nez se décompose en plusieurs courbes qui en décrivent le contour extérieur. Le creux du nez situé juste entre les arcades se prolonge par la courbe renversée du profil nasal. Voyez la façon dont le bout du nez peut prolonger ou contrarier l’arête nasale. De profil, les ailes du nez viennent ourler la narine dont la forme doit vous devenir familière.

les nez droits, avec un creux plus ou moins marqué,

les nez convexes,

bossus, busqués

Les nez concaves, creux, retroussés ou en trompette. S’il est relativement long ou plongeant, le bout du nez sera clairement défini et bien visible. S’il est retroussé vous ferez face à un autre problème de dessin que nous verrons plus loin.

Les nez busqués ou creux peuvent être arrondis ou anguleux.

Long ou court, gros ou petit, en trompette ou busqué, le nez peut avoir un bout rond ou pointu crochu ou relevé.

De face :

De face le nez présente deux difficultés pour le dessinateur. D’abord il y a peu de points de repère contrairement à ce qui se passe de profil. Sur un marbre, qui ne connaît pas les variations de pigmentation qu’on pourrait exprimer au moyen de la couleur, la chose est frappante.

La pointe du nez et les ailes se détachent clairement. L’arête du nez est beaucoup plus difficile à faire sentir de face puisqu’elle n’est qu’un « pli arrondi ». Aucun contour précis n’en définit la forme. Ombres et lumières viennent au secours du dessinateur définissant davantage le volume du nez.

Nez fins, étroits, pincés, nez larges, épais, épatés, tout est possible, mais….

Si ces dernières catégories peuvent se conjuguer avec les profils cités un peu plus haut et même si l’éventail est très important prenez garde à ceci :

Une goutte d’eau de trop et c’est la caricature

Daumier savait dans ses dessins caricaturés, se tenir juste au-delà de la réalité avec une grande précision.

On mesure bien dans ce dessin la parfaite connaissance anatomique, seul chemin possible pour déformer intelligemment.

Ombres propres et ombres portées

Le nez reçoit généralement la lumière d’en haut. Il suivra les variations de valeur comme tous les plans du visages tournés vers le sol. Il sera donc partiellement privé de lumière, donc ombré.

Le nez déclare une ombre propre comme les arcades, la lèvre supérieure et le pli du menton. L’ombre du dessous du nez est en forme de moustache ou de chapeau de gendarme.

Les narines seront légèrement plus foncées et l’arrête du nez sera rendue par l’ombre triangulaire indiquée par la flèche. Vous pourrez placer, comme à droite, d’éventuelles ombres portées qui font avancer la pointe du nez. Cette ombre portée quand elle existe s’accompagne de celles des yeux et du cou qui font  reculer les orbites et découpent le menton.

 

Le problème des narines

Si le nez est un tant soit peu retroussé, vous aurez une vue sur les narines. Et là, attention : il y a une difficulté. Rien de tel pour gâcher un dessin de visage que de faire une plongée excessive dans les narines.

Les narines sont des trous dont la forme est celle d’une goutte d’eau très allongée qui s’arrondit lorsque la narine est dilatée.

Les narines suivent un angle qui se pince vers le bout du nez. N’inventez pas cette forme qui suit les parties cartilagineuses, observez-la puis conformez-vous à ce que vous avez relevé. Soyez prudents dans ce cas de ne pas foncer excessivement l’intérieur des narines. On voit souvent chez le débutant des orifices de narines très noirs sur un dessin pâlichon.

La teinte qui apparaît dans votre esprit est plus sombre que la réalité. Sous prétexte que les narines sont des orifices on les croit totalement privées de lumière. Pourtant, les réflexions de la lèvre supérieure, mais aussi la transparence des cartilages fait que vous n’aurez pratiquement jamais un noir total comme dans la pupille. La différence est subtile mais réelle.

Les deux plis qui démarrent au bord extérieur et postérieur des ailes du nez sont également de bons points de repère pour le dessinateur. Ils ne font presque plus partie du dessin du nez mais y prennent naissance pour rejoindre la bouche à laquelle un module sera consacré.


Egon Schiele 1890-1918 visipix.com

Le nez subit aussi quelques modifications lorsque l’expression change. Pas pour des changements mineurs mais dans le cas du rire, de la forte frayeur ou lorsque la bouche est grande ouverte et que les joues se déplacent. Le nez suit le mouvement, se plissant, fermant ou dilatant ses narines. Toutes ces observations sont à consigner à chaque fois que vous en aurez l’occasion.

Recherche Criminelle

Planche de classification des formes de nez pour la recherche de criminels

Signus IAB Tous droits réservés

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-223-1 
Dessinez une planche de nez d’après modèle vivant

Dessins facultatifs à conserver

FAC-223-1
Recopiez une planche anatomique en couleur

FAC-223-2
Dessinez un nouveau nez pour ce personnage. Veillez à ce qu’il ait une forme et une harmonie qui “collent” avec le dessin original de De Vinci.

La planche avec le nez absent, peut être imprimée au format A4.

Cliquez dessus pour l’afficher.

Votre prochain module

La bouche est sans aucun doute un organe complexe.
Il y a donc une manière de procéder pour explorer cette partie importante du visage, tout particulièrement présente dans les portraits, et d’en faire un élément fort de vos dessins par une bonne connaissance de sa forme générique.

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pas de nouveau matériel
à prévoir dans les prochains jours

Pour l’instant le matériel déjà en votre possession est suffisant pour les prochains modules. Veillez simplement à le renouveler et le garder en bon état. Vous serez prévenus dès qu’il faudra vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez largement le temps de vous le procurer.

Correction générique du DAF-221-1
“Les muscles de la tête”

Il est plus intéressant que les corrections soient visibles après que vous ayez eu le temps de finir votre DAF. Voilà pourquoi vous trouvez ici la correction d’un DAF antérieur.

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les images de vos DAF ou de vos FAC

Conservez un double de vos images chez vous, c’est plus sûr !
Ne mettez ici que les dessins destinés à la Galerie des Membres.

En principe vous trouvez ici tous vos dessins mis en galeries ou en attente de validation.
Il sont aussi accessibles dans une galerie plus confortable dans votre menu Espace Membre/Ma Galerie Perso


Veuillez vous connecter pour voir vos images personnelles

Notez votre progression dans ce module

  • Module parcouru rapidement
  • Module vu en totalité
  • DAF faits
  • FAC faits
  • Module à revoir
  • Module bien assimilé

Vous pouvez changer vos choix à tout moment.
Une fois le module bien assimilé vous pourrez aller noter votre avancement ici

Le Nez

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Menu des modules Graphite

10- Checklist des TODO pour chacun des modules

9- Déposer les contenus dans les  accordéons

8- Déposer les prochainement et les corrections depuis les fichiers :
10 à 25 :    https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch/

26 à 50 :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-25-50/

51 à fin :  https://apprendre-a-dessiner.pro/lesson-corr-et-proch-51-fin/

7- Transposer ce qui est SWF

6-                               Mettre les DAF en forme
Ameliorer ce qui peut l’être encore

5- Mettre les liens sur les boutons

4- Mettre les liens sur le menu des modules

3- changer le lien court

2- Relire

List of the most usual chapter titles and chapter positions
to copy pase if needed and shown here in the usual sequence

Conseil
Ce qu’il vous faut
L’observatoire
Atelier Découverte
Atelier Pratique
Curiosités
Dessins à faire
Documents
Chapitre vidéo
Correction
Prochainement
Matériel à prévoir

List of materials needed when different from the previous module(lesson)

L’observatoire

Le nez


Domenico Ghirlandalo visipix.com

Ne dit-on pas d’une chose énorme qu’elle se voit comme le nez au milieu de la figure ?
Le nez serait-il à la fois le centre du visage et l’organe à côté duquel on ne peut pas passer ? Peut-être …

Que Ganesh, dieu hindou, capable de repousser tous les obstacles, vous accompagne dans ce module !

Ce dont on peut être absolument sûr, c’est que ce nez dont nous sommes parfois insatisfaits est l’un des organes les plus révélateurs de la personnalité, tout de suite après les yeux ou plus exactement tout de suite après le regard.

Et justement, c’est sur le nez que notre regard se porte neuf fois sur dix en premier lieu quand nous sommes soudainement en contact avec quelqu’un en face à face.

Le nez est un organe complexe sur le plan anatomique, et contrairement aux apparences, beaucoup plus difficile à représenter qu’une oreille.

Le nez se décrit principalement de profil par son contour et de face par la forme de sa pointe et la position de ses narines.
Dans la peinture cubiste, les nez sont généralement représentés de profil car c’est l’angle qui permet de “l’expliquer” de la manière la plus concise qui soit.

Pour bien le dessiner il est indispensable d’en avoir une vision tridimensionnelle.


Ce n’est pas bien compliqué, encore faut-il avoir pris un jour le temps de décortiquer son anatomie. Le nez est une sorte de coin, enfoncé de biais en plein milieu du visage. Mais c’est un coin sophistiqué, qui ne ressemble à rien d’autre dans la nature et dont la forme n’est géométrique qu’au niveau de son volume général.

Si vous comprenez comment le nez est sculpté, vous saurez le dessiner sous tous les angles. Je vous propose de revoir les éléments anatomiques les plus importants pour bien dessiner le nez et surtout pour bien l’ accrocher sur le squelette.

Je vous retrouve dans l’Atelier Découverte pour une petite leçon d’anatomie…

 

Atelier Découverte

 La leçon d’anatomie…


© BIUM © SIGNUS 2010  Voir note en fin de chapitre

Voici un squelette de face. Vous distinguez l’ouverture triangulaire des fosses nasales.
Cet orifice disparaît complètement sous le nez visible. Seules les narines nous permettent d’entrevoir l’entrée de cette partie creuse du squelette.

Cet orifice triangulaire est surmonté d’une pièce osseuse très importante pour nos dessins. C’est d’ailleurs l’os que l’on nomme “os du nez”. Vu de face, le squelette de la tête est symétrique, la forme du nez le sera également.

De profil, l’os nasal est relevé avec un angle de presque 45°. Son extrémité constitue la partie la plus avancée du crâne avant même que ne s’y accrochent les cartilages du nez. Au dessus de cet os le renflement situé entre les arcades sourcilières s’appelle la bosse du nez. Un nom quelque peu dérangeant pour le dessinateur qui voit ce volume comme une partie du front et non du nez.

En revanche la fosse nasale est sensiblement inclinée vers le bas.

Zones de contact

Le visage, vous l’avez déjà remarqué avec les pommettes ou l’angle du maxillaire, laisse entrevoir la forme du crâne aux endroits où la peau est en contact étroit avec les os.

C’est le cas du nez aux endroits hachurés en bleu. La vue de profil sur la droite de ce dessin montre que le contact direct est perdu dans le creux situé entre la bosse du nez de l’os frontal et le milieu de l’os du nez. La peau, plus épaisse à cet endroit, dessine une courbe plus douce que celle du profil osseux.

L’épine nasale très visible de profil dans le bas des fosses nasales, sur l’axe médian, est le point d’attache de cartilages de la cloison nasale. C’est là que se rejoignent la columelle (partie située entre les narines) et la lèvre supérieure.
Le reste de la forme du nez n’est pas assujetti à la forme de la boîte crânienne mais principalement à celle des cartilages.

Passage de l’os au cartilage

Toutes les variantes de nez existent mais pensez toujours que cet organe prend naissance sur l’os du crâne et se prolonge par une structure cartilagineuse.

Si vous voulez marquer un angle, il ne peut se situer qu’à la jonction de l’os et du cartilage. Ne rabotez pas la partie osseuse.

C’est pourtant ce dont on accuserait della Francesca à moins que son modèle n’ait eu l’os du nez brisé accidentellement. L’histoire confirme la chose :

Frédérico de Montefeltro reçut un coup de lance lors d’une joute en 1450. Après cette date il ne fut peint que du côté montrant son profil gauche, d’autant que les récits de cet accident faits à l’époque décrivait un traumatisme sévère et la perte de son œil droit.

 Anatomie du nez

Les cartilages et les ailes du nez (en bleu ici ) sont recouverts d’un muscle élévateur de la lèvre supérieure et des narines puis d’un autre qui s’étend de l’arrête du nez aux coins de la bouche.

Le tout est recouvert de peau fine sur le haut du nez et plus graisseuse sur les ailes et le bout du nez. On l’appelle d’ailleurs aussi le gras du nez.

Comment sont organisés les cartilages ?

Voici les fosses nasales.

Un cartilage en cloison le septum nasal et deux cartilages triangulaires prolongent l’os nasal.

Deux cartilages latéraux passent par dessus en formant les ailes du nez

Vous voyez ici les cartilages entourés des muscles qui permettent de retrousser le nez.

Les muscles qui recouvrent l’arête du nez sont la dernière couche avant la peau

La peau vient modifier légèrement la forme interne et masquer certains creux situés entre les cartilages.

Voici les mêmes éléments cartilagineux vus de profil. Les cartilages triangulaires situés de part et d’autre du septum qui prolongent l’os du nez.

Les cartilages latéraux formant le bout et les ailes du nez.

Les muscles qui permettent de retrousser le nez…

et ceux qui élèvent la lèvre supérieure.

La peau qui habille le tout en comblant certains espaces situés entre les cartilages.

Voilà pour le principe anatomique.
Mais que voyons nous avant tout cela ?

C’est dans l’Atelier Pratique

Je remercie la Bibliothèque interuniversitaire de médecine (Paris) qui m’a autorisé à utiliser les très belles planches de sa collection, que j’ai fortement retravaillées.

Atelier pratique

La forme du nez

Cet Atelier Pratique ne vous propose pas un pas à pas. C’est à vous, arrivé au niveau actuel, de faire de nombreux dessins, allant du croquis aux dessin de détails le plus poussé. Selon le temps dont vous disposez, commencez par recopier les images clé de ce module, même très succintement, c’est ainsi que vous progresserez en mémorisant un maximum d’informations.

 

La gamme de formes de nez s’étend à l’infini mais on peut classer déjà le tout en quelques catégories.

Les grands nez et les petits nez…

De profil :

De profil, le nez se décompose en plusieurs courbes qui en décrivent le contour extérieur. Le creux du nez situé juste entre les arcades se prolonge par la courbe renversée du profil nasal. Voyez la façon dont le bout du nez peut prolonger ou contrarier l’arête nasale. De profil, les ailes du nez viennent ourler la narine dont la forme doit vous devenir familière.

les nez droits, avec un creux plus ou moins marqué,

les nez convexes,

bossus, busqués

Les nez concaves, creux, retroussés ou en trompette. S’il est relativement long ou plongeant, le bout du nez sera clairement défini et bien visible. S’il est retroussé vous ferez face à un autre problème de dessin que nous verrons plus loin.

Les nez busqués ou creux peuvent être arrondis ou anguleux.

Long ou court, gros ou petit, en trompette ou busqué, le nez peut avoir un bout rond ou pointu crochu ou relevé.

De face :

De face le nez présente deux difficultés pour le dessinateur. D’abord il y a peu de points de repère contrairement à ce qui se passe de profil. Sur un marbre, qui ne connaît pas les variations de pigmentation qu’on pourrait exprimer au moyen de la couleur, la chose est frappante.

La pointe du nez et les ailes se détachent clairement. L’arête du nez est beaucoup plus difficile à faire sentir de face puisqu’elle n’est qu’un « pli arrondi ». Aucun contour précis n’en définit la forme. Ombres et lumières viennent au secours du dessinateur définissant davantage le volume du nez.

Nez fins, étroits, pincés, nez larges, épais, épatés, tout est possible, mais….

Si ces dernières catégories peuvent se conjuguer avec les profils cités un peu plus haut et même si l’éventail est très important prenez garde à ceci :

Une goutte d’eau de trop et c’est la caricature

Daumier savait dans ses dessins caricaturés, se tenir juste au-delà de la réalité avec une grande précision.

On mesure bien dans ce dessin la parfaite connaissance anatomique, seul chemin possible pour déformer intelligemment.

Ombres propres et ombres portées

Le nez reçoit généralement la lumière d’en haut. Il suivra les variations de valeur comme tous les plans du visages tournés vers le sol. Il sera donc partiellement privé de lumière, donc ombré.

Le nez déclare une ombre propre comme les arcades, la lèvre supérieure et le pli du menton. L’ombre du dessous du nez est en forme de moustache ou de chapeau de gendarme.

Les narines seront légèrement plus foncées et l’arrête du nez sera rendue par l’ombre triangulaire indiquée par la flèche. Vous pourrez placer, comme à droite, d’éventuelles ombres portées qui font avancer la pointe du nez. Cette ombre portée quand elle existe s’accompagne de celles des yeux et du cou qui font  reculer les orbites et découpent le menton.

 

Le problème des narines

Si le nez est un tant soit peu retroussé, vous aurez une vue sur les narines. Et là, attention : il y a une difficulté. Rien de tel pour gâcher un dessin de visage que de faire une plongée excessive dans les narines.

Les narines sont des trous dont la forme est celle d’une goutte d’eau très allongée qui s’arrondit lorsque la narine est dilatée.

Les narines suivent un angle qui se pince vers le bout du nez. N’inventez pas cette forme qui suit les parties cartilagineuses, observez-la puis conformez-vous à ce que vous avez relevé. Soyez prudents dans ce cas de ne pas foncer excessivement l’intérieur des narines. On voit souvent chez le débutant des orifices de narines très noirs sur un dessin pâlichon.

La teinte qui apparaît dans votre esprit est plus sombre que la réalité. Sous prétexte que les narines sont des orifices on les croit totalement privées de lumière. Pourtant, les réflexions de la lèvre supérieure, mais aussi la transparence des cartilages fait que vous n’aurez pratiquement jamais un noir total comme dans la pupille. La différence est subtile mais réelle.

Les deux plis qui démarrent au bord extérieur et postérieur des ailes du nez sont également de bons points de repère pour le dessinateur. Ils ne font presque plus partie du dessin du nez mais y prennent naissance pour rejoindre la bouche à laquelle un module sera consacré.


Egon Schiele 1890-1918 visipix.com

Le nez subit aussi quelques modifications lorsque l’expression change. Pas pour des changements mineurs mais dans le cas du rire, de la forte frayeur ou lorsque la bouche est grande ouverte et que les joues se déplacent. Le nez suit le mouvement, se plissant, fermant ou dilatant ses narines. Toutes ces observations sont à consigner à chaque fois que vous en aurez l’occasion.

Curiosités

Vous pouvez voir d’autres curiosités dans le menu Documentation. Les curiosités s’affichent au fur et à mesure que vous avancez dans votre parcours.

Recherche Criminelle

Planche de classification des formes de nez pour la recherche de criminels

Signus IAB Tous droits réservés

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A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-0xx-1

Dessin de mémoire <<<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

Dessins facultatifs à conserver <<< Si c’est le cas

FAC-0XX-1

Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice
FAC-0XX-2
Dessin de mémoire <<< Si c’est le cas
sujet de l’exercice

Dessins à faire

 

A vos crayons !

 

Dessin d’entraînement facultatif mais conseillé

FAC-223-1
Recopiez une planche anatomique en couleur

FAC-223-2
Dessinez un nouveau nez pour ce personnage. Veillez à ce qu’il ait une forme et une harmonie qui “collent” avec le dessin original de De Vinci.

La planche avec le nez absent, peut être imprimée au format A4.

Cliquez dessus pour l’afficher.

Dessins à conserver ou à envoyer à votre tuteur

DAF-223 -1
Dessinez une planche de nez d’après modèle vivant

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Les documents de ce module

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Vos Documents
Modèle 1
Modèle 2
Modèle 3
Modèle 4
Vos Documents

Il peut s’agir de modèles, de curiosités ou de références.
Utilisez les boutons de votre souris (généralement le droit) et affichez-les en grand format. Imprimez-les ou utilisez-les affichés à l’écran.

Modèle 1

Ce modèle , comme le suivant, est extrait de cahiers de dessin proposées dans les classes primaires des écoles françaises au début du XXe Siècle. L’objectif de ces exercices était de faire prendre conscience aux enfants que tout objet devient plus facile à dessiner si l’on a des guides, ici sous la forme d’un quadrillage permettant de mettre en place son dessin sans grandes erreurs.
Vous pouvez essayer vous même de recopier ce dessin sur une feuille blanche à la dimension exacte du modèle, puis de le refaire en ayant imprimé ce document à l’emplacement prévu sous le  dessin proposé. Superposez-les afin de les comparer par transparence sous une source de lumière. Vous verrez aussitôt que les repères évitent les plus grosses erreurs de construction, de proportions ou d’aplomb. Plus tard vous découvrirez comment continuer à se servir de repères sans pour autant tracer un quadrillage.

Modèle 2

Le modèle de la tasse à café est plutôt une curiosité car l’éllipse de l’ouverture de la tasse semble basculer vers nous par rapport à la sous-tasse qui parait plus juste. On peut imaginer que l’auteur de ces cahiers de dessin pour écoliers avait prévu que si l’ellipse du modèle était trop fermée elle finirait en forme de “Calisson d’Aix”, un défaut très courant chez les débutants. Gardez vos ellipses arrondies, jamais pointues.

Modèle 3

Ce modèle n’est pas aussi simple que l’on pourrait le croire… Efforcez-vous de ne pas traiter les ombres mais de dessiner cette tasse “au trait” ou “au fil” c’est à dire comme les deux modèles précédents qui ne s’occupent pas des différentes valeurs (sombres ou claires) de l’objet.

Modèle 4

Comme l’image précédente ce modèle présente des valeurs d’ombre et de lumière. Vous pouvez tracer les contours de ces zones mais ne “remplissez” pas les zones restez “au trait”

Bonus

Votre prochain module

This short description of the next module with one image is to be found in the next module at the section of the same name “prochainement”, never in the one we are editing (this is due to the way we build the editing tool of the old Signus platform which was searching the content on the next module dynamicly…

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pour l’instant le matériel déjà indiqué plus haut est suffisant pour les premiers modules. Vous serez prévenus dès qu’il faudra prévoir de vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez le temps de l’acheter ou de le commander.

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Module suivant

Module 59 : Organes du visage : l’oreille

Organes du visage : l’oreille

Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :

Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui

Les organes du visage

Les organes du visage sont, vous n’apprendrez rien, les yeux, le nez, les oreilles, la bouche. Chacun de ces organes possède des caractéristiques propres. Leur connaissance est un atout pour la réalisation des portraits, mais il y a bien plus que cela dans cette étude. Lorsque vous aurez bien observé chacun de ces éléments, la connaissance que vous en retirerez vous donnera les moyens de dessiner un visage juste. Dessiner juste, n’est pas dessiner parfaitement. Dessiner juste c’est dessiner de manière convaincante. Un croquis peut être juste et un dessin léché peut être faux.

En dehors de ces organes, il existe des éléments visibles qui leur sont en partie rattachés.

Les sourcils, par exemple sont presque indissociables des yeux.

Certains plis très minces et en creux, tels que celui du menton ou ceux des yeux, ou encore les zigomatiques, deux grands plis tout en relief qui vont des ailes du nez aux coins de la bouche, sont très liés aux organes du visage.

Il y a encore les pommettes, les arcades ou les angles de la mâchoire, marques extérieures visibles du squelette qui participent au caractère unique de votre modèle.

Les sourcils accompagnent les mouvements des yeux, le menton et les joues suivent ceux de la bouche.

Vous savez que le dessin d’après un modèle vivant, comme le dessin de mémoire fait appel à divers degrés à des connaissances acquises.

Le dessin recopié d’un document déjà à plat n’appelle pas du tout les mêmes qualités.

Un dessin réalisé d’après photo, si bien exécuté soit-il, ne demande que de la rigueur et de la patience, avec une certaine aisance dans l’utilisation de votre matériel.

Un dessin réalisé d’après modèle, demande une capacité toute autre. Il faut savoir interpréter ce qui est en 3 dimensions en un dessin dénué de profondeur tout en en donnant l’impression de relief.

Johann Füssli

Pour un portrait, vous serez placé à une certaine distance qui ne vous permet pas de voir et l’ensemble et le détail. Votre démarche sera facilitée si vous avez choisi une distance permettant de considérer l’ensemble de votre sujet et que votre connaissance des organes du visage ne vous oblige pas à vous rapprocher sans cesse de votre modèle en tout cas pour construire votre dessin au départ.

En préambule aux 4 modules dédiés aux éléments du visages…

J’aimerais faire une analogie avec la parole et avec la musique. Si vous comprenez une langue étrangère sans être bilingue, il suffit que vous ayez une communication de mauvaise qualité (station radio mal réglée ou mauvais réseau téléphonique) pour que votre capacité de compréhension se réduise instantanément.

Mais dans cette situation, si vous devinez déjà ce que veut vous dire votre interlocuteur, vous compensez facilement la perte de qualité. Prévoyant les mots qu’il va employer, vous les reconnaissez, même en partie brouillés.

Vous aurez le même phénomène en dessin. Si vous connaissez le vocabulaire et le contexte, vous saurez avec une vue d’ensemble de votre modèle, avancer votre dessin et le mettre en place correctement sans en voir encore les détails.

Le contexte en la circonstance sera l’angle de vue et l’éclairage de ce moment précis. Le vocabulaire, c’est la connaissance des formes « génériques » des yeux, nez, oreilles etc.

CC Wikipedia Pymouss

Mais l’analogie avec la musique est celle-ci : un mélomane peut entendre une oeuvre symphonique et en isoler la partie d’un instrument quand le néophyte n’entend que l’ensemble. Il peut donc profiter à d’autres niveaux que l’auditeur ordinaire d’un concert. Lorsque vous dessinez c’est aussi l’objectif que vous devez vous fixer.

Donner au spectateur divers degrés d’ “écoute” en donnant à la fois une image dont l’ensemble est cohérent et solide tout en mettant à sa disposition des petits coins de plaisir visuel selon le regard qu’il a choisi d’y porter.

La suite se passe dans l’Atelier Découverte.

Quand vous entreprendrez un portrait, installé devant votre modèle, la connaissance des formes génériques ne remplacera pas l’observation fine et le coup d’oeil détaillé.

Vous aurez besoin, une fois la construction achevée, de vous approcher de votre modèle pour travailler les détails. Vous veillerez à bien rester dans le même axe et à même hauteur.

Si vous ne voulez pas vous déplacer, vous pourrez observer les détails avec des jumelles, ce que préconisent certains dessinateurs de talent comme David Kassan. En principe le recours aux jumelles est parfait lorsque l’on dessine des personnages en pied ou en plan moyen (de la taille au sommet du crâne).

Pour le portrait d’après nature, c’est aussi un artifice qui vous évitera des déplacements répétés si vous avez le bon instrument optique.

L’intérêt majeur est de pouvoir alterner une vue d’ensemble et un regard sur les détails tout au long du portrait et non en une seule fois pour l’ensemble.

La perspective exacte et les variations de valeurs sont les deux meilleurs moyens de rendre le relief. Les valeurs servent aussi à détacher le visage du fond ou, par un travail sur ce fond, à influencer la tonalité générale de la peau.

Parfois, il faut deviner sur son modèle des formes qui ne se révèlent à notre oeil que par une valeur d’ombre ou de lumière quand aucune ligne ne vient nous secourir pour accrocher et expliquer la forme.

Chaque organe possède un angle de vue sous lequel sa forme est la plus facilement comprise et mémorisée. C’est par ce biais que vous pourrez inventer autant de visages qu’il vous plaira. Vous avez sûrement remarqué qu’on retrouve chez un dessinateur un type de visages quelle que soit la personne représentée.

Regardez par exemple ceux-ci :

Ces visages sont, à peu de choses près, les mêmes.
Il ne suffit pas de changer la coiffure…

Pour bien dessiner de mémoire, il faut avoir bien vu, bien compris et enfin bien mémorisé la structure de chaque objet. Il en est de même pour les éléments du visage.

Mais, en réalité, avoir bien compris la forme d’un nez ou d’une bouche est tout aussi important pour dessiner ce que l’on a sous les yeux. Sous une certaine lumière, des détails peuvent se noyer dans une masse trop éclairée ou au contraire trop sombre.

Epures d’oreilles du cours de Charles Bargue

En connaissant bien ce que vous dessinez, vous vous permettrez de rétablir une description précise de votre modèle en travaillant de mémoire les détails que l’ombre ou la lumière aurait avalés.

Prenez une sphère. Elle est aussi caractéristique de dessus que de côté, de droite ou de gauche. Prenez un objet quelconque et vous constaterez souvent qu’une vue est plus explicite qu’une autre.

Ce tournevis n’est qu’une paire de ciseaux. Elle est moins bien caractérisée par cette vue…

…que par celle-là :

Sous cet angle, vous voyez les lames, les anneaux et la plupart des détails qui en révèlent le mieux la forme et l’aspect. L’information est plus complète.

Dans presque chaque objet ou élément que vous dessinez, il existe un angle qui caractérise le mieux le modèle. C’est le cas pour un nez, un œil, une bouche ou une oreille.

C’est d’ailleurs une des observations qui a servi de théorie au cubisme. Peindre les choses, non comme on les voit, mais comme elles sont. Il n’a fallu qu’un pas pour en conclure qu’un nez est un triangle de profil et que de face un nez reste un nez donc reste un triangle. Vous n’avez pas suivi, ce n’est rien. Je dirais même que c’est normal, il n’y a en fait certainement rien à comprendre.

C’est tout de même dans cet esprit que vous allez, ici encore, augmenter votre connaissance anatomique de manière plutôt ludique. La recherche de l’angle de vue le plus caractéristique permet de mieux comprendre et de mieux mémoriser une forme.

Les oreilles

Les oreilles illustrent bien ce phénomène. C’est pourquoi je vous propose l’oreille en premier lieu. Une oreille est mieux décrite telle qu’elle nous apparaît dans un visage vu de profil.

Classique chez l’enfant, les oreilles et le nez de profil, les yeux et la bouche de face, les cheveux de dessus.

C’est la raison pour laquelle les enfants dessinent des visages avec des oreilles décollées. Ils fusionnent en effet les angles de vue qui décrivent le mieux chaque partie du visage.
Les oreilles se retrouvent ainsi, pivotées de 90 degrés.

L’oreille sujet délicat

L’oreille est un organe assez particulier sur le plan esthétique.

Selon nos critères d’esthétique, l’oreille, ni ravissante, ni laide, est pour le moins curieuse.

Les yeux ou la bouche sont souvent beaucoup plus révélateurs des sentiments de votre personnage. L’oreille, qui selon certaines théories médicales résumerait, de par sa forme proche de celle du foetus, l’ensemble de notre carte santé en miniature, ne révèle que très peu du caractère et des émotions de votre modèle.

Si elle est bien dessinée, l’oreille ne pose pas de problème. Mais si vous la ratez vous créez instantanément un malaise car les oreilles disgracieuses prêtent vite au ridicule.

CC Arnaud Gaillard

Décollées ou pointues, elles rappellent le singe ou le diablotin,

Quentin Metsys

et trop grandes les feuilles du chou.

Pour éviter cela, regardez bien comment est faite l’oreille de profil, comment elle se place dans le visage et comment on peut la simplifier pour ne pas se perdre dans les détails de son anatomie.

Dürer

L’oreille est un ensemble pourtant assez complexe de formes, de plis, de parties concaves ou convexes, minces ou épaisses. Il y a un tri à faire. Si vous dessinez une espèce d’invention ou d’arrangement sans aucun rapport avec la réalité, votre oreille passera très mal. Voyez comme à l’inverse Dürer donne le change ici, avec une oreille pourtant incontestablement soudée au cou bien trop en arrière.

L’oreille de profil

De profil, l’oreille se présente comme un mousqueton ou un maillon de chaîne ouvert dont on aurait serré un côté dans un étau.

Le grand côté forme le pavillon qui est ourlé et mince. Le petit côté est celui du lobe qui, plus charnu, vient se souder plus ou moins tôt dans le haut de la joue. L’oreille et son lobe sont plus petits chez la femme que chez l’homme. Vous dessinerez d’ailleurs toujours des oreilles plutôt trop petites que trop grandes surtout sur les modèles féminins.

En palpant votre oreille, vous n’en découvrirez pas facilement la forme mais vous sentirez bien que le pavillon est cartilagineux et que le lobe est charnu et mou.

1- le tracus   2- l’hélix   3- l’antihélix   4- le tubercule   5- la conque    6- le lobe   7- l’antitracus

Regardez la structure de l’oreille sur ce dessin.  Notez comme l’on retrouve son anatomie générale d’un individu à l’autre même si les petits détails changent sur chaque modèle.

On voit souvent dans les cours de dessin une idée qui ne me plaît pas.
L’oreille serait composée de trois tiers : le pavillon, le creux et enfin le lobe.

Je considère cet aide-mémoire comme trop fantaisiste et il vous amènera à faire des lobes beaucoup trop longs. Je préfère une autre approche qui est plus directement en volumes qu’en mesures :

La partie la plus volumineuse du pavillon tient dans un cercle très faiblement ovalisé.

La partie basse de l’oreille, le lobe et l’antitracus s’inscrivent dans un cercle de moindre taille. Entre un tiers et une moitié du premier. Le tracus trouve place dans le triangle situé en avant des ellipses ainsi tracées.

La conque suit une forme circulaire située en plein milieu de la hauteur de l’oreille.

Une ligne relie les deux cercles les plus importants vers l’arrière de l’oreille.

Cette approche qui peut sembler plus complexe et moins précise, respecte beaucoup mieux l’inclinaison qui doit absolument être respectée dans l’oreille.

Cet angle d’environ 15° est celui que suit l’ovalisation du lobe…

tandis que le pavillon s’ovalise sur un angle de 15° symétriquement opposé.

L’oreille de face et de dos

Dans un visage vu de face ou de dos on voit que l’oreille se construit dans un plan de biais.

Cours de Charles Bargue

Remarquez la petite excroissance cartilagineuse qui vient masquer en partie l’orifice de l’oreille que vous apprendrez à placer justement.

Dans un visage vu de face, l’oreille est plus difficile à représenter. Il y a moins de formes caractéristiques auxquelles se raccrocher. Mais vous n’êtes pas démuni d’informations et, si vous avez les quelques réflexes nécessaires, vous serez sereins au moment de dessiner l’oreille de face. Il faut observer une première fois, après c’est beaucoup plus simple.

 

Cours de Charles Bargue

Pensez à bien faire passer l’helix de l’avant vers l’arrière. (flèche du haut)
Faites tomber le lobe verticalement, il ne suit pas l’angle général de l’oreille. Ne l’enfoncez pas dans la joue.

L’antihelix doit franchement sortir du pavillon et y revenir vers le bas.

Ombrez légèrement le haut de l’antihelix qui se sépare en deux branches. Vous ne pouvez pas représenter ce volume par des traits, ce ne sont que de subtiles ondulations de ce cartilage.

De dos, c’est un peu plus simple car une partie très caractéristique vient à la manière d’un col maintenir le pavillon dans une position très légèrement tournée vers l’avant. Dans la majorité des cas, vous aurez peu d’occasions de dessiner le dos de l’oreille parce qu’il est souvent masqué par les cheveux et que c’est rarement l’angle de vue choisi pour un portrait.

Symétrie des oreilles

Dans la majorité des angles de vue utilisés pour représenter un visage, une seule oreille apparaît. De face ou de dos la symétrie est facile à obtenir mais de trois quarts, il est plus délicat de placer correctement la deuxième oreille, celle qu’on ne voit pas ou dont on ne voit qu’une faible portion.

Il arrive pourtant qu’il faille au moins la situer dans une construction préparatoire, pour placer correctement les branches d’une paire de lunettes par exemple.

La méthode qui consiste à tracer les habituels méridiens et l’équateur de la sphère du crâne vous aidera beaucoup. Vous pouvez au besoin revoir la position de l’oreille dans le module sur le visage où elle a déjà été abordée.

Rappelez-vous toujours que l’oreille a généralement la hauteur d’un nez et se situe au même niveau que lui.

La meilleure chose étant toujours de dessiner, rendez-vous dans l’Atelier Pratique

Le plateau de fruits de mer

Vous pouvez cliquer sur l’image pour voir cette splendide nature morte de Willem Claesz Heda.

Avant de vous lancer dans cet atelier pratique, regardez bien ces deux douzaines d’huitres d’oreilles.

Vous voyez bien que l’on ne peut dessiner une oreille de mémoire sans en connaître au minimum la structure générale et ce qu’il y a de générique dans cette partie de l’anatomie.

Ce que vous savez déjà (cela se voit dans l’ensemble de ces dessins) c’est que le haut de l’oreille est plus important que le bas. Vous savez également qu’il y a un orifice et un lobe. Il y a des plis, des enroulements, vous le savez également mais vos observations vous abandonnent là et vous tapez un coup au hasard.
Le dessin c’est une illusion, mais pas celle-là !

Construction d’une oreille générique

Je vous propose de commencer par dessiner une oreille de profil. Votre sujet regardant vers la gauche de votre feuille. Dessinez les grandes masses sous la forme d’une construction sommaire.


J’ai dessiné un oeil pour vous rappeler le sens de l’oreille sur ce dessin. L’inclinaison de l’oreille entière va dans le sens opposé à la ligne tracée ici. Cette ligne montre seulement que le haut de l’oreille est ovalisé selon un axe proche de celui-ci.

Cette fois le bas de l’oreille est ovalisé dans l’autre sens. Son volume est inférieur. Le cercle tangeant le plus petit est une aide à la construction dont vous vous servirez dans un instant.

Fermez l’arrière de l’oreille en joignant les deux ellipses par une courbe douce.

Commencez par placer le tracus ou tragus. Rappelez-vous qu’il tend à aller vers l’extérieur et qu’il masque en partie l’orifice auditif. Ce dernier est bien creux et vous y trouverez la valeur la plus foncée de l’oreille.

En avant du tracus vous pouvez ombrer légèrement. Le crayon rouge montre un endroit où l’oreille a rejoint la joue.

En face du tracus dessinez l’antitracus et amorcez le dessin du creux de la conque qui s’appuie sur votre plus petit cercle de construction. Choisissez ensuite deux points qui seront les lieux où l’oreille se détachera de la joue et de la tempe.

Dessinez la forme extérieure de l’hélix. Vers l’arrière dessinez ou omettez les déclivités du tubercule et de la liaison avec le lobe. Sur une oreille féminine ces deux accidents sont absents et forment une oreille plus ronde aux courbes plus douces. Le lobe est également beaucoup plus petit sur un sujet féminin.


Passez à la ligne qui détermine la forme interne de l’hélix. La forme de cet ourlet change au fur et à mesure de son parcours. D’abord large et plat il s’amincit et se roule jusqu’au grand axe de l’ellipse supérieure. Il prend ensuite la forme d’un boudin qui subit un renflement au niveau du tubercule quand il existe.


Au delà du tubercule il reprend son épaisseur et très vite se fond dans le lobe en n’y laissant qu’une très lègère déclivité.
Voici venu le moment de déterminer les formes internes. Ce sont les formes internes du dessin de l’oreille. L’oreille internetelle qu’on l’entend en anatomie médicale est totalement invisible de l’extérieur. Elle est même précédée de l’oreille moyenne qui ne débute qu’au fond de l’orifice auditif. Autant dire que le dessinateur n’a à faire qu’à l’oreille tout court.


Dessinez cette courbe en S qui débute de la naissance de l’hélix et va rejoindre l’antitracus en enroulant le cercle central.


A partir de là, tout se passe en volumes subtils. Plus aucune ligne franche ne doit déranger la structure ainsi obtenue. Votre oreille ne demande plus qu’à voir s’inscrire l’antihelix dans le haut du pavillon.

C’est une forme en Y. Une sorte de double pli que j’ai indiqué en rouge mais que vous ne rendrez que par une ombre laissant cet Y accrocher la lumière.

Vous finirez l’oreille par une accentuation de l’ombre et de la forme de l’orifice auditif et une plongée de la courbe de l’helix qui vient se fondre au fond de la conque.

A vous…

Pour ne pas rendre ce module exagérément long, je vous propose de créer votre propre simplification de l’oreille vue de trois quarts ou de face.

Jérôme Bosch

Bosch ne se privait pas de mettre des oreilles dans ses dessins ou ses tableaux.

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.


Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-049-1
Il est grand temps de commencer à élaborer vous-même les exercices que vous pouvez faire.

Ceci fait partie intégrante de la créativité.

Il y a mille manières de dessiner une oreille. Seule, sur un visage, ou encore dans un environnement entièrement imaginaire. (voir les curiosités)

A vous…

Ce chapitre des dessins à faire va disparaitre progressivement.
Vous devez compter sur vos idées. Votre plaisir en sera décuplé.

Dessins facultatifs à conserver

FAC-049-1

Imprimez cette planche. Recopiez en une partie en construisant selon les modèles proposés.

FAC-049-2


Complétez la planche après l’avoir imprimée, en ayant bien regardé avant la planche du FAC-049-1. Dessinez avec soin et de mémoire.

Votre prochain module

Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu !… Bien des choses en somme.
Edmond Rostand

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Aujourd’hui pas de bonus vidéo ici mais vous pouvez vous inscrire à l’initiation au Sight-Size en suivant le lien ci-dessous :

Cette initiation comporte une grande partie offerte afin de vous permettre de juger de l’intérêt de cette technique très typiquement académique.

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Module 58 : Les muscles de la tête

Les muscles de la tête

Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :

Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui

Nous voici à nouveau amenés à nous interroger sur ce qui fait qu’un dessin de visage retient notre attention tandis qu’un autre ne nous “parle pas”.


© Erlinda IAB 2010

La forme du crâne donne le ton général pour déterminer le “genre” d’une tête, mais ce n’est pas suffisant. Un ensemble de caractéristiques, plus subtiles encore, nous sont apportées par les muscles sous la peau.

Sur le squelette entier des muscles viennent prendre attache pour contribuer aux mouvements du corps humain. La boîte crânienne est également recouverte de muscles parfois même sur ses faces internes.

Sur le visage les muscles contribuent énormément à extérioriser des sentiments.

L’anatomie artistique peut vous inquiéter. Soyez tranquilles, il n’est pas question de vous prendre pour un médecin ou un ostéopathe.

Je voudrais seulement que vous ayez conscience des grands volumes et des fonctions essentielles des muscles qui sont utiles aux artistes.

L’étude des muscles du corps humain peut se faire en 4 étapes :

1 – Repérer les emplacements des muscles profonds

2 – Observer la forme des muscles superficiels au repos

3 – Connaître les mouvements des parties du corps que
les muscles permettent

4 – Savoir reproduire les déformations que subissent les
muscles en contraction

Le plus simple est de commencer tout de suite dans l’Atelier Découverte.

 

Bourgery – autorisation de la BIUM

Les muscles du corps humain sont très nombreux et vous vous demandez peut-être la raison pour laquelle j’ai choisi de séparer l’étude des muscles en deux volets :

Celui du tronc et des membres d’une part, que vous trouverez dans la branche “corps humain”

Celui de la tête et du cou qui fait partie de la branche “dessiner une tête”

Ma motivation est double. D’une part le portrait intéresse beaucoup d’entre vous.
D’autre part, si l’on considère que le dessin de nu est une branche artistique bien à part, vous serez amenés à dessiner le corps habillé dans la majorité des cas.


© Erlinda IAB 2010

Le visage, lui, est toujours nu. C’est donc essentiellement l’anatomie qui fera le sujet principal d’un portrait et non une action, une pose ou une attitude.

Le cou me semble aussi indissociable de l’étude de la tête. Il en est le support et révèle beaucoup sur la personne.

Vous verrez, je l’espère, qu’il y a une unité tête et cou aussi bien esthétique qu’expressive.

Vous avez abordé les expressions de manière très rapide dans un module précédent, vous n’avez pas encore fait le lien entre ces expressions et la “mécanique musculaire” sous-cutanée.

C’est l’objet des deux modules consacrés aux muscles du cou et du visage.

Peut-être contribueront-ils à lever un coin de voile sur une des énigmes de la peinture classique.

Les trois catégories de muscles de la tête

Pour simplifier la compréhension du système, une classification en trois groupes est assez facile à retenir.

1. Les muscles masticateurs
Les masticateurs servent à mettre en action la mâchoire.

2. Les muscles peauciers
Les peauciers sont groupés autour des orifices de la face. Ils sont parfois circulaires parfois allongés et permettent l’élévation des sourcils, l’ouverture ou la fermeture des paupières ou celle de la bouche et des lèvres.

3. Les muscles du cou
Ils sont attachés au crâne soit à l’avant de la tête soit à l’arrière, du côté de la nuque. Il suffit d’avoir tenu un bébé dans les bras pour prendre conscience du poids élevé de la tête. Les muscles du cou supportent en permanence les mouvements de la tête. Ils permettent des mouvements circulaires. Les muscles du cou sont répartis en trois couches : le plan profond, le plan moyen et le plan superficiel.

Faut-il connaître l’anatomie par coeur ?

Certainement pas et nous allons faire le tri.
Pour le dessinateur, le plan profond n’a généralement que peu d’intérêt. La forme des muscles profonds n’est pas visible sous la peau. Il arrive même que les muscles situés par dessus, donc au plan moyen, ne subissent pas de déformation à leur contact. C’est la raison pour laquelle les muscles profonds ne seront pas étudiés ici. A peine seront-ils mentionnés.

Les muscles du plan moyen peuvent davantage se faire sentir, vous le verrez très clairement. Dans ces muscles du plan moyen, nous verrons ceux qui ont une influence et nous ne nous intéresserons pratiquement pas aux autres.

Les muscles superficiels, eux, nous intéressent. Ainsi, devant le nombre important des muscles, nous ne devons pas nous inquiéter et garder toute notre attention centrée sur quelques merveilles de la mécanique humaine.

Faisons un état des lieux

J’aimerais vous poser une question. Vous savez juste que le cou n’est pas un cylindre parfait. Vous avez remarqué quelques volumes longitudinaux.


Vous savez que certains de ces volumes doivent être dessinés parce qu’ils sont visibles sous la peau. A priori, vous ne savez pas exactement si ce sont des muscles ou des tendons. Mais…

..vous savez certainement que le cou décrit deux courbes allant rejoindre les épaules.

Et sauriez-vous dessiner ce qui se passe quand la tête tourne alors que les épaules restent de face ? Le cou change de forme, un muscle apparait en saillie. Cela se voit nettement chez certains individus. Vous le visualisez presque, mais vous avez un doute…

Hum! Hum! Dans quel sens est-il incliné ? Et plus terrible encore, vous vous demandez si ce muscle est plus large en bas ou en haut. Qu’allez vous faire avec tant de possibilités ? Dessiner au petit malheur la chance ? Bien sûr en regardant ces deux croquis vous pencheriez plutôt pour la version de gauche, et après quelque réflexion pour celle de droite, et puis finalement non, la gauche.

Que faire ?

Vous pourriez prendre un modèle ou chercher un document, comme cette photographie et vous rendre compte que ce n’était aucune des deux premières solutions la bonne. Ce muscle est vertical quand la tête est en rotation. Si vous deviez apprendre tous ces aspects par coeur, vous en auriez pour des années à mémoriser chaque modification engendrée par les mouvements les plus simples.

Au lieu de cela une connaissance même assez succincte de l’anatomie vous permettra de répondre aux plus fréquentes de vos interrogations.

Un grand muscle long vient relier le crâne en arrière de l’oreille (la mastoïde du temporal) à la clavicule et au sternum. On comprend dès lors que ce muscle attaché de biais quand la tête est droite, devienne vertical au moment où l’oreille vient à la verticale du sternum dans le mouvement de rotation de la tête.

Bourgery – autorisation de la BIUM

Je vous propose justement de voir un peu plus en détail les muscles du cou.

Les muscles postérieurs du cou

Les muscles postérieurs sont ceux qui sont visibles dans le dos.

Bourgery – autorisation de la BIUM

Voici les muscles profonds du cou. Ils s’attachent au bas de la boîte crânienne.
La flèche du centre montre le petit droit postérieur, celle le plus à l’extérieur montre le petit oblique (nul besoin de retenir ces noms).

Aucun de ces muscles profond n’est visible sous la peau, nous pouvons donc les ignorer. Ils constituent tout de même une base sur laquelle les muscles du plan moyen vont reposer.

Bourgery – autorisation de la BIUM

Dans la partie droite de cette image, j’ai appliqué la couche de muscles du plan moyen. L’un va s’attacher à l’omoplate (Angulaire de l’omoplate), l’autre va du bas du crâne à la colonne vertébrale, c’est le Splénius de la tête.

Bourgery – autorisation de la BIUM

Voici la couche du plan moyen reportée des deux côtés. Elle va servir de base aux muscles superficiels, ceux que vous verrez se dessiner sous la peau du cou.

Bourgery – autorisation de la BIUM

J’ajoute maintenant une couche de muscles sur le plan moyen (flèche bleue). La flèche supérieure montre le muscle que nous avons repéré tout à l’heure et qui devient vertical lorsque la tête est en rotation (Sterno-Cléïdo-Mastoïdien).
Le grand muscle triangulaire vous est beaucoup plus familier car il est très visible sur les dos musclés. C’est le trapèze.

Bourgery – autorisation de la BIUM

Voici les deux trapèzes qui complètent la musculature du cou et du dos.

Repérez bien les saillies importantes du trapèze de chaque côté du cou vu de dos.

Ainsi vous dessinerez le cou avec beaucoup plus de réalisme si vous vous souvenez de ces deux muscles bien visibles.

Les muscles sur le profil du cou (latéraux)

Bourgery – autorisation de la BIUM

Le trapèze est également bien visible de profil et le Sterno-Cléïdo-Mastoïdien fait un angle bien marqué de près de 20 ° avec la verticale.


Bourgery – autorisation de la BIUM
La couche supérieure de muscle de la peau laisse bien voir la pomme d’Adam et adoucit un peu la saillie du Sterno-Cléïdo-Mastoïdien qui reste pourtant très visible.

Voici l’ensemble un peu accentué, tel qu’on le verrait chez un homme âgé mais musclé.

Les muscles sur l’avant du cou (antérieurs)

Bourgery – autorisation de la BIUM

Voici la couche profonde. Comme pour les autres vues, une observation rapide nous informe de l’absence de parties osseuses directement en contact avec la peau. Le cou est bien rempli par un réseau de muscles longs.

Bourgery – autorisation de la BIUM

De face, le Sterno-Cléïdo-Mastoïdien  présente un angle léger, il n’est donc pas vertical. Il se divise en deux branches vers le bas. On sent le creux que forme cette fourche à deux branches avec le doigt mais il n’est pas visible sous la peau.

Le trapèze se devine sur un sujet vu de face.

Il est bombé sur les sujets très musclés.

Bourgery – autorisation de la BIUM

Les deux Sterno-Cléïdo-Mastoïdiens  se rejoignent presque aux bords internes des clavicules.

Ils forment un creux visible chez tous les individus qui s’accentue lorsque le menton est rabattu sur le cou.

Une bonne connaissance des muscles permet un dessin plus intéressant et plus vivant.

Pour cet atelier pratique, je vous propose deux parties.

Partie 1 Muscles

Imprimez l’une des planches muettes et placez au moyen d’un crayon assez épais les muscles au fur et à mesure que vous relisez l’Atelier Découverte.

A vous d’illustrer ce chapitre en envoyant vos dessins dans les galeries des DAF.

Vous pouvez aussi utiliser cette planche


Partie 2 Vue anatomique externe

Dessinez d’après modèle des croquis ultra rapides de cous droits, inclinés, en extension, en torsion.

Voici la manière dont vos dessins doivent être traités :

Si vous n’avez pas encore fait poser un modèle pour vous, c’est le moment.

Planches muettes

Voici une série de planches qui vont vous servir à placer les muscles du visage comme cela est proposé dans l’Atelier Pratique.

Choisissez sur cette grille le pourcentage d’opacité qui conviendra à votre imprimante pour obtenir un tracé très léger. 70 % est généralement adapté.

Planche muette à 0 %     Planche muette à 30 %     Planche muette à 50 %

Planche muette à 60 %     Planche muette à 70 %     Planche muette à 80 %

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
Vous pouvez uploader votre dessin dans les galeries. Vos dessins seront vus par les autres membres et les tuteurs qui pourront, dans certains cas publier une correction s’ils jugent qu’elle peut être utile à tous. Mais cela n’est pas systématique.

Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-221-1
Dessinez un bel écorché de cou au crayon de couleur.

DAF-221-2
Dessinez une tête au trait. Placez-y, de mémoire, les muscles principaux du cou.

DAF-221-3
Dessinez un bas de visage et un cou en faisant bien ressortir les muscles et les parties saillantes de l’anatomie sous la peau. Vous pouvez utiliser les modèles ci-dessous ou demander à une personne de votre entourage de poser.

 

 

Dessins facultatifs à conserver

FAC-221-1
Recopiez le bel écorché de tête ci-dessous ou dessinez d’après un document de votre choix les muscles du cou.

cliquez pour télécharger

FAC-221-2
Dessinez une tête au trait. Placez-y les muscles principaux du cou en respectant l’ordre des plans montrés dans l’Atelier Découverte.

Votre prochain module

Pour mémoriser les différentes parties du visage, connaître leur forme exacte et savoir ainsi les dessiner dans toutes les positions, vous suivrez l’exemple du petit Marco.

Mémorisez les éléments du visage tels qu’ils sont et non tels que vous les voyez. Vous avez dit cubiste ?

C’est votre meilleure chance de dessiner un jour comme Frederick Sandys.
On commence avec l’oreille !

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Correction générique du DAF-86-1
“La machine à perspective”

Il est plus intéressant que les corrections soient visibles après que vous ayez eu le temps de finir votre DAF. Voilà pourquoi vous trouvez ici la correction d’un DAF antérieur.

Montage de la perspective du DAF-086-1 (modèle 1)

Voici la situation proposée au départ.

Tracez la première ligne parallèle à un côté de la forme verte…

puis la deuxième.

Elles sont parallèles avec les faces fuyantes de la forme verte et font un angle droit.

Abaissez sur l’horizon les points d’aboutissement des lignes fuyantes sur le tableau.

Cela vous donne deux nouveaux points de fuite, cette fois en perspective.

Déplacez la vue en élévation vers la ligne de terre.

Reportez la hauteur en face du point de visée de l’oeil.

Ce sera l’arête avant (en bleu) du parallélépipède, vu en perspective.

Raccordez les angles aux nouveaux points de fuite. A gauche…

A droite…

et à nouveau pour le haut du volume…

Une fois les deux faces fuyantes définies, leur profondeur doit être choisie.

Tracez une ligne qui relie chaque angle de la vue en plan…

au point de visée…

pour repérer l’endroit où elles couperont…

le tableau vu en plan.

De là, abaissez des verticales…

Elles définissent la profondeur exacte du volume.

Les dernières fuyantes terminent la construction.

Si vous avez obtenu ceci, votre exercice est réussi.

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Module 52 : L’eau (1)

L’eau (1)

Voici le matériel nécessaire pour profiter pleinement de ce module :

Pas de matériel supplémentaire
nécessaire aujourd’hui

L’eau

Lorsqu’elle s’offre à nos yeux dans un paysage, l’eau apporte toujours un élément esthétique de valeur. Mais, vous l’avez remarqué, l’eau prend des aspects si différents pour le regard (comme les nuages dans le ciel) que, pour en rendre la spécificité, il faut commencer par ordonner un peu les choses.

Regardez un étang en sous-bois, approchez-vous et prélevez un verre de cette eau. L’étang vous apparaît vert foncé, l’eau dans le verre est transparente.

L’eau est un fluide, elle peut stagner dans une flaque ou dans une mare. Mais bien souvent l’eau court, coule, saute, jaillit, et bondit même parfois. N’oubliez jamais qu’il s’agit d’un fluide qui répond à des lois physiques. Cela vous évitera quelques erreurs dès le départ.

Selon ses mouvements, sa masse ou son environnement, la couleur apparente de l’eau comme sa couleur réfléchie changent du tout au tout.

L’influence de la luminosité ambiante, de la teinte du ciel, et de phénomènes naturels comme la température y sont souvent pour beaucoup.

Vous avez déjà observé qu’un plan d’eau visiblement bleu foncé un matin peut devenir vert ou gris dans les heures qui suivent.

Et puisque le crayon noir ou graphite ne nous permet pas de rendre des couleurs, c’est en terme de valeur que vous allez vous attacher à bien observer, bien sentir et bien comprendre ce qu’est l’eau.

Les plans d’eau calme

Vous trouverez dans cette catégorie la mer en l’absence de vent, les lacs, les étangs, les canaux (qui n’ont pour ainsi dire pas de courant), les petites rivières calmes, les flaques et toutes les zones d’eau presque statique.

Ces plans d’eau sont parfois de véritables miroirs qui vous amènent à dessiner deux fois le même sujet, une fois la tête en haut et une fois la tête en bas.

Penser que l’on va dessiner deux parties symétriques est une vision trop simplifiiée puisque, vous le savez, les reflets des choses ne sont jamais semblables à la chose elle-même. Ils en sont le pendant vu sous un autre angle et dans un autre environnement.

La preuve : l’image ne peut être retournée sans perdre toute crédibilité.

Il se présente alors deux risques pour le dessinateur, deux possibilités de trébucher.

La première serait de n’avoir pas vu les différences d’aspect visuel existant entre l’original et le reflet. La deuxième serait de dessiner un reflet ne respectant pas les règles de la perspective.

Le module de la branche perspective sur la construction précise des reflets sera assez clair sur cette question et je propose de vous en tenir pour l’heure aux aspects de forme et de tons que peut prendre l’eau. En attendant de connaître les règles de perspective pour les reflets, vous pourrez faire de bons dessins en ouvrant bien vos yeux devant le paysage réel. Restez objectif devant votre modèle et les choses iront déjà assez bien…

L’eau vive

Les torrents, les cascades, les jets d’eau, les rivières et toutes les chutes d’eau, tous les déversoirs naturels ou artificiels, toutes les projections sont des sujets où l’eau est “vivante”. A chaque instant sa forme change, ses reflets aussi.

Il y a pourtant un phénomène visuel amusant. Observez un torrent, vous remarquez que l’eau qui coule contre un rocher s’enroule dans un mouvement permanent et qui donne par sa régularité une illusion de fixité. On sait que les particules d’eau qui forment ces bourrelets puis ces mouvements d’écume en contournant un obstacle se renouvellent sans arrêt. Pourtant on la perçoit comme une matière plus solide, comme une pâte de verre encore molle.

Elle ressemble alors à la glace.

La photo qui fige l’eau donne parfois cet aspect irréel aux masses d’eau en mouvement. Mais dans un dessin, allez-vous reproduire ou éluder cet effet particulier ?

Le choix du photographe

Quand un photographe est un peu habile avec son appareil, il peut volontairement allonger ou raccourcir le temps d’ouverture de son obturateur. Photographiant l’eau d’une cascade, il peut choisir son temps de pose. Cela donne une photographie différente dans chaque cas. Si la pose est brève, l’eau de la cascade sera figée et montrera des milliers de gouttes bien nettes et se détachant les unes des autres comme des billes de verre allongées par leur mouvement.

Si la pose est plus longue, plusieurs positions successives de chaque goutte seront superposées sur la pellicule et cela créera des multitudes de traits clairs suivant le sens de leur déplacement. Il en résultera un certain flou dû à la vitesse de déplacement des gouttes.

Mais ce résultat sera sans doute plus réaliste, et se rapprochera mieux de ce que perçoit l’oeil nu.

Si vous optez pour cette deuxième approche, vous rendrez le flou et le mouvement par des petits traits parallèles au mouvement d’écoulement de l’eau. Cet effet ne doit pas être exagéré au risque de tomber dans la convention. Il ne s’agit pas de l’approche cartoon dont les traits situés derrière les objets en indiquent le mouvement. C’est là une convention de bande dessinée qui est du plus triste effet dans un paysage.

Tonalité et reflets en eau calme

Revenons à ce miroir presque parfait…

La moindre brise modifie les reflets. Il se passe alors deux choses différentes. Tout d’abord le miroir s’opacifie comme un verre cathédrale et le reflet est hachuré en milliers de petites facettes qui le rendent trembloté et flou. Mais ce qui est frappant ici c’est la disparition des cimes. Un phénomène qui s’explique par l’allongement du reflet qui s’étire verticalement comme un lampion en papier ou un soufflet d’accordéon.

Lors de précipitations sur l’eau, ce miroir se modifie encore et devient grenu. On ne sent plus uniquement les frisures du vent mais la surface toute criblée se rapproche d’un verre sablé.

Voyez sur la photo qui suit deux ou trois observations utiles à faire.

1- Le ciel est plus sombre dans le reflet qu’en réalité.

2- On croit voir plus de rose dans le reflet que dans le ciel, c’est totalement faux.

3- Les petites plaques de gelée sur la surface cassent légèrement le reflet comme si l’on avait donné des coups de gomme. Tiens, faudrait-il chercher plus loin pour rendre cet effet dans des paysages d’hiver ?

Pour rendre le reflet d’un objet, vous penserez à observer la tonalité générale de ce qui se reflète par comparaison avec l’original.

Souvent l’ensemble est à la fois un peu plus sombre et un peu moins contrasté. Mais ceci n’est pas une règle.

Si j’ai attiré votre attention sur les différences entre le reflet et son modèle, c’est pour vous préciser maintenant qu’il y a aussi des effets qui affectent de la même manière l’objet et son image.

Les effets de brumes au loin, élément indicateur de la profondeur s’observent parfois très nettement dans la nature. La brume n’est naturellement pas plus forte au loin qu’au premier plan. C’est l’accumulation de particules humides qui donne cet effet de grisaille au loin.
Les couleurs se désaturent avec l’éloignement. Remarquez clairement à quel point le reflet suit cette même règle.

Et si vous voulez pousser l’observation à un degré encore supérieur, vous remarquerez que la désaturation du reflet est moins dégradée que celle de l’objet réel.
Autrement dit, la différence de densité entre le sujet et son reflet est plus grande au premier plan, tandis qu’au loin, l’objet et son reflet sont presque de densités identiques.

Sur un plan d’eau, il y a parfois une légère teinte laiteuse qui “blanchit” l’ensemble de la gamme de tons de la partie réfléchie.

L’observation est importante pour être dans le vrai, mais une fois que vous aurez considéré que le reflet est plus clair ou plus foncé, ne changez plus d’avis. Soyez cohérent dans votre gamme de tons.

Les reflets en eau faiblement agitée

Un cygne…  et le miroir se brise.

Lorsqu’il y a de nombreux mouvements sur la surface de l’eau, les objets reflétés presque à l’identique, comme les arbres ou les bateaux, ne sont pas les seuls éléments qui donnent cette impression de fluide. Les facettes de l’eau s’orientant en tous sens, il y a toujours une organisation cisaillée et contrastée des reflets sombres et de ceux du ciel ou du soleil qui retournent vers l’oeil du spectateur.

Ces taches très lumineuses sont importantes à mettre en scène.

Prenez le temps de bien regarder et, comme toujours, faites des observations pour vos dessins de mémoire.

Voyez ce jeune cygne, il avance perpendiculairement à des ondulations régulières. Il crée lui-même des ondes qui vont rencontrer les premières. Il en résulte des plus petites surfaces en losanges. On ne perçoit pas toujours cette forme au premier coup d’oeil, mais l’étude de la mer est très instructive sur ce plan. Vous remarquez aussi que le reflet de la tête n’est pratiquement pas cisaillé.

Cette fois l’eau s’agite davantage. Repérez-vous les reflets de la tête ?

Elle est présente deux fois car deux surfaces proches ont l’angle exact qui renvoie cette image à votre oeil. Voilà le petit détail qui fait plus vrai que nature dans un dessin.

J’aimerais vous poser une question.

Auriez-vous osé dessiner de telles réflexions sur un dessin pour rendre la surface de cette eau ondulante ? Pourtant remontez de deux images et constatez que la photo est tout à fait naturelle.

Les mouvements d’eau de la rivière

En rivière, les lignes de force des mouvements de l’eau suivent une ligne naturelle qui vient de la forme du lit du cours d’eau.

Fleuve, rivière, ruisseau, peu importe, les mouvements de leur eau sont à peine perceptibles tant qu’ils ne rencontrent pas d’obstacles ou de hauts fonds.

Juste quelques cisaillements généralement très longs permettent de faire sentir la déformation de la surface.

Un effet que l’on retrouvera en bordure de mer.

Mais en rivière, le vent ou le passage des barques et des bateaux peut agiter sérieusement le cours d’eau le plus tranquille.
Comme c’est le vent qui crée les plus forts plissements sur la surface de l’eau toutes sortes de rides peuvent se former selon sa force et sa direction.

Il faut avouer que pour ce qui est du vent, c’est en mer que l’on voit les plus beaux spécimens de déformation du plan d’eau. C’est ce je vous proposerai de découvrir dans le prochain module consacré à l’eau. Mais en attendant, il me semble qu’il est temps de passer à L’Atelier Pratique.

Un Atelier Pratique différent des précédents

J’aimerais vous conduire subtilement vers l’état d’esprit créatif.

J’ai promis que petit à petit je vous montrerai le chemin pour développer une attitude créative permanente.

Ce n’est pas une recette à appliquer au moment de créer. C’est une attitude mentale. J’entends vous y conduire si c’est votre désir.

Si c’est votre désir….

Si c’est votre désir…

Si c’est votre désir…

Ne confondez pas le désir et l’envie, pas plus que le souhait et la volonté.

Votre désir doit être ardent et profond, même s’il vous échappe encore, il faut que vous le sentiez, que vous perceviez qu’il vit déjà en vous. Peu importe si c’est dans un endroit reculé de votre être.

Avec ce module nous allons voir comment on nourrit une attitude créative sans copier mais en s’immergeant dans le spectacle que vous proposent les autres.

Tous les dessinateurs et tous les peintres ayant atteint une maîtrise y sont parvenus en s’inspirant des autres. S’inspirer, c’est comprendre la démarche, la faire sienne un moment puis l’interpéter avec sa personnalité. Cette personnalité ne doit pas se chercher. Elle existe, il suffit de la faire parler, de lui donner le droit de se mettre en avant.

Je vous propose donc de regarder des interprétations de l’eau. Il n’est pas question de les mettre au même niveau. Il y a des merveilles, il y a des choses plus simples. Mais toutes ont un intérêt pédagogique et stimulant. Ne passez pas trop vite en sous-estimant ce que vous pouvez en retirer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passez maintenant à la phase pratique en vous lancant, vous aussi, dans une image avec un petit coin d’eau, ensuite voyez le chapitre “Dessins à Faire”.

A vos crayons !

Vous trouverez toujours des dessins à faire ou des exercices à votre disposition dans cette rubrique. Les modèles sont aussi des documents qui vous permettent des expériences supplémentaires.
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Dessins à Faire et à conserver ou publier

DAF-115-1
Interprétez un paysage de votre cru sur la base des 4 photographies données dans l’onglet “Documents”

La technique est libre mais le dessin ne doit en aucun cas recopier l’une ou l’autre des photos. Vous devez créer une composition et une ambiance qui rappellent cet endroit, comme si vous aviez fait une photo supplémentaire à mon insu et que vous l’aviez prise comme modèle.

Dessins facultatifs à conserver 

FAC-115-1
Dessinez des petites vignettes (2 ou 3) avec un plan d’eau ou une rivière très calme.

FAC-115-2
Dessinez le même paysage mais en y mettant plus de temps et en respectant la lumière de la vignette satisfaisante.

Votre prochain module

Le visage se transforme sans cesse au cours de la vie. Très rapidement dans les premières années, puis de manière imperceptible, les proportions de la tête humaine sont des défis pour le dessinateur…
Avec les bébés, vous allez faire vos premiers pas.

Voyez dans cette rubrique le matériel dont vous aurez besoin prochainement.
Ceci vous permet de vous organiser.

Pas de nouveau matériel
à prévoir dans les prochains jours

Pour l’instant le matériel déjà en votre possession est suffisant pour les prochains modules. Veillez simplement à le renouveler et le garder en bon état. Vous serez prévenus dès qu’il faudra vous équiper de matériel supplémentaire mais vous aurez largement le temps de vous le procurer.

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